Réunis du 29 au 31 octobre 2026 à Ebolowa, capitale de la région du Sud, les experts de la santé ont validé une série de documents directeurs majeurs. Une étape cruciale pour transformer les laboratoires du pays en véritables pôles d’excellence.
Accroître le nombre de laboratoires accrédités selon les normes internationales au-delà de 12, renforcer le taux de participation à l’évaluation régulière de la qualité au-delà de 10 % sur les 447 structures répertoriées sur le territoire et favoriser une mise à niveau généralisée en corrigeant les insuffisances recensées : tels sont les objectifs ambitieux qui ont motivé l’examen et l’adoption, le 31 octobre 2026 à Ebolowa, d’un nouveau corpus de référence. Présidés au nom de la Direction de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DPML) par le Dr Di-Maissou Jean Albert, sous-directeur des laboratoires et de la transfusion sanguine, les travaux ont rassemblé une trentaine de participants issus de divers départements ministériels et structures de référence, parmi lesquels le Minsanté, le Minepia, le Minader, le Laboratoire national de santé publique (LNSP), le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) et le Lanavet. En ouvrant ces assises, le ton a été donné avec force : « Quel que soit le niveau du laboratoire, la qualité doit primer. »
Une pyramide sanitaire unifiée par l’exigence de la qualité
La somme des documents validés à Ebolowa vise à restructurer et à optimiser durablement le fonctionnement des laboratoires d’analyses du pays à tous les échelons de la pyramide sanitaire. Cela va des structures de proximité que sont les Centres de santé intégrés (CSI) et les Centres médicaux d’arrondissement (CMA) de premier niveau, jusqu’aux hôpitaux de district, aux hôpitaux régionaux et, enfin, aux hôpitaux de référence au sommet.
Au cœur de ce dispositif se trouve le Guide national du système de gestion de la qualité. Ce document fondamental s’appesantit sur des aspects aussi cruciaux que la conformité des infrastructures, le renforcement des compétences du personnel, la maîtrise des processus et des
méthodes de travail, ainsi que la rigueur dans la manipulation des échantillons et la validation des résultats. Il s’agit de garantir, de bout en bout, la fiabilité et la traçabilité des examens médicaux, socle indispensable à une prise en charge efficace des patients.
Le mentorat et la feuille de route comme leviers d’accompagnement
Parce qu’un texte normatif ne suffit pas à transformer la réalité du terrain, la stratégie adoptée à Ebolowa innove en misant sur l’accompagnement humain et opérationnel. Le Guide national de mentorat prévoit ainsi l’affectation de mentors qualifiés auprès des structures qui en ont besoin, guidés par un cahier des charges détaillé et rigoureux. Cet encadrement de proximité permettra d’identifier les blocages locaux et d’apporter des solutions correctives sur mesure.
Quant à la Feuille de route de mise en œuvre, elle fixe avec précision le cap des activités de coordination, de formation et d’évaluation, le tout assorti d’indicateurs clairs et mesurables. En venant s’ajouter au Guide national d’accréditation récemment adopté, ces instruments directeurs constituent désormais la boussole incontournable pour moderniser le réseau national des laboratoires et répondre aux standards internationaux.









