Le Burundi, le Ghana, la Guinée-Bissau, l’Ouganda et la République du Congo sont parvenus à mettre fin à la propagation de la poliomyélite de type 2, annonce l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS).
La lutte contre la poliomyélite connait une avancée majeure en Afrique. Dans un communiqué de l’OMS, daté du mercredi 19 août 2026, à l’issu d’évaluations techniques rigoureuses, cinq pays de la Région africaine de l’OMS ont pu limiter la propagation de la poliomyélite. Une étape majeure dans la protection des enfants contre ce virus et dans la marche vers l’éradication de la maladie.
Une batterie stratégique pour une riposte d’envergue
Cette décision technique repose sur des évaluations rigoureuses menées par des équipes indépendantes d’évaluation de la riposte (OBRA) entre janvier et juin 2026. Les données clés ayant permis d’aboutir à ces conclusions incluent : Données de surveillance épidémiologique notamment une absence de détection de nouveaux cas de virus ou de circulation active du poliovirus pendant une période prolongée fixée par les protocoles (par exemple, de nombreux mois, le dernier cas remontant parfois à 2021 ou 2024 selon les pays). Des résultats des analyses de laboratoire à partir d’étude des échantillons biologiques analysés par le réseau des laboratoires accrédités, confirmant l’absence de souches circulantes. Des indicateurs de performance de la surveillance à travers l’analyse de la qualité du système d’alerte,
comme la recherche de la paralysie flasque aiguë chez les enfants et les tests environnementaux (eaux usées). Pour finir, une couverture vaccinale qui consistait à la vérification du maintien d’un niveau d’immunité collective élevé grâce aux campagnes de vaccination ciblées et à la vaccination de routine.
Un résultat satisfaisant
Au sortir de tous ces procédés d’examination, cinq pays à savoir : Burundi, Ghana, Guinée-Bissau, Ouganda et République du Congo ont validé l’arrêt de la transmission. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a ainsi confirmé la fin des épidémies dues au poliovirus de type 2. Cité par le communiqué, le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a salué « une étape importante », appelant à une vigilance continue, une surveillance étroite et une couverture vaccinale élevée afin de protéger les enfants et prévenir de futures épidémies.
En rappel, la poliomyélite est une maladie contagieuse causée par le poliovirus, qui peut entraîner une paralysie, voire la mort. Elle touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Pour l’éradiquer, l’Organisation Mondiale de la Santé déploie une stratégie globale centrée sur la vaccination de masse par le biais de campagnes de porte-à-porte afin de protéger chaque enfant, en particulier dans les zones isolées. L’organisation soutient directement les ministères de la santé nationaux en renforçant la surveillance épidémiologique, ce qui inclut l’analyse systématique des eaux usées pour détecter et neutraliser rapidement toute circulation masquée du virus. Enfin, l’OMS coordonne l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite (IMEP), un partenariat stratégique mondial visant à synchroniser les financements, à fournir un appui logistique d’urgence dans les zones de conflit et à certifier officiellement les régions totalement libérées de la maladie.










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