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Lutte contre le choléra : Yaoundé mobilisée par MSF et ses partenaires

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La Journée mondiale de la propreté a mobilisé le 21 septembre 2026 Médecins Sans Frontières (MSF) et le district de santé de Djoungolo pour renforcer la lutte contre le choléra par l’assainissement et l’éducation aux gestes d’hygiène.

Célébrée le lundi 21 septembre 2026, la Journée mondiale de la propreté a revêtu un caractère particulièrement stratégique dans la capitale camerounaise. Axée sur le thème évocateur « Tous ensemble pour le Mfoundi », cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du projet de prévention durable du choléra mis en œuvre dans le district de santé de Djoungolo, avec l’appui précieux de l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF). Une vaste descente de terrain a permis d’évaluer les actions d’assainissement menées pour barrer la route aux épidémies.

Immersion sur les fronts de l’assainissement communal

La mobilisation communautaire a ciblé quatre grands sites névralgiques du département du Mfoundi. Première étape marquante : le quartier Nylon à Bastos, où la délégation officielle a pu apprécier de visu les travaux d’curage et d’aménagement de la rivière Tongolo, menés de main de maître par Sa Majesté Eric François Bikai, chef de 3ᵉ degré de Nlongkak II, et ses équipes. « Nous avons fait ces travaux pendant plus de deux heures… L’objectif est de permettre à toutes ces eaux de pouvoir circuler afin d’éviter les inondations et d’éloigner les vecteurs de

maladies, notamment le choléra », a souligné Sa Majesté Eric François Bikai, rappelant l’existence d’une journée locale d’hygiène « le mardi propre » institutionnalisée pour maintenir la dynamique d’assainissement dans le secteur.

Cependant, le parcours de la délégation a également mis en lumière des zones d’ombre préoccupantes. Au quartier Tongolo, de nombreuses entraves à l’hygiène et à la salubrité ont été relevées, illustrant la persistance de comportements à risque. Le constat s’est révélé encore plus alarmant lors de l’étape du marché Elig Edzoa, caractérisé par la cohabitation intolérable d’une décharge d’ordures d’envergure directement au cœur de l’espace marchand. La visite s’est achevée au marché du Mfoundi, confirmant l’urgence absolue de pérenniser les efforts d’éducation civique.

L’alliance stratégique de la prévention et du changement de comportement

Au-delà des opérations de curage des caniveaux et des berges, l’événement a fait la part belle à la sensibilisation des populations à travers des stands de démonstration WASH. Les usagers ont notamment été initiés aux techniques rigoureuses d’hygiène corporelle et alimentaire.

Alain Kouamen, un usager rencontré sur place, témoigne de l’impact de ces ateliers pratiques : « J’ai appris qu’en plus de laver simplement les mains, il faut frotter entre les doigts, laver le pouce et le poignet à part, et rincer exclusivement à l’eau coulante. Ce sont de petits éléments précieux pour éviter de se contaminer ».

Les parties prenantes institutionnelles et humanitaires s’accordent sur la nécessité de maintenir la pression. Pour Mme Pyssang Maidoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, « la lutte contre le choléra est une lutte acharnée qui exige un changement de mentalités. Nous ne devons pas nous lasser de sensibiliser main dans la main avec la communauté. » Un engagement partagé par Frida Tebere de MSF, qui rappelle que l’endiguement de la saleté demeure le rempart le plus sûr pour empêcher la propagation du virus.

Du côté de la municipalité, Caroline Mbang, chef du bureau de la santé et de l’action sociale à la mairie de Yaoundé Ier, a annoncé la mise en place prochaine d’un service de pré-collecte par tricycles pour desservir les zones étroites inaccessibles aux camions d’Hysacam, consolidant ainsi la chaîne de salubrité publique. À travers cette synergie entre autorités administratives, collectivités locales, acteurs de santé et populations, Yaoundé entend bien faire reculer durablement les menaces épidémiques.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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