Financé par la Banque mondiale et suivi par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le Projet VIVA Logone confirme une mise en œuvre satisfaisante à mi-parcours. Après une visite de terrain effectuée le 30 juin à Maga, dans le département du Mayo-Danay, les travaux du Conseil d’administration et du Groupe régional de suivi technique, tenus le 1ᵉʳ juillet 2026 à Maroua, ont révélé un taux de réalisation physique de 54,1 % et un taux d’exécution financière de 51,5 %, plaçant le projet parmi les plus performants actuellement mis en œuvre au Cameroun. La riziculture en cours de modernisation.
Le Projet VIVA Logone enregistre des résultats encourageants dans la région de l’Extrême-Nord. Destiné à renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques, à améliorer la sécurité alimentaire et à moderniser les infrastructures hydroagricoles du bassin du Logone, le programme a présenté le bilan de son évaluation à mi-parcours.
Les 30 juin et 1ᵉʳ juillet 2026, les responsables du projet, les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers ainsi que les membres du Groupe régional de suivi technique (GRST) ont pris part à cette évaluation. Une visite de terrain à Maga, conduite par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a permis de constater l’état d’avancement des travaux avant la tenue, à Maroua, du Conseil d’administration et de la cinquième session ordinaire du GRST.
Les résultats enregistrés témoignent d’une progression notable. À ce jour, 7 980 hectares sur les 12 153 hectares prévus ont déjà été labourés et planés, notamment sur les périmètres SP1, SP2 et SP3 du lot 1 à Yagoua ainsi que OP1, OP3 et OP4 du lot 2. Le projet a également permis le planage de 2 916,9 hectares, la réhabilitation de 213 429 mètres linéaires de réseaux de drainage, la remise en état de 54 356 mètres linéaires de canaux d’irrigation ainsi que la construction ou la réhabilitation de 256 ouvrages de génie civil.
Sur le terrain, les populations disent déjà ressentir les effets de ces investissements. Les infrastructures améliorent la maîtrise de l’eau, facilitent l’exploitation des périmètres rizicoles et ouvrent des perspectives d’augmentation de la production.
Pour Mohamadou, habitant de Maga, le changement est visible. « Les anciens canaux rendaient notre travail difficile. Aujourd’hui, les nouveaux aménagements nous permettent d’espérer de meilleures récoltes et de meilleures conditions de vie », confie-t-il, saluant la modernisation de la riziculture portée par le Projet VIVA Logone.
Face à la presse à l’issue des travaux du Conseil d’administration tenus à Maroua, Oumar Adoum, représentant des riziculteurs, s’est félicité des progrès accomplis. Il a estimé que les nouveaux aménagements améliorent déjà les conditions de production et a invité les exploitants à préserver les infrastructures mises à leur disposition afin d’assurer la pérennité des investissements.
Réaction : FISSOU KOUMA , Directeur Général Semry
“ Le seul problème que nous avons, c’est celui des riziculteurs qui ont pris les compensations de 200 000 francs et qui n’ont pas versé leurs quotas.”

C’est aussi l’occasion de féliciter l’équipe de gestion du projet VIVA Logone, les entreprises, la mission de contrôle, bref tous ceux qui ont un droit de regard sur le projet. Aujourd’hui, les riziculteurs qui ont bénéficié des subventions du projet auront une très bonne récolte. Je prends pour exemple les riziculteurs des SP1 et SP2 sur le périmètre de Yagoua qui ont réalisé de très bonnes performances. Les rendements moyens, qui étaient de l’ordre de 6 tonnes à l’hectare, ont culminé à 8 voire 9 tonnes à l’hectare.
Ces mêmes riziculteurs qui ont bénéficié des subventions du projet, notamment les engrais, et Dieu seul sait combien les engrais sont chers cette année, vont avoir de bons rendements. C’est aussi l’occasion d’encourager les riziculteurs à bien travailler et, pour les prochaines campagnes, à s’acquitter de leurs contributions afin de bénéficier des subventions du projet.
S’il y a des malfaçons ou des choses mal faites, les producteurs se rapprochent soit de la SEMRY, soit du projet, et dans ces conditions la SEMRY saisit le projet, qui à son tour saisit immédiatement la mission de contrôle. La mission de contrôle, c’est les oreilles et les yeux de l’État. Elle vérifie si la réclamation est fondée et, si c’est le cas, elle donne l’ordre à l’entreprise de corriger les malfaçons. À ce niveau, il n’y a pas de problème.
Le seul problème que nous avons, c’est celui des riziculteurs qui ont pris les compensations de 200 000 francs et qui n’ont pas versé leurs quotas. C’est à ce niveau que se situe la difficulté. Il y a aussi des riziculteurs de Yagoua qui, après avoir bénéficié des subventions, n’ont pas payé leurs redevances cette année.
Il faut que les gens prennent l’habitude de payer leurs redevances et leurs quotas dans les délais, pour permettre une bonne organisation des campagnes.















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