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Lutte contre l’insécurité alimentaire : le Projet VIVA Logone évalue ses performances à mi-parcours

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Financé par la Banque mondiale et suivi par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le Projet VIVA Logone confirme une mise en œuvre satisfaisante à mi-parcours. Après une visite de terrain effectuée le 30 juin à Maga, dans le département du Mayo-Danay, la 5ᵉ session ordinaire du Groupe régional de suivi technique (GRST), tenue le 1ᵉʳ juillet 2026 à Maroua, a permis de faire le point sur l’état d’avancement des activités. Les échanges ont mis en évidence une progression satisfaisante des réalisations, traduisant l’impact croissant du projet sur la modernisation de la riziculture et le renforcement de la sécurité alimentaire dans la région.

Le Projet VIVA Logone enregistre des avancées encourageantes dans la région de l’Extrême-Nord. Destiné à renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques, à améliorer la sécurité alimentaire et à moderniser les infrastructures hydroagricoles du bassin du Logone, le programme poursuit progressivement la mise en œuvre de ses différentes composantes. L’évaluation à mi-parcours réalisée par les instances de gouvernance du projet met en évidence une exécution globalement satisfaisante des activités engagées, traduisant le respect des objectifs fixés et une dynamique positive sur le terrain.

Les 30 juin et 1ᵉʳ juillet 2026, les responsables du projet, les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers ainsi que les membres du Groupe régional de suivi technique (GRST) ont pris part à cette évaluation. Une visite de terrain à Maga, conduite par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a permis de constater l’état d’avancement des travaux avant la tenue, à Maroua, de la 5ᵉ session ordinaire du Groupe régional de suivi technique (GRST) du Projet VIVA Logone.

Ces progrès se traduisent déjà par des changements perceptibles dans les zones d’intervention. Les infrastructures réalisées améliorent la maîtrise de l’eau, facilitent l’exploitation des périmètres rizicoles et créent des conditions plus favorables au développement de la production agricole, tout en renforçant les perspectives de sécurité alimentaire pour les populations bénéficiaires.

Lors de la visite de terrain effectuée à Maga, le directeur général de la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY), Kissou Kouma, s’est félicité, face à la presse, de l’état d’avancement des travaux. Il a salué les progrès enregistrés sur le chantier, estimant que les réalisations observées traduisent une bonne dynamique de mise en œuvre du Projet VIVA Logone. Il a également invité les différents acteurs à poursuivre les efforts afin d’assurer l’achèvement des travaux dans les délais prévus et de garantir des retombées durables pour les populations bénéficiaires.

Sur le terrain, les populations disent déjà ressentir les effets de ces investissements. Pour Mohamadou, habitant de Maga, le changement est visible. « Les anciens canaux rendaient notre travail difficile. Aujourd’hui, les nouveaux aménagements nous permettent d’espérer de meilleures récoltes et de meilleures conditions de vie », confie-t-il, saluant la modernisation de la riziculture portée par le Projet VIVA Logone.

À l’issue des travaux, Oumar Adoum, représentant des riziculteurs, s’est félicité des progrès accomplis. Il a estimé que les nouveaux aménagements améliorent déjà les conditions de production et a invité les exploitants à préserver les infrastructures mises à leur disposition afin d’assurer la pérennité des investissements.

À travers ces réalisations, le Projet VIVA Logone confirme son rôle stratégique dans la transformation de l’agriculture irriguée au Cameroun. En améliorant les infrastructures hydroagricoles, en renforçant la résilience des exploitations agricoles et en favorisant une meilleure valorisation des périmètres rizicoles, le projet contribue durablement à la lutte contre l’insécurité alimentaire et au développement économique de la région de l’Extrême-Nord.

Réaction

“ Le seul problème que nous avons, c’est celui des riziculteurs qui ont pris les compensations de 200 000 francs et qui n’ont pas versé leurs quotas.”

FISSOU KOUMA, Directeur Général Semry

C’est aussi l’occasion de féliciter l’équipe de gestion du projet VIVA Logone, les entreprises, la mission de contrôle, bref tous ceux qui ont un droit de regard sur le projet. Aujourd’hui, les riziculteurs qui ont bénéficié des subventions du projet auront une très bonne récolte. Je prends pour exemple les riziculteurs des SP1 et SP2 sur le périmètre de Yagoua qui ont réalisé de très bonnes performances. Les rendements moyens, qui étaient de l’ordre de 6 tonnes à l’hectare, ont culminé à 8 voire 9 tonnes à l’hectare.
Ces mêmes riziculteurs qui ont bénéficié des subventions du projet, notamment les engrais, et Dieu seul sait combien les engrais sont chers cette année, vont avoir de bons rendements. C’est aussi l’occasion d’encourager les riziculteurs à bien travailler et, pour les prochaines campagnes, à s’acquitter de leurs contributions afin de bénéficier des subventions du projet.
S’il y a des malfaçons ou des choses mal faites, les producteurs se rapprochent soit de la SEMRY, soit du projet, et dans ces conditions la SEMRY saisit le projet, qui à son tour saisit immédiatement la mission de contrôle. La mission de contrôle, c’est les oreilles et les yeux de l’État. Elle vérifie si la réclamation est fondée et, si c’est le cas, elle donne l’ordre à l’entreprise de corriger les malfaçons. À ce niveau, il n’y a pas de problème.
Le seul problème que nous avons, c’est celui des riziculteurs qui ont pris les compensations de 200 000 francs et qui n’ont pas versé leurs quotas. C’est à ce niveau que se situe la difficulté. Il y a aussi des riziculteurs de Yagoua qui, après avoir bénéficié des subventions, n’ont pas payé leurs redevances cette année.
Il faut que les gens prennent l’habitude de payer leurs redevances et leurs quotas dans les délais, pour permettre une bonne organisation des campagnes.

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Samuel Adjewa

Journaliste communicateur

Samuel Adjewa est journaliste-communicateur basé à l’Extrême-Nord du Cameroun. Il est correspondant régional du groupe Échos Santé dans cette partie du pays. Il est actuellement en Master 2 en communication des organisations à l’Université de Maroua. Il a collaboré avec plusieurs médias et ONG nationales et internationales, notamment dans la production de contenus radio et documentaires. Son travail s’intéresse particulièrement aux questions de santé, de développement local et de communication institutionnelle.

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