Du 29 septembre au 1er octobre 2026 à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d’Ivoire, les experts, les chercheurs posent les bases de la régulation, de la validation pharmacologique et de la lutte contre le charlatanisme pour bâtir un système de santé durable.
L’intégration scientifique de la médecine traditionnelle au cœur des échanges en Côte d’Ivoire. Un important colloque scientifique international sur la médecine traditionnelle se tiens du 29 septembre au 1er octobre 2026 à Boaké. Au cœur des échanges, l’évaluation des forces et des faiblesses des savoirs ancestraux afin de mesurer leur contribution réelle aux objectifs de Développement Durable, notamment en matière de santé globale.
Une rencontre aux enjeux multiples
Pendant trois jours, les Chercheurs, les praticiens, les décideurs, les étudiants et acteurs de la société civile vont tabler sur la gouvernance et la régulation pour mieux encadrer les pratiques des tradipraticiens. L’événement vise également à créer des ponts et des collaborations solides avec la biomédecine, tout en préservant le lien indissociable que cette médecine entretient avec la culture et l’identité africaines. Les enjeux de cette rencontre reposent sur trois grands piliers, essentiels pour l’avenir du système de santé en Afrique meubleront les échanges.
Premièrement, briser les barrières entre la médecine traditionnelle et la biomédecine moderne, à travers une collaboration scientifique de ces deux systèmes pour la sécurité des patients. Cela implique la validation pharmacologique des plantes médicinales afin d’en prouver l’efficacité et la non-toxicité selon les standards rigoureux.
Deuxièmement, il sera question de sécuriser la pratique et de lutter contre le charlatanisme en mettant en place des cadres légaux que les Etats africains doivent
mettre en place pour identifier les véritables tradipraticiens. Ce qui permettra de protéger la propriété intellectuelle de leurs savoirs ancestraux et réglementer la mise sur le marché des médicaments traditionnels améliorés (MTA).
Troisièmement, la médecine traditionnelle représente un patrimoine identitaire fort et une alternative économique accessible pour la majorité des populations africaines. L’enjeu est donc de valoriser cette ressource locale pour réduire la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques étrangers, tout en intégrant un défi environnemental majeur : la préservation de la biodiversité et des plantes médicinales menacées par la déforestation et le changement climatique.
En organisant donc ce colloque du 29 au 1er octobre 2026, les praticiens entendent ainsi mettre en valeur les savoirs ancestraux au service de la santé à travers une collaboration solides avec la biomédecine, alliant ainsi rigueur scientifique, sécurité sanitaire et valorisation du patrimoine identitaire.









