Arrivée à Bertoua le 22 octobre 2026, la délégation du bureau national de l’Ordre des professions médico-sanitaires a tenu, le lendemain, plusieurs rencontres avec les autorités sanitaires et les professionnels. Le président national, Moussa Hamadou Satou, a appelé les praticiens à régulariser leur situation avant d’éventuelles mesures répressives.
La mise en conformité des professionnels médico-sanitaires était au centre de la visite de travail de la délégation du bureau national de l’Ordre des professions médico-sanitaires (OPMS) dans la région de l’Est, le jeudi 22 octobre 2026. Conduite par le président national, Moussa Hamadou Satou, elle a notamment insisté sur l’obligation d’inscription au tableau de l’Ordre pour l’exercice des professions concernées.
Composée du secrétaire général, Saha Tamogue Hilaire, du trésorier, Lissom Fils Joseph, ainsi que des membres du Conseil, Bahane Marie Noëlle et Koasse Pitol, la délégation a été reçue par le délégué régional de la Santé publique de l’Est et l’administrateur du Fonds régional pour la promotion de la santé. Elle a ensuite tenu une séance de travail avec les professionnels médico-sanitaires au Centre hospitalier régional (CHR) de Bertoua.

Cette descente poursuivait trois principaux objectifs. Il s’agissait de rencontrer les professionnels médico-sanitaires afin de partager leur vécu quotidien dans l’exercice de leurs métiers, d’évaluer la mise en œuvre de l’opération de vérification des inscriptions au tableau de l’Ordre, lancée le 1er octobre 2026, et de superviser les travaux de l’Assemblée générale de la section régionale de l’OPMS de l’Est.
Au cours des échanges, plusieurs préoccupations des praticiens ont trouvé des réponses. La délégation a également apporté des éclaircissements sur les missions de l’Ordre, parfois méconnues de certains professionnels. Celles-ci consistent notamment à veiller aux principes de moralité indispensables à l’exercice des professions d’infirmier, de sage-femme et de technicien médico-sanitaire, à garantir la probité, l’honneur, le respect de l’éthique et de la déontologie, ainsi qu’à défendre l’indépendance de la profession.

Le président national a, à cet effet, rappelé le cadre légal régissant ces professions, notamment la loi n°84-009 du 5 décembre 1984. Son article 2 dispose que nul ne peut exercer la profession d’infirmier, de sage-femme ou de technicien médico-sanitaire sans être inscrit au tableau de l’Ordre. La distinction entre un ordre professionnel, un syndicat et une association a également été expliquée aux participants.
Dans la perspective de l’application de cette réglementation, Moussa Hamadou Satou a invité les professionnels concernés à régulariser leur situation avant la fin du processus de vérification. Il a annoncé une politique de tolérance zéro après cette opération, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles mesures répressives à l’encontre des contrevenants.

La journée s’est achevée à l’École des sages-femmes et des infirmiers diplômés d’État de Bertoua, où les étudiants en fin de formation ont été sensibilisés aux missions de l’Ordre et aux exigences réglementaires liées à l’exercice de leurs futures professions.
Lutricia Atol











































































































































































































































































