À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite, célébrée le 24 octobre, le Rotary Club de Maroua et les équipes de la Délégation régionale de la Santé publique de l’Extrême-Nord ont conjugué leurs efforts pour sensibiliser les parents à l’importance de la vaccination.
La lutte contre la poliomyélite demeure un enjeu majeur de santé publique. À Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord, le Rotary Club entend contribuer aux efforts déployés par les autorités sanitaires pour protéger les enfants contre cette maladie virale qui peut entraîner des paralysies irréversibles.
À la veille de la Journée mondiale consacrée à cette cause, célébrée chaque 24 octobre, les membres du mouvement rotarien se sont rendus au CMA de Founangue pour soutenir les équipes de vaccination et porter un message de prévention auprès des familles.Cette descente sur le terrain s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre les acteurs communautaires et les professionnels de santé. Sur place, les échanges avec les parents ont permis de rappeler l’importance de faire vacciner les enfants conformément aux recommandations sanitaires.
L’objectif est de renforcer l’adhésion des familles aux activités de vaccination et de prévenir les risques liés à une couverture vaccinale insuffisante.Sous les slogans « Ensemble, protégeons nos enfants contre la polio à travers la vaccination » et « Un enfant vacciné, un enfant protégé », les partenaires ont insisté sur la nécessité d’une implication collective. Les équipes sanitaires, engagées dans la campagne de vaccination, ont bénéficié de l’accompagnement du Rotary Club de Maroua pour relayer les messages de sensibilisation et encourager les parents à faire vacciner leurs enfants.
La poliomyélite est une maladie infectieuse causée par un virus qui se transmet principalement par voie féco-orale, notamment lorsque les conditions d’hygiène et d’assainissement sont insuffisantes. Elle touche particulièrement les enfants de moins de cinq ans et peut provoquer des paralysies définitives. Si aucun traitement curatif spécifique ne permet de réparer les lésions neurologiques causées par le virus, la vaccination offre une protection efficace contre la maladie.
Dans un contexte où la prévention reste déterminante, les campagnes de vaccination constituent un levier essentiel pour maintenir l’immunité collective et éviter la circulation du poliovirus. La sensibilisation des parents occupe ainsi une place importante, notamment pour lutter contre les hésitations, les rumeurs et les fausses informations susceptibles de compromettre l’adhésion aux activités vaccinales.Plusieurs responsables du mouvement rotarien ont pris part à cette mobilisation.
Il s’agit notamment du Dr Sylvie Handy, présidente de la Commission nationale PolioPlus du Rotary Cameroun ; de Me Norbert Stede, ADG ; de Me Cheik Oumarou, responsable régional Polio du Rotary International ; ainsi que de Saïdou Kitikil, trésorier du Rotary Club de Maroua. Leur présence témoigne de l’engagement du mouvement rotarien aux côtés des autorités sanitaires dans la promotion de la vaccination et la lutte contre les maladies évitables.
Interview : « Nous assurons les soins d’hygiène et de confort pour aider les personnes âgées à retrouver leur autonomie. »

En service à l’Hôpital de district de Bafia depuis novembre 2021, DJOFFON Guiben exerce à l’unité de gériatrie, ouverte à la fin de l’année 2023. Entre l’accueil des personnes âgées en perte d’autonomie, les soins d’hygiène et de confort, le suivi des patients hypertendus et diabétiques après leur sortie et les besoins matériels du service, elle présente le travail effectué au quotidien auprès de ces patients ainsi que les difficultés auxquelles elle fait face.
Quels patients recevez-vous en gériatrie et quelle est la capacité d’accueil du service depuis son ouverture en 2023 ?
Au début, c’est-à-dire fin novembre 2023, nous avions quatre lits. Actuellement, l’unité de gériatrie a une capacité d’accueil de cinq lits. En gériatrie, je reçois particulièrement les patients âgés de plus de 64 ans. Très souvent, je prends également en charge des personnes plus jeunes, parce qu’elles vivent avec une maladie chronique, par exemple un AVC qui les a invalidées. Je les prends alors en charge comme des personnes âgées, parce qu’elles sont devenues dépendantes du fait de leur maladie. Je reçois également des patients souffrant d’hypertension artérielle, des patients qui ont déjà développé un cancer, des patients diabétiques et des personnes qui présentent plusieurs pathologies à la fois. Dans ces cas, nous assurons leur prise en charge avant de les référer pour qu’ils bénéficient d’un meilleur suivi.
Comment se déroule la prise en charge d’un patient dès son arrivée dans l’unité ?
Lorsque je reçois un patient en gériatrie, je m’assure d’abord de prendre ses paramètres. Ensuite, nous procédons à l’identification de ses besoins. C’est-à-dire que nous cherchons à savoir quel système ne fonctionne pas chez ce patient, afin de pouvoir répondre à ses besoins et lui permettre de retrouver une meilleure autonomie
Quels sont les soins que vous apportez quotidiennement aux personnes âgées ?
Nous assurons particulièrement la toilette de nos patients tous les matins. Nous nous occupons également du changement de leurs vêtements. Nous aimons faire ces soins nous-mêmes et nous demandons aux aidants de nous laisser travailler. Nous assurons aussi les soins de confort. Par exemple, nous faisons la pédicure et la manucure lorsque les personnes âgées sont déjà rétablies. Lorsqu’elles sont sur le point de sortir, nous pouvons également nous occuper de leur coiffure. Il y a aussi tout un accompagnement moral. Il s’agit de les encourager, de les rassurer et de leur montrer qu’elles vont mieux. Nous pouvons leur dire : « Grand-mère, tiens bon, tu es en train de rentrer. Nous te souhaitons bon courage pour la suite. »
Comment assurez-vous le suivi des patients après leur sortie de l’hôpital ?
Nous faisons également le suivi des patients. Celui-ci passe par le contrôle régulier de leurs paramètres, surtout pour les patients hypertendus et diabétiques. Lorsqu’ils sortent de l’hôpital, nous leur demandons de revenir afin que nous puissions effectuer les contrôles. Nous vérifions si le médicament qui leur a été donné a effectivement fait baisser leur tension artérielle. Nous regardons également si leur glycémie a diminué comme nous l’attendions. Nous cherchons aussi à savoir si les aidants appliquent réellement les recommandations que nous leur avons données au moment de la sortie du patient. Il est important de vérifier si les consignes sont respectées à la maison afin de mieux accompagner la personne âgée.
Combien de patients recevez-vous en moyenne chaque mois ?
Le taux de fréquentation mensuel dépend des saisons. Ici, dans la ville de Bafia, il y a des périodes où le service est pratiquement vide. Mais, en temps normal, nous recevons parfois dix patients par mois dans l’unité de gériatrie elle-même.
De quel matériel avez-vous besoin pour améliorer la prise en charge des personnes âgées ?
À titre de recommandation, j’aimerais bien recevoir du matériel afin de pouvoir améliorer la qualité de ma prise en charge. J’aimerais notamment recevoir du matériel d’hygiène, un fauteuil roulant et, surtout, du matériel pour aider à la nutrition des personnes âgées. Nous avons également besoin de couches, de papier hygiénique et de lingettes pour assurer l’hygiène de nos patients âgés. Avec ces améliorations, le service de gériatrie de Bafia pourra ainsi rayonner encore plus.
Marie Chantale FAIDA








