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Prévention du paludisme : Hôpital Régional Annexe de Foumban prône l’usage de la moustiquaire

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Au Cameroun, selon les estimations de l’OMS, En 2025, près de 2 millions de cas de paludisme ont été enregistrés dans les formations sanitaires, pour plus de 1 100 décès. Face à ces ravages l’établissement hospitalier du Noun appelle les populations de la ville à l’usage de la moustiquaire imprégnée, d’insecticide, des gestes simples mais vitaux pour se protéger des piqûres.

Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, sous le toit d’une bâtisse en terre battue comme dans une résidence moderne, la menace est pareille. En journée tout comme dès la tombée de la nuit et tout au long des heures de sommeil, l’anophèle traque sa proie.

Avec lui, c’est le paludisme qui s’invite dans les foyers. Face à ce danger permanent, l’Hôpital Régional Annexe de Foumban se mobilise pour rappeler une vérité essentielle : la prévention reste la première barrière.Une maladie aux statistiques alarmantes Au Cameroun, le paludisme ne relève pas d’une simple fatalité saisonnière, il constitue un problème critique de santé publique.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme National de Lutte Contre le Paludisme, la maladie reste la première cause de consultation et d’hospitalisation, mais une baisse de la morbidité a été observée, avoisinant 25,9 % récemment. En 2025, près de 2 millions de cas ont été enregistrés dans les formations sanitaires, pour plus de 1 100 décès.

Derrière ces indicateurs froids, se cache un drame humain quotidien. Ce sont des pères, des mères, mais surtout des enfants de moins de cinq ans, dont la trajectoire s’interrompt brutalement. Pourtant, face à cette pathologie, des moyens de prévention existent et sont accessibles à tous.

La moustiquaire imprégnée, une armure face aux moustiquesPour le personnel soignant de Foumban, le message doit être clarifié et débarrassé de tous les détournements d’usage observés sur le terrain. La moustiquaire imprégnée n’est pas un objet d’ornement, une grille pour potager ou un filet de pêche improvisé comme on a tendance à l’observer au sein de la population.

C’est une véritable barrière biologique et physique.Chaque soir, son utilisation correcte au-dessus des couches permet de réduire drastiquement l’exposition aux piqûres. La priorité absolue doit être accordée aux plus vulnérables, notamment les jeunes enfants et les femmes enceintes. Toutefois, l’effort ne doit pas s’arrêter au lit.

La lutte exige également une salubrité environnementale rigoureuse, passant par la destruction systématique des gîtes de larves et l’élimination des eaux stagnantes autour des habitations. Enfin, au moindre signal d’alerte ou en cas de fièvre, le réflexe immédiat doit être la consultation dans une formation sanitaire qualifiée, proscrivant ainsi l’automédication tardive.Que l’on se trouve à Foumban, dans un village reculé du département du Noun, à Douala, à Yaoundé ou dans n’importe quelle localité du territoire national, l’enjeu sanitaire reste strictement le même.

La démarche préventive repose sur une formule mathématique élémentaire : Moustiquaire imprégnée + sommeil protégé = moins de piqûres, moins de risques, moins de paludisme.Fidèle à sa devise axée sur la qualité des soins et la satisfaction constante de l’usager, l’Hôpital Régional Annexe de Foumban réaffirme son engagement à accompagner les populations vers un changement de comportement.

L’appel du corps médical retentit comme un mot d’ordre citoyen : ce soir, ne dormez pas avec le moustique, dormez sous la moustiquaire.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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