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Prévisions climatiques de septembre à novembre 2026 : L’ONACC alerte sur les risques dans plusieurs secteurs d’activités

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De septembre à novembre 2026, le Cameroun devrait connaître des précipitations abondantes dans la plupart de ses régions. L’ONACC anticipe des impacts sur les cultures, les élevages, les infrastructures, l’environnement ainsi que les réseaux d’eau et d’électricité.

Les pluies devraient rester bien présentes sur une grande partie du Cameroun au cours des trois prochains mois. C’est ce que prévoit la 36ᵉ édition du Bulletin saisonnier de prévisions des paramètres climatiques de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC). L’institution annonce une continuité de la saison des pluies dans l’Extrême Nord, le Nord, le Nord-Ouest, l’Ouest, l’Adamaoua, le Littoral et le Sud-Ouest. Dans le Centre, l’Est et le Sud, la grande saison des pluies devrait également être effective.

À l’échelle nationale, les quantités de précipitations devraient être abondantes. Une exception est toutefois signalée dans la partie ouest de la région du Sud, notamment à Kribi, Nyabizan, Ambam, Ebolowa, Lolodorf, Campo, Zoétélé et Akom II, où les précipitations pourraient être inférieures à la moyenne historique.

À ces fortes pluies devraient s’ajouter des températures moyennes supérieures à celles enregistrées sur la période historique 1950 à 2022, avec des épisodes de fortes chaleurs en journée et des nuits plus froides ou plus chaudes selon les localités.Les cultures face aux fortes précipitationsDans le secteur agricole, les conditions annoncées pourraient fragiliser plusieurs productions.

L’ONACC prévoit notamment des cas de destruction de plantations sous l’effet des vents violents susceptibles d’accompagner les pluies. Les cultures concernées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, les palmeraies, les cacaoyères, les bananeraies et les papayers. L’Observatoire anticipe également des attaques de cultures par des ravageurs, notamment les chenilles et les oiseaux granivores.

Dans les zones forestières à pluviométrie bimodale et monomodale ainsi que dans les Hautes Terres, les rendements de certaines cultures comme le maïs, l’arachide et le haricot pourraient connaître une baisse. Cette situation pourrait être liée à l’engorgement des sols, aux inondations des cultures et aux vents violents. L’accès aux marchés pourrait lui aussi devenir plus difficile dans certaines zones, en raison de la dégradation des routes forestières sous l’effet des précipitations.

Des élevages exposés aux maladies et aux intempériesLes activités d’élevage pourraient également subir les conséquences de cette forte humidité. Selon l’ONACC, les conditions humides pourraient favoriser des épizooties liées à des germes dans certaines localités du territoire national. Une prolifération de maladies aviaires, notamment la grippe, est également redoutée dans plusieurs localités citées par l’Observatoire, parmi lesquelles Santchou, Kekem, Bafang, Bafoussam, Kribi, Lolodorf, Nyabizan, Ngambè Tikar, Bélabo, Yaoundé, Dimako et Doumé.

À cela s’ajoutent des risques de foudroiement pouvant provoquer la mort du bétail ainsi que des infections gastriques et intestinales chez les volailles et les animaux d’élevage.Inondations, glissements de terrain et dégâts aux infrastructuresL’environnement constitue un autre point de vigilance. Le débordement des cours d’eau et les fortes pluies pourraient provoquer des inondations dans de nombreuses localités.

L’ONACC cite notamment Lagdo, Rey Bouba, Tcholliré, Poli, Banyo, Ngaoundéré, Tibati, Mbakaou, Monatélé, Yaoundé, Eséka, Mbalmayo, Muyenge, Bamuso, Idenau, Mutengene, Limbe, Buea, Tiko, Kumba, Douala, Nkongsamba, Kribi, Bamenda, Maroua, Garoua, Bafoussam et Ebolowa. Ces phénomènes pourraient être accentués par l’obstruction des voies de drainage. Dans plusieurs zones, notamment dans les régions montagneuses, de fortes pluies associées au relief accidenté pourraient également favoriser les glissements et éboulements de terrain.

Bamenda, Furuwa, Foumban, Bafoussam, Dschang, Bafang, Bangangté, Wabane et plusieurs autres localités figurent parmi les zones citées par l’ONACC. Les vents violents et les épisodes de foudre constituent par ailleurs un risque supplémentaire, avec de possibles chutes d’arbres et autres incidents susceptibles d’endommager les installations.Réseaux électriques, eau et ouvrages publics à surveillerLes équipements liés à l’eau et à l’électricité pourraient également être affectés.

L’ONACC prévoit une possible dégradation des poteaux, câbles et transformateurs électriques sous l’effet des fortes pluies accompagnées de vents violents et de foudres. Des coupures et des surtensions pourraient aussi survenir lors des épisodes orageux. Les eaux de consommation pourraient, quant à elles, être contaminées par des eaux de ruissellement polluées ou par les inondations.

Cette situation pourrait affecter certains dispositifs d’approvisionnement en eau. Du côté des travaux publics, les fortes précipitations pourraient entraîner la destruction ou la dégradation de diverses infrastructures, notamment les ponts, routes, buses et toitures. L’ONACC prévoit également une perturbation de l’exécution de certains travaux infrastructurels, avec des conséquences possibles sur les délais de livraison.

Entre pluies abondantes, vents violents, inondations et mouvements de terrain, les prévisions de l’ONACC annoncent ainsi trois mois particulièrement sensibles pour les activités et les infrastructures dans plusieurs régions du Cameroun.

Marie Chantale FAIDA

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