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Santé cardiovasculaire : Les aliments adéquats pour protéger le cœur

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Une douleur dans la poitrine, un essoufflement inhabituel ou des palpitations peuvent parfois être les premiers signes d’un problème cardiovasculaire. Pour préserver le cœur, les habitudes alimentaires occupent une place importante dans la prévention.

Une oppression dans la poitrine qui apparaît à l’effort, un essoufflement qui survient après quelques marches alors qu’il n’existait pas auparavant, des palpitations ou une fatigue inhabituelle peuvent alerter sur un problème cardiovasculaire. Ces manifestations ne doivent pas être banalisées. Un problème

cardiaque désigne une maladie qui touche le cœur ou son fonctionnement, tandis que les maladies cardiovasculaires regroupent plus largement les affections du cœur et des vaisseaux sanguins. Au Cameroun, plus de 17 mil décès liés aux pathologies cardiovasculaires par an sont recensés. Des chiffres avancés par Dr MONKAM, cardiologue. Elle constitue l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Pour limiter ces risques, le spécialiste insiste notamment sur un élément du quotidien : l’alimentation.

Le sel, premier réflexe à surveiller

Dans l’assiette, le premier changement concerne le sel. La spécialiste recommande de ne pas dépasser 5 grammes de sel par jour. Cette quantité inclut le sel ajouté pendant la préparation des repas, mais aussi celui déjà présent dans certains aliments. L’excès de sel peut favoriser une augmentation de la pression artérielle. Or, une hypertension qui s’installe et n’est pas contrôlée peut progressivement endommager les vaisseaux sanguins et augmenter le risque de complications cardiovasculaires. Réduire le sel ne signifie donc pas manger des plats sans goût. Il est possible de diminuer progressivement la quantité utilisée en cuisine et de privilégier les épices, les herbes aromatiques et les condiments non excessivement salés pour relever les préparations.

Attention aux fritures et aux mauvaises graisses

Un autre point de vigilance reste les matières grasses. « On va limiter les mauvaises graisses, notamment tout ce qui est viande rouge, beurre, friture », recommande le cardiologue. Les fritures répétées et les repas très riches en matières grasses peuvent contribuer à une alimentation déséquilibrée. L’experte met également en garde contre les excès d’huile dans les préparations. L’objectif n’est pas de supprimer toutes les matières grasses, car certaines sont nécessaires à l’organisme, mais de mieux choisir leur origine et de contrôler les quantités. Dans ce cadre, le cardiologue conseille de privilégier les graisses insaturées, notamment celles apportées par l’huile d’olive et l’avocat. Les poissons gras, comme la sardine et le maquereau, sont également cités parmi les aliments à favoriser.

Plus de fruits, de légumes et de fibres

Pour la spécialiste, l’assiette doit aussi accorder une place importante aux fruits et aux légumes. Les céréales complètes sont également à privilégier. Ces aliments apportent notamment des fibres qui participent à la régulation du cholestérol et de

la glycémie. L’idée est donc de construire des repas plus variés, dans lesquels les légumes et les aliments riches en fibres ne sont pas simplement considérés comme un accompagnement occasionnel. Ils doivent régulièrement occuper une place importante dans l’alimentation. Les fruits peuvent également remplacer certaines collations très sucrées ou très grasses. Quant aux céréales complètes, elles peuvent être intégrées progressivement aux habitudes alimentaires en remplacement de certaines céréales raffinées. Pour la spécialiste, il s’agit donc moins de rechercher un aliment « miracle » que d’adopter une alimentation régulière et équilibrée. « Si on prend mieux soin de notre environnement, de notre hygiène de vie, de notre nutrition, on peut mieux vivre sans en souffrir », souligne-t-elle. L’alimentation ne remplace donc ni le dépistage ni le suivi médical. Elle constitue toutefois l’un des moyens d’agir quotidiennement sur plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire.

Pour préserver le cœur, il n’est pas nécessaire de bouleverser toute son alimentation en un jour. Réduire le sel et les fritures, mieux choisir les matières grasses et faire davantage de place aux fruits, légumes, fibres et poissons constitue déjà un pas important.

Marie Chantale FAIDA

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