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Transplantation et transfert d’organes : L’hôpital général de Yaoundé dispose désormais d’un service d’extraction des ADN

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Grace à la mise en service de ces équipements au laboratoire de biologique de l’hôpital général de Yaoundé, cette formation hospitalière fait l’extraction d’ADN  et pourra déterminer le groupe HLA de tout individu. Ces examens préalables de garantir la compatibilité des organes et la réussite toute transplantation. Le Pr. Vincent de Paul Djientcheu, Directeur général de cet hôpital apporte des éclairages sur ces équipements qui rendent l’hôpital général de Yaoundé autonome en matière de transplantation et de transfert d’organes.

 

« Aujourd’hui on peut dire que l’HGY s’autonomise davantage en matière de transfert d’organes et de tissus, en matière de transplantation »

Pr. Vincent de Paul Djientcheu, Directeur Général de l’hôpital Général de Yaoundé

 

Monsieur le Directeur Général, le laboratoire de biologie de l’hôpital général de Yaoundé vient de se doter de nouveaux équipements qui devraient permettre l’extraction des ADN. Est-ce que vous pouvez nous dire de façon concrète de quoi est-ce qu’il s’agit?

Je dirais que l’hôpital général de Yaoundé a fait un grand pas en avant au niveau du laboratoire. Aujourd’hui nous avons acquis un équipement nous permettant d’une part de faire l’extraction d’ADN ce qui est très important et deuxièmement de déterminer le groupe HLA de tout individu. C’est le groupe de nos tissus, le préalable pour tout don d’organes, pour toute transplantation, il faut que les groupes HLA des sujets soient compatibles et nous avons également la capacité aujourd’hui de faire de gros smash. Il faut entrer dans la phase pratique, mettre les cellules et les anticorps ensemble des deux êtres et voir s’il y a des réactions anormales. Tout ceci demande un entraînement important et donc c’est depuis une année et demie que l’HGY s’est mis dans la mouvance de s’approprier cette technique de laboratoire qui utilise la lumière et des billes pour pouvoir tous ces tests. Des réactifs également, vous avez vu un frigo qui est capable de conserver à moins 80. Il nous permet de garder les reactifs pour ce genre d’examen. Aujourd’hui je dirais un grand merci au Ministère de la Santé publique, et particulièrement à l’Etat du Cameroun qui a mis les moyens et qui n’a ménagé aucun efforts pour nous accompagner dans cette voie et aujourd’hui, le résultat est là. Nous avons fait nos premiers tests pendant toute la semaine et puis nous avons fait des tests croisés qu’on a comparés avec les résultats des hôpitaux universels de Genève. Ils ont également pratiqué les examens sur les mêmes échantillons et nos résultats sont superposables. Je pense qu’aujourd’hui on peut dire que l’HGY s’autonomise davantage en matière de transfert d’organes et de tissus, en matière de transplantation.

 

Qu’est-ce que cela va changer de façon concrète dans le système santé camerounais?

Je crois que l’impact est très important au niveau des transplantations. Nous avons commencé les transplantations rénales au Cameroun depuis novembre 2021. Avec ce nouvel équipement la préparation sera plus facile, nous comptons faire environs 08 patients d’ici le 03 mai 2024. Il y a une phase préparatoire avant la transplantation qui est très importante. Il faut chercher l’état de santé du donneur, (Est-ce que le rein qu’on transplante est en bon état) voir aussi la compatibilité immunologique, (est-ce que les deux sont compatible) et maintenant le suivi. Ça va raccourcir la phase préparatoire et les transplantations seront plus courantes que se qui se faisaient jusque là.

 

En terme de coût, est-ce que les camerounais en demande pourront y avoir accès ?

Le coût des examens je dirais qu’il est relativement modéré par rapport à ce qui se passe à l’étranger. Une transplantation faite au Cameroun coûte pratiquement 6 à 10 fois moins chère qu’à l’étranger. Je reconnais que le camerounais moyen reste très éloigné de ceci d’où notre appel incessant à l’Etat, ONG, aux bonnes volontés d’accompagner ces patients dans leur traînement parce qu’une transplantation nous coutait à peu près 7 millions pour le couple. Il faut noter que c’est un traitement qui est fondamental parce que change la qualité de vie de quelqu’un de façon instantanée et on reprend ses activités scolaires, professionnelle et même une vie conjugale normale. Je sollicite vraiment l’accompagnement dans la prise en charge de cette pathologie et fais localement ça nous coûte moins chère que d’évacuer en envoyant les patients à l’extérieur.

 

Au-delà du Cameroun, est-ce qu’aujourd’hui que vous êtes autonomes, vous pouvez satisfaire le marché sous régional ?

Je crois que le marché sous régional peut être satisfait. Nous avons commencé avec les patients de l’HGY mais cette technique s’ouvre à tous les camerounais et même à toute la sous-région. Nous pensons que les patients insuffisants rénaux chroniques sur le territoire national et même dans la sous-région peuvent s’adresser à l’HGY. Ils seront inclus dans la file et passeront par le tunnel où se font toutes les étapes préalablement mentionnées et finalement l’intervention puis après le suivi après.

Entretien réalisé par Joseph MBENG BOUM

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