Sous le signe de l’intégration, de la responsabilité et des nouveaux défis de la jeunesse, le siège de Synergies Africaines a abrité le mercredi 22 juillet 2026 le lancement de la 24ᵉ édition de « Vacances sans SIDA » ;
Parrainée par Chantal Biya, cette campagne vise 9 millions de jeunes avec une approche intégrée (VIH, paludisme, tuberculose) axée sur la responsabilité et le dépistage ;
Ainsi, un réseau de près de 1 100 pairs éducateurs a été mis sur pied sur l’ensemble du territoire national afin de garantir des vacances saines et responsables.
Le siège de l’ONG Synergies Africaines, situé au quartier Melen à Yaoundé, a abrité ce mercredi 22 juillet 2026 la cérémonie officielle de lancement de la 24ᵉ édition de la campagne « Vacances sans SIDA ». Placée sous le très haut patronage de son initiatrice et marraine, Madame Chantal Biya, Première Dame du Cameroun, Présidente fondatrice de Synergies africaines et ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA, cette rencontre a réuni une importante délégation gouvernementale et institutionnelle. Supervisée par le secrétaire exécutif de l’organisation, M. Jean Stéphane Biatcha, la cérémonie s’est déroulée en présence de M. Oswalde Baboke, directeur général adjoint du cabinet civil de la Présidence de la République, de M. Mounouna Foutsou, ministre de la Jeunesse et de
l’Éducation civique, du Pr Marie Thérèse Ondoua, ministre de la Promotion de la femme et de la famille, ainsi que du représentant du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie. Autour du thème retenu cette année, « Vacances responsables, jeunesse sans SIDA », cette nouvelle campagne mobilise près de 900 à 1 100 pairs éducateurs déployés dans l’ensemble du territoire national pour sensibiliser leurs camarades pendant la période estivale.
Des progrès épidémiologiques tangibles, mais des vulnérabilités persistantes
Présentant le cadrage stratégique et le contexte sanitaire, le Dr Saly Plata Ben Hamid, chef de la division des études et des projets, a mis en lumière les progrès significatifs accomplis par le Cameroun dans la lutte contre la pandémie. S’appuyant sur les résultats de l’enquête nationale CAMPHIA 2024-2025, il a révélé que « la prévalence du VIH des personnes âgées de 15 à 49 ans est désormais estimée à 2,6 % contre 3,4 % en 2017 », une avancée majeure comparée aux 5,5 % observés au début des années 2000. De plus, « 96,4 % des personnes connaissant leur statut sérologique bénéficient d’un traitement antirétroviral et 95 % des personnes sous traitement ont atteint une suppression de la charge du VIH », traduisant l’alignement du pays sur les objectifs mondiaux de l’ONUSIDA. Cependant, la vulnérabilité de la jeunesse demeure préoccupante, en particulier chez les jeunes filles qui comptaient pour 24 % des nouvelles infections en 2025 et restent six fois plus exposées que les garçons. À cette réalité s’ajoutent de nouveaux défis comportementaux et sociétaux : la consommation croissante de substances psychoactives et d’alcool, la délinquance, la dépravation des mœurs et l’usage excessif des réseaux sociaux, autant de facteurs de risque qui exposent les adolescents durant les vacances scolaires et universitaires.
L’innovation stratégique 2026 : vers une approche de santé intégrée
Pour faire face à ces menaces complexes et préserver les acquis, la 24ᵉ édition de Vacances sans SIDA opère une évolution stratégique majeure en consacrant une approche intégrée de la promotion de la santé. Comme l’a expliqué le Dr Saly Plata Ben Hamid, « au côté de la prévention du VIH, cette édition intègre les actions de sensibilisation relatives à la tuberculose et au paludisme, illustrant ainsi notre volonté d’offrir aux adolescents et aux jeunes une réponse plus cohérente, plus efficiente et plus durable ». Bâtie sur les performances encourageantes de l’édition 2025 qui avait permis de former 1 097 pairs éducateurs, de sensibiliser 6,2 millions de jeunes, de dépister près de 32 000 personnes au VIH et 18 000 personnes pour l’hépatite B, la campagne 2026 fixe des objectifs ambitieux. Elle vise à atteindre plus de 9 millions de personnes par la communication de proximité, les médias et les plateformes numériques, réaliser entre 40 000 et 50 000 dépistages intégrés, assurer la mise sous traitement
d’au moins 95 % des nouveaux cas séropositifs détectés, et distribuer 900 000 préservatifs et lubrifiants sur l’ensemble du territoire.
Appel à la responsabilité individuelle, au civisme et au réarmement moral
Au nom des jeunes et des pairs éducateurs, la jeune Naomie Estelle Maptue a exprimé sa gratitude envers la Première Dame, Madame Chantal Biya, saluant une « formidable opportunité qui donne aux jeunes la possibilité d’être des acteurs de premier plan dans la réponse contre le SIDA ». Rappelant que « ce combat ne peut être gagné sans notre pleine implication », elle a exhorté ses camarades à s’approprier les conseils avisés du chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, qui appelait la jeunesse lors de son message du 10 février à « tourner résolument le dos aux excès ». Abondant dans le même sens, le ministre Mounouna Foutsou a souligné que : « la protection de la jeunesse ne peut être l’affaire d’une seule institution ; elle est une responsabilité collective qui interpelle l’État, les collectivités, les partenaires, les familles et les jeunes eux-mêmes ». Il a invité la jeunesse à un véritable réarmement moral et civique à travers des programmes d’éducation à la sexualité responsable, au volontariat et à la cohésion sociale, afin que chaque jeune devienne un ambassadeur conscient et protégé pour un Cameroun plus sain.
Réaction
« Il faudrait saluer la Première dame pour cette initiative »

Nous remercions la Première dame du Cameroun qui, depuis 24 ans, aux côtés du gouvernement, essaie de lutter contre cette maladie. Les résultats sont aujourd’hui palpables. Donc, il faudrait saluer la première dame pour cette initiative et réitérer l’engagement du gouvernement pour porter cette initiative auprès d’autres partenaires techniques et financiers du gouvernement. Je tiens d’ailleurs à remercier ces partenaires qui accompagnent cette initiative. Quant aux jeunes, cette initiative est faite pour être mise en œuvre par les jeunes et pour les jeunes. La Première Dame respecte le principe de l’approche jeune. Donc, il est important que tous les jeunes se mobilisent en tant que pères éducateurs comme ceux qui sont engagés, mais également en tant que bénéficiaires de cette initiative pour que l’objectif de neuf millions de personnes touchées pour cette année soit atteint.













