18 cas confirmés, 1 cas probable, dont 13 enregistrés entre le 13 août et le 16 septembre 2026. Les autorités alertent.
En l’espace d’un mois, le virus du Mpox a connu une accélération marquée en Afrique du Sud. Face à cette hausse soudaine de la transmission locale, le ministère national de la Santé a tiré la sonnette d’alarme le 18 septembre 2026, appelant la population à une vigilance accrue tout en rappelant les réflexes essentiels à adopter pour stopper les chaînes de contamination.
Une flambée soudaine des contaminations en quelques semaines
Alors que la situation semblait maîtrisée, le contexte épidémiologique sud-africain vient de prendre une tournure inquiétante. Le pays enregistre désormais 18 cas confirmés de Mpox et un cas probable. La grande majorité de ces infections, soit 13 cas, s’est concentrée sur une période particulièrement courte entre le 13 août et le 17 septembre 2026.
Sur le plan géographique, l’épidémie touche principalement les zones urbaines densément peuplées. La province du Cap-Occidental constitue l’épicentre de cette résurgence avec 15 cas recensés, localisés majoritairement dans la ville du Cap. Le reste des contaminations se partage entre le Gauteng, qui compte 3 cas, et le KwaZulu-Natal avec 1 cas. Les personnes infectées sont des adultes âgés de vingt-trois à cinquante ans, l’âge médian s’établissant à trente-six ans et demi.
Les facteurs explicatifs de cette accélération
Selon les rapports du ministère sud-africain de la Santé et de l’Institut national des maladies transmissibles, cette expansion s’explique par la combinaison de plusieurs éléments épidémiologiques et sociaux.
La transmission interhumaine directe représente le principal moteur de cette propagation. Le virus se transmet essentiellement par contact étroit de peau à peau avec les lésions d’un malade, notamment lors d’interactions intimes au sein de réseaux proches. Le matériel contaminé, comme le linge de maison ou les vêtements ayant touché les plaies d’une personne infectée, facilite également la diffusion dans les foyers. Bien que plus rare, la transmission par gouttelettes respiratoires demeure possible lors de contacts face-à-face prolongés.
À cela s’ajoutent les déplacements internationaux. Les autorités enquêtent sur des cas importés, notamment une personne récemment revenue d’Espagne et testée positive. Enfin, la peur de la stigmatisation incite certains patients à tarder avant de consulter, ce qui favorise la transmission involontaire, tandis que la vulnérabilité immunitaire accroît les risques de développer des charges virales élevées.
Symptômes et signes d’alerte à surveiller
La détection précoce de la maladie constitue un enjeu déterminant pour enrayer la propagation. Les premiers symptômes se manifestent généralement par de la fièvre, une fatigue intense, des maux de tête ainsi que des douleurs musculaires et dorsales.
Le signe le plus caractéristique réside dans l’apparition d’éruptions cutanées ou de lésions situées sur le visage, les mains, les pieds ou les organes génitaux. Ces lésions évoluent de façon progressive, passant de taches rouges et plates à des boutons, puis à des vésicules remplies de liquide et des pustules, avant de former des croûtes.
Appel à la vigilance et mesures de protection
Bien que le risque d’une épidémie à très grande échelle reste estimé faible à ce stade, les autorités sanitaires insistent sur l’importance d’une responsabilité collective. Le porte-parole du ministère de la Santé rappelle que toute personne ayant été en contact étroit avec un cas confirmé doit surveiller l’apparition d’éventuels symptômes pendant 21 jours. En cas de doute ou de signes évocateurs, il est impératif de s’isoler, d’éviter tout contact physique et de consulter rapidement un médecin.










Comments are closed