Shopping cart

Subtotal 0 CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • ACTUALITE
  • Lutte contre les maladies cardiovasculaires  : L’urgence d’apprendre à sauver des vies au Cameroun
ACTUALITE

Lutte contre les maladies cardiovasculaires  : L’urgence d’apprendre à sauver des vies au Cameroun

Email : 8

À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, le Cameroun fait face à une recrudescence des urgences cardiovasculaires. Entre formation aux gestes qui sauvent et installation de défibrillateurs, l’enjeu est de faire de chaque citoyen le premier maillon de la chaîne de survie.

Le 29 septembre 2026, à l’occasion de la Journée mondiale du cœur, l’attention se focalise sur les maladies cardiovasculaires et la nécessité impérative de mieux protéger cette partie sensible du corps humain. Au Cameroun, où les urgences cardiovasculaires se multiplient dans les grandes métropoles, la question de la prise en charge immédiate est plus que jamais d’actualité. « Pour nous, protéger le cœur, c’est aussi apprendre à sauver une vie », résume le Dr Lucien Mbida, président de l’Association Camerounaise de Secourisme et de Sauvetage (ACSS). Sur le terrain, les équipes sont régulièrement confrontées à des malaises et des situations engageant le pronostic vital. Ces drames quotidiens rappellent l’importance d’une population capable de reconnaître rapidement une urgence et d’agir avant l’arrivée des secours professionnels.

Face à un arrêt cardiaque, quelle est la réactivité du citoyen camerounais ? « La volonté d’aider existe, mais beaucoup de personnes ne savent pas encore quoi faire », observe le président de l’ACSS. Tout en ajoutant : « Il faut donc poursuivre massivement la formation pour que chaque citoyen puisse reconnaître un arrêt cardiaque, alerter et commencer immédiatement les compressions thoraciques ».

Parmi les maillons les plus fragiles de la chaîne de survie au Cameroun figurent la rapidité de l’alerte, le début précoce de la réanimation et l’accès au défibrillateur. Pour y remédier, l’ACSS mise sur la sensibilisation et la formation pratique des citoyens, des entreprises et des structures éducatives. Heureusement, un engouement croissant se fait sentir : les populations comprennent de plus en plus que les premiers secours ne sont pas uniquement l’affaire des professionnels de santé, et que chacun peut devenir le premier maillon de la chaîne de survie.

Pour renforcer cette protection, l’association recommande de positionner des défibrillateurs automatisés externes (DAE) dans tous les lieux à forte fréquentation : stades, centres commerciaux, établissements scolaires et universitaires, gares, aéroports et grandes manifestations. Une installation qui, insiste-t-on, doit impérativement aller de pair avec la formation des personnes présentes sur ces sites.

Mais la protection du cœur commence bien avant l’accident, au quotidien. Le message de prévention adressé aux familles est simple : adopter des habitudes saines en bougeant régulièrement, en ayant une alimentation équilibrée, en limitant le tabac et l’alcool, en surveillant sa tension artérielle et son poids, et en consultant en cas de symptômes inhabituels.

Sur le plan opérationnel, l’association veille aussi à préparer ses bénévoles techniquement et humainement. Après une intervention difficile, le débriefing et le soutien mutuel sont essentiels pour des sauveteurs qui doivent apprendre à reconnaître leurs propres limites.

Enfin, un plaidoyer clair est porté auprès des pouvoirs publics : l’intégration de la formation aux premiers secours dans les politiques de santé et l’introduction obligatoire des défibrillateurs dans le cahier des charges des promoteurs de structures accueillant du public, telles que les salles de spectacle et les salles de sport.

En cette Journée mondiale du cœur, l’appel lancé à la population camerounaise résonne comme un viatique universel : « N’attendez pas d’être confronté à un arrêt cardiaque pour apprendre à sauver une vie ».

img

Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

Leave a Reply

Articles similaires