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Régions septentrionales et de l’Est : Les couches vulnérables et les victimes de guerre souffrent de traumatisme

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Les professionnels des médias mesurent l’urgence de la sensibilisation et les actions attendues. C’était au cours d’un atelier organisé, le 09 février 2024 à Garoua par le groupe média Salaaman que les journalistes venus des régions de l’Extrême Nord, du Nord et de l’Est ont saisi le message urgent de produire des programmes visant à aider les populations déplacées de guerre et des traumatisées à surmonter les ébranlements psychiques auxquels elles sont confrontées. L’atelier s’est tenu le 09 février 2024 à Garoua.

Le choix sur les professionnels des médias n’est pas anodin. Ils sont très proches de la population et celle-ci les écoute à longueur de journées. Parmi elle, plusieurs vivent des situations de traumatisme ; soit parce qu’elles sont victimes de guerre ou elles sont victimes de diverses situations de trouble qui perturbent leur stabilité mentale. C’est là tout le prétexte d’associer les médias dans la lutte contre le traumatisme des victimes de guerre. Ce vendredi, 09 février 2024, le message est passé à travers 03 modules exposés au séminaire de formation.

Le 1er exposé présenté par le Dr NGUEMO Ortance Célestine sur l’action des médias dans l’accompagnement des victimes des guerres et traumatisés a retenu l’attention des participants. Selon La psychologue clinicienne, les médias doivent comprendre le schéma mental d’une victime de guerre et la nécessité de passer du traumatisme à la thérapie. Cela passe par la lutte engagée contre la désinformation, la volonté de dénoncer des coupables impliqués dans les traumatismes, de donner aussi des informations utiles en évitant celles ou des images qui renforcent l’angoisse.  Le traumatisme est un choc violent externe qui ne doit pas être confondu à une simple souffrance. « Un événement traumatique peut déclencher l’apparition des différents symptômes chez les sujets qu’on qualifie de stress aigu…de manière générale, la réaction d’anxiété va se manifester par des symptômes qui peuvent se situer au-delà d’un mois. On va parler de l’état de stress post-traumatique » a expliqué la psychologue.  Les conséquences sont nombreuses. Les reviviscences, les souvenirs répétitifs et volontaires, l’intrusion involontaire des images ou des pensées, les rêves répétitifs, les réactions dissociatives, l’hyperstimulation sont les signes du traumatisme. La solution est clinique à l’exemple de débriefing psychologique, les thérapies cognitives-comportementales. Le traumatisme est réel et beaucoup en souffrent une raison plus que suffisante de souligner le rôle et la responsabilité des médias.

La journée du travail et des échanges prenaient une coloration agréable avec le 2e module sur les médias et l’insertion sociale. Il a été question pour Alain Cyrille Abena de relever la contribution des médias à la paix et à l’accompagnement des victimes de guerre. Tout passe par l’identification du problème lié aux troubles d’insécurité ou d’éducation ; ensuite le repérage des victimes avant de chercher des solutions. Les médias proposent des contenus dans leurs programmes de diffusion et de publication afin d’alerter les pouvoirs publics et d’inviter aussi les autres couches sociales à s’intéresser du problème. L’orateur a suffisamment insisté sur le rôle que les médias de manière responsable  doivent jouer dans la conscience collective.

Le paysage de l’insécurité dans les régions du Nord et de l’Extrême Nord a été exploré. Le diagnostic est posé par le Dr BABENE Zacharie. Le politologue a montré les conséquences de l’insécurité dans l’harmonie sociale.  Il invite les médias à s’impliquer activement pour la cause des victimes de guerre et de participer à la recherche des solutions aux problèmes dans les régions qui connaissent des troubles d’insécurité. La solution la plus idoine est de rappeler au gouvernement son devoir de protection, exposé au grand jour le malaise de la population afin de retenir l’attention.

Le séminaire a tiré la sonnette d’alarme sur le phénomène de traumatisme qui semble ne pas être pris au sérieux par les communautés et les médias moulés à la tâche porteront le message au soutien des victimes de guerres et des traumatisées.

Par Marcus DARE

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