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Oumarou, L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux

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Des sabots à l’héritage : à Garoua, Oumarou élève des chevaux de course comme on cultive un trésor de famille.

De la passion à un métier. C’est le parcours de Oumarou Alhadji Bindoho, qui a consacré une bonne partie de sa vie à l’élevage des chevaux de course. L’héritage culturel transmis par son père, lui-même l’ayant reçu a guidé les pas de ce natif de Garoua, devenu aujourd’hui une figure importante dans la prise en charge des chevaux destinés au sport équestre.

L’horizon s’est éclairé pour Oumarou Alhadji Bindoho en 1998. Une année à laquelle, il se consacre à l’élevage des chevaux pour course. Avant cela, le natif de la région du Nord avait déjà développé des aptitudes avec les chevaux ; lui-même issu d’une famille qui disposait d’une écurie et qui avait fait des chevaux, des animaux de maison. Oumarou s’installe à Garoua et décide de poursuivre avec l’héritage familial. Il se trouve des chevaux et aménage sa propre écurie. Petit à petit, l’oiseau faisant son nid, Oumarou se positionne et gagne en notoriété. Aujourd’hui, il dispose d’une vingtaine de chevaux. Le sport équestre pratiqué dans le septentrion et même au Nigeria n’est pas un secret pour lui. N’étant pas coureur lui-même, il met ses chevaux à la disposition des compétiteurs. Depuis plusieurs années, ses chevaux sont sollicités pour les courses. Le sport équestre exigeant un bien être sanitaire rigoureux et une alimentation de qualité, l’éleveur en a très tôt pris conscience. C’est pourquoi, il met l’accent sur la santé de ces bêtes. Son écurie reçoit constamment la visite des vétérinaires. Ce qui n’empêche pas les animaux souvent de souffrir des indigestions causées par certains nutriments composés des graines. Des malaises causés par des verres.

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Des dispositions sont prises de temps en temps dans ce sens. Il raconte que le principal aliment des chevaux, c’est de l’herbe. Et ses animaux en consomment au moins à 80%. Toutefois, il déplore également les blessures comme un défi majeur à surmonter. Les animaux sont victimes régulièrement des blessures musculaires qui surviennent lors des entrainements, lors des compétitions.  Son écurie collabore avec deux principaux lamidats de la région du Nord. Il s’agit du lamidat de Gashiga, et celui de Garoua. Des chefferies traditionnelles qui sont réputées organiser régulièrement les compétitions équestres. L’élevage des chevaux est avant tout une passion pour Oumarou si bien qu’il a décidé de ne pas tirer de revenus du fait que ses chevaux sont sollicités pour les compétitions. Ses chevaux ne sont pas mis à prix. Cet élan particulier le distingue de plusieurs détenteurs d’écuries. Il entend continuer à fait vivre sa passion, tout chemin tracé pour ses progénitures qui pourraient perpétrer cet héritage pour l’avenir.

Marcus DARE

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