« Il n’y a aucune raison pour que les Etats-Unis maintiennent cette restriction de voyage », a déclaré le directeur général d’Africa CDC, mardi 21 juillet 2026, au cours d’une conférence de presse à Accra, capitale du Ghana.
Le plus haut responsable de la santé en Afrique hausse le ton face à la riposte contre le virus Ebola. Un mois s’est écoulé sans que l’Ouganda ne signale le moindre cas actif, suite à la sortie d’hôpital de son dernier patient le 16 juillet 2026. Conformément aux exigences de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le pays a entamé une période de surveillance renforcée de 42 jours afin de pouvoir être officiellement déclaré exempt du virus.
Face à cette situation maîtrisée, le Directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a formellement demandé ce mardi 21 juillet au secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., la levée des restrictions de voyage visant l’Ouganda. Ces mesures sont jugées disproportionnées par l’OMS, qui rappelle qu’elles risquent de décourager la transparence et de stigmatiser les pays touchés par l’épidémie.
Des restrictions sur fond de riposte régionale
Déclarée le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola a connu une propagation rapide vers les pays voisins, dont l’Ouganda, au point d’être qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale. Ne disposant d’aucun vaccin homologué face à cette nouvelle souche (Bundibugyo), Washington a temporairement restreint l’accès au territoire américain aux non-citoyens ayant séjourné dans les zones touchées, tout en imposant un passage par des aéroports spécifiques pour le dépistage de ses propres ressortissants.
Pourtant, depuis le début de l’épidémie, l’Ouganda n’a enregistré que 20 cas, contre plus de 2 400 en RDC. Au regard de cette nette disparité, le Directeur a exhorté les
pays africains à soutenir sa démarche auprès des autorités américaines, en signe de solidarité continentale envers les nations touchées, dont l’épicentre demeure en RDC. « Il est temps aujourd’hui de lever ces restrictions. Nous pourrons ensuite concentrer tous nos efforts pour soutenir la RDC face au défi auquel elle reste confrontée », a-t-il poursuivi.
En exigeant l’annulation de ces mesures restrictives, le haut responsable de la santé publique en Afrique entend préserver l’économie et l’intégrité des pays du continent.








