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Hépatites virales : Plus de 90 % d’africain ne reçoivent pas les soins

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Selon l’Organisation mondiale de la santé, OMS, malgré la disponibilité d’outils de diagnostic et de traitements efficaces, moins de 10 % de la population jouit d’un accès aux services de dépistage et de traitement. Cela favorise l’avancée progressive des maladies hépatiques, occasionne une charge financière catastrophique et induit des répercussions telles que la détresse émotionnelle et la stigmatisation. Le dépistage et le traitement restent les aspects les plus négligés de la riposte proposée au titre de l’approche de santé publique en Afrique.

Elvis Kamgang, est l’homme le plus heureux du monde. Ce chauffeur de camion a triomphé de l’hépatite virale B, après plusieurs années de maladie. « Je viens de très loin. J’ai longtemps souffert de cette maladie. Je retrouve ma santé grâce aux médicaments traditionnels et modernes », exulte le jeune homme de 31ans. A l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre les hépatites virales, ce 28 juillet 2023, il s’est exprimé à cœur ouvert au micro d’Echos-Santé. « Je suis un garçon discipliné, je ne sais pas comment j’ai fait pour attraper cette vilaine maladie. En effet, c’est au cours d’une campagne de dépistage gratuit dans la région de l’Est, au quartier Ekounou, que j’ai été testé positive. J’ai tout de suite pensé à la mort. Mais grâce aux conseils des médecins sur le fait que je pouvais en guérir, j’ai pu reprendre confiance en moi. Aujourd’hui, je suis marié, père de deux jolis garçons », confie l’ancien élève du lycée bilingue de Baloum, dans le département de la Menoua, arrondissement de Penka-Michel, région de l’Ouest. 

Considérées comme des tueuses silencieuses, les hépatites virales sont devenues, au fil des années, un problème de santé majeur au Cameroun. Moins médiatisées que le Sida, elles font pourtant des ravages au sein de la population. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après le professeur Oudou Njoya, président du Réseau camerounais contre les hépatites virales, le taux de prévalence de l’hépatite B est 10%, soit environ 2,2 millions de Camerounais atteints.

Des poches où cette prévalence est supérieure à 20% existent aussi. L’hépatite B est définie par les médecins comme une infection virale qui s’attaque au foie. Elle est causée par le virus VBH et se transmet par le sang, Les sécrétions séminales et vaginales ou de la mère à l’enfant. La prévalence moyenne de l’hépatite C est, quant à elle, de 13% au Cameroun soit plus de 2,5 millions de personnes touchées. De même que la prévalence de l’hépatite Delta est en augmentation au Cameroun.

L’infection par le virus de l’hépatite B peut être évitée par la vaccination. Aussi convient-il d’ajouter que désormais, les médecins peuvent traiter efficacement l’hépatite C, causée par le virus de l’hépatite C, au moyen de médicaments antiviraux. L’hépatite B se transmet généralement de la mère à l’enfant pendant l’accouchement ou à la naissance. Elle peut aussi se transmettre par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques lors de rapports sexuels avec un partenaire infecté, d’injections à risque, ou en cas d’exposition à des instruments tranchants ou piquants. L’hépatite C se transmet quant à elle par contact avec le sang d’une personne infectée : transfusions sanguines sans dépistage, partage d’aiguilles ou pratiques sexuelles à risque provoquant une exposition directe au sang.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il reste encore beaucoup à accomplir pour réduire le nombre de décès et le nombre d’infections liées à cette maladie. Malgré la disponibilité d’outils de diagnostic et de traitements efficaces, plus de 90 % des personnes vivant avec l’hépatite en Afrique ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin et, moins de 10 % de la population jouit d’un accès aux services de dépistage et de traitement. Cela favorise l’avancée progressive des maladies hépatiques, occasionne une charge financière catastrophique et induit des répercussions telles que la détresse émotionnelle et la stigmatisation. Le dépistage et le traitement restent les aspects les plus négligés de la riposte proposée au titre de l’approche de santé publique.

La prévalence la plus élevée de l’infection par le virus de l’hépatite B chez les enfants âgés de moins de cinq ans est constatée dans les pays où la vaccination anti-hépatite B n’est pas réalisée à la naissance. La vaccination est donc une composante importante de la lutte contre l’hépatite. Je Cependant, la couverture de la vaccination systématique des enfants contre l’hépatite B dans la Région se situe à 72 %, bien en deçà de la cible mondiale fixée à 90 %. En 2022, 16 pays de la Région ont procédé, dès la naissance, à l’administration d’une dose du vaccin anti-hépatique à tous les nouveau-nés, contre 11 pays en 2021.

Il faudra en outre assurer la disponibilité des services, ce qui passe par le renforcement des services de soins de santé primaires, lesquels services sont de plus en plus financés par des ressources nationales. Les interventions de dépistage et de traitement doivent faire partie de l’ensemble des services de santé essentiels fournis dans le cadre de soins de santé primaires intégrés, qui répondent aux besoins des personnes de tous âges (soins de santé maternelle, néonatale, infantile et reproductive). Nous devons accroître la couverture vaccinale contre l’hépatite B afin d’atteindre la cible mondiale fixée à 90 %. C’est pourquoi j’invite instamment tous les pays à s’efforcer d’introduire la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite.

E.S.N

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