Du 4 au 8 septembre, de 7h30 à 14h30, l’établissement sanitaire de la capitale économique ouvre les portes de son service de kinésithérapie pour une série de consultations entièrement gratuites.
À l’occasion de la Journée mondiale de la kinésithérapie, célébrée chaque 8 septembre, l’Hôpital Laquintinie de Douala transforme l’essai. Bien souvent perçue comme une discipline réservée aux adultes victimes d’accidents ou aux sportifs, la kinésithérapie dévoile ici un tout autre visage, bien plus universel. Du 4 au 8 septembre, de 7h30 à 14h30, l’établissement sanitaire de la capitale économique ouvre les portes de son service de kinésithérapie pour une série de consultations entièrement gratuites. Une initiative qui, au-delà de l’acte médical, vise à lever les malentendus sur une profession aux champs d’action encore trop méconnus du grand public.
L’événement se distingue par une approche pluridisciplinaire, associant à la kinésithérapie des spécialités comme la cardiologie, la rhumatologie, la neurologie, la psychologie ou encore la nutrition. Ce maillage de compétences n’est pas anodin. Il reflète la réalité d’un métier qui intervient en soutien à de nombreuses autres
disciplines médicales. Comme le souligne un rapport récent sur les activités de l’hôpital, la kinésithérapie est un pilier de la chaîne de soins, aux côtés de la cardiologie ou de la neurologie. Cette synergie est particulièrement visible dans la prise en charge des séquelles d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des maladies cardiovasculaires, où la rééducation fonctionnelle est cruciale pour le retour à une vie autonome.

Mais le message porté cette semaine par l’Hôpital Laquintinie est plus large. Il insiste sur une vérité fondamentale que la kinésithérapeute Lucie TUETE résume avec force : « La kinésithérapie ne concerne pas uniquement les adultes. Elle s’adresse également aux jeunes, aux enfants, aux nourrissons et même aux bébés. » Une déclaration qui vient briser un cliché solidement ancré. Chez les nourrissons encombrés, par exemple, le kinésithérapeute peut jouer un rôle préventif et curatif en intervenant sur le système respiratoire, aidant ainsi à mieux respirer et à prévenir des complications. De même, l’intervention précoce est primordiale lorsqu’un enfant présente un membre, comme une main, qui réagit moins bien que l’autre, afin de corriger ou d’atténuer les déséquilibres fonctionnels avant qu’ils ne deviennent des handicaps durables.

Cette semaine de consultations gratuites s’inscrit donc dans une double dynamique : offrir un accès aux soins pour tous, mais aussi éduquer et informer. Les populations sont invitées non seulement à venir se faire soigner, mais aussi à « connaître les métiers de la kinésithérapie » à travers des ateliers et des échanges. L’hôpital Laquintinie, en ouvrant ainsi ses portes, tend une véritable perche aux familles de Douala et de ses environs. C’est une occasion unique de découvrir comment la kinésithérapie pédiatrique peut faire la différence, mais aussi de comprendre que la rééducation fonctionnelle est un pilier de la santé publique, à tous les âges de la vie.
En cette Journée mondiale, l’initiative de l’Hôpital Laquintinie rappelle que la santé est un continuum qui ne connaît pas de barrière d’âge. Et que derrière chaque geste thérapeutique, il y a la promesse d’une vie meilleure, pour le plus grand nombre.
















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