Les aliments et boissons que nous consommons sont de plus en plus souillés, fragilisant ainsi notre santé.
Où va le monde ! Acheter un poisson qui tend à la putréfaction, un aliment qui a été jumelé à des produits chimiques pour être conservé ou encore une boisson diluée dans de l’eau avant d’être commercialisée, c’est dans cette bouillabaisse que vivent les camerounais depuis un certain temps. « Face à la recrudescence des actes impropres que commettent les commerçants au Cameroun, l’insécurité alimentaire se montre de plus en plus grandissante. Le Cameroun souffre d’un grand maux qui n’est nullement rien d’autre que, le manque d’hygiène », s’indigne Charline Onana, âgée de 19 ans. Se nourrir et se rafraîchir sont des actions indispensables à la survie de l’homme. Cependant, au Cameroun, l’état rassurant et sanitaire des aliments se montre douteux de jour en jour. Les commerçants éjectent, consciemment du formol, dans les aliments tels que la banane plantain ou l’ananas, substance pourtant reconnue cancérogène.
Les condiments verts déjà usés sont trempés dans des produits chimiques dont on ignore les effets dans l’organisme, pour être rafraîchis et commercialisés à l’insu des consommateurs. Sans oublier, le riz qui même étant périmé avec des taches de moisissures ou une décoloration quelconque, est commercialisé sous prétexte qu’il a une durée de conservation quasi infinie. Les boissons quant à elles ne sont pas exclues du lot. S’il faut s’attarder à prendre le cas des bouteilles d’eau vendues à prix forfaitaire en route, qui se font lavées dans des points d’eaux tels que rivières et lacs insalubres. Ou encore celui des sachets d’eau dans lesquels on retrouve des animaux tels que les vers de terre. Notons que des malfrats ont été surpris récemment à Douala en plein brassage des boissons contrefaites par la gendarmerie de New Bell sous la supervision du commandant de compagnie de Douala I.
Plats et verres
En effet, l’opération consistait à décapsuler les bouteilles de bières authentiques, puis à les mélanger à de l’eau et à des comprimés avant d’être commercialisés à nouveau. Cette succession d’événements prouvent à suffisance la présence du poison dans nos plats et verres. Vers qui donc se diriger pour être à l’abri des maladies ? A qui faire confiance si les aliments que nous mangeons et les boissons que nous buvons sont souillés ? Ce sont ces questions qui animent les cœurs de milliers de camerounais qui ne savent plus quoi prendre pour ne pas mourir à petit feu.
SOPPI EYENGA (Stg)
*En colonne
Eau en sachet; Un danger pour la santé ?
La consommation de cette eau insalubre exposerait les populations aux maladies hydriques.
L’eau en sachet de qualité douteuse se vend en toute impunité comme des bouts de pain dans nos marchés. Malgré les mises en garde faites aux populations sur les risques qu’elles courent en la consommant, rien n’a changé. Généralement, cette eau est la plus consommée par les populations à cause de son coût et son accessibilité.
De nombreuses personnes se retrouvent à l’hôpital pour des raisons de choléra ; dysenterie et du paludisme. « Ce jour-là, j’ai eu vraiment soif et je n’avais que 50Fcfa. Après avoir consommé de l’eau subitement mon ventre a commencé à me faire mal, puis la diarrhée a suivi et je me suis retrouvée hospitalisée pendant 3 semaines », explique Ornella une victime. Tout comme Ornella, Fred a été aussi victime. « Après avoir consommé de l’eau en sachet pour étancher ma soif, j’ai été victime d’un cas de choléra vomissement et diarrhée en même temps ». Dans la même veine, Janisse a été aussi victime de la diarrhée. « Après avoir joué au handball, j’ai eu très soif et à la boutique on ne trouvait que de l’eau en sachet, à ce moment pas de choix. Après l’avoir ingurgité, une diarrhée chronique m’a prise pendant 3 jours, à chaque instant je ne réclamais que les toilettes, à cause de cette eau ». L’achat est dû dans certaines circonstances au manque de moyens financiers et la coupure d’eau.
Choléra
Cette source d’approvisionnement est un danger pour l’être car elle entraîne de nombreuses maladies telles que : le choléra, la dysenterie, la diarrhée et bien d’autres maladies de la main sale. Les analyses ont prouvé que l’eau en sachet est de qualité bactériologique non satisfaisante. Pour mieux étancher sa soif, il faut boire de l’eau filtrée, de l’eau minérale ou de l’eau chaude cela évite de contracter des maladies hydrauliques.
Urielle MBONJO (Stg)










Comments are closed