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MEDECINE TRADITIONNELLE

La morue : Un poisson « miracle » qui soulage les crises de goutte

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Il apaise les articulations sans réveiller la maladie.

Poisson morue : fumé, frais est un allié pour les personnes qui ne souffrent de goutte

La goutte est une pathologie rhumatismale particulièrement douloureuse. Elle est causée par une hyperuricémie (l’accumulation d’acide urique dans le sang), qui forme des cristaux venant se nicher directement dans les articulations. Si l’on sait que l’alimentation joue un rôle déclencheur majeur notamment à cause des purines présentes dans les viandes rouges et les poissons gras, la morue se présente comme une alternative de premier choix pour les amateurs de produits de la mer.

Un poisson blanc « maigre » contre l’acide urique

Contrairement au saumon, au thon ou aux sardines qui sont très riches en purines, la morue est un poisson blanc dont la dégradation n’entraîne pas une surproduction d’acide urique. Elle offre un apport élevé en protéines de qualité tout en maintenant un taux de purines modéré.

Mais son véritable secret réside dans son huile, extraite de son foie, plébiscitée pour sa très forte concentration en acides gras Oméga-3. Ces graisses saines possèdent une puissante action anti-inflammatoire, idéale pour réduire le gonflement articulaire et soulager les symptômes de la crise. De plus, la morue regorge de nutriments essentiels, notamment des vitamines A, D, B12 et du sélénium.

Une caution médicale confirmée par le Dr Joelle Mawaguia, rhumatologue à l’hôpital de district de Deido. Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux, elle souligne l’intérêt de cet aliment : « Pour les personnes qui souffrent de goutte, la morue pourrait être un poisson allié, quel que soit son format (frais, fumé ou boucané), en cas de problème d’acide urique. C’est un aliment dont la dégradation n’entraîne pas une forte production de purines. »

Pour profiter pleinement des bienfaits du makayabu sans risquer la rechute, quelques règles d’or sont toutefois à respecter : Consommer des portions raisonnables (100 à 120 g par repas). Un excès de protéines fatiguerait les reins, freinant l’élimination de l’acide urique. Boire beaucoup d’eau tout au long de la journée pour aider vos reins à filtrer et évacuer les toxines.

En définitive, intégrer la morue à son alimentation, c’est l’assurance de joindre l’utile à l’agréable. Car après tout, quoi de plus poétique que de voir le traditionnel makayabu passer du statut de délice de nos grands-mères à celui de véritable ordonnance médicale.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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