Si les 54 derniers cas contacts encore isolés terminent leur quarantaine avec succès ce 2 juillet 2026, l’épidémie du virus Hanta sera terminée.
Fin imminente de l’épidémie du virus Hanta à l’échelle mondiale annonce l’OMS
Le soulagement est proche à l’échelle mondiale. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a confirmé que l’épidémie du virus Hanta est sur le point de s’achever. D’ici quelques jours, l’agence onusienne devrait déclarer officiellement la fin de cet épisode épidémique si les 54 derniers cas contacts encore isolés terminent leur quarantaine avec succès ce 2 juillet.
Le Directeur Général de l’OMS, M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tenu à saluer la coopération exemplaire des pays touchés pour contenir la propagation. Dans le détail, le suivi s’est avéré une réussite : plus de 650 cas contacts ont été surveillés à travers 33 pays, la très grande majorité ayant achevé leur période d’observation sans encombre. En Espagne, aux Pays-Bas ou encore en Afrique du Sud, toutes les personnes exposées ont vu leur quarantaine se terminer sans qu’aucun cas supplémentaire ne soit détecté.
Un bilan limité et un risque de pandémie écarté
Rappelons que cette alerte sanitaire a été déclenchée le 2 mai 2026, notamment après la contamination de membres d’équipage et de passagers à bord du navire de croisière MV Hondius, alors en traversée entre l’Argentine et l’Atlantique Nord. L’épidémie aura causé la mort de 3 personnes sur les 13 cas confirmés au total.
L’agence onusienne s’est donc voulue rassurante quant à la nature du virus. Transmis principalement par contact direct et prolongé avec des rongeurs (notamment les souris et les rats) ou leurs excrétions, le virus Hanta est rare et ne se propage pas facilement d’un être humain à l’autre. Le risque d’une vaste pandémie mondiale a donc été formellement écarté dès le début de la crise.
Anticiper les flambées futures avec le lancement de l’étude internationale NAVIS
Si la crise actuelle est maîtrisée, la communauté scientifique internationale ne compte pas baisser sa garde. Tirant les leçons de l’épidémie printanière, un vaste programme de recherche coordonné a été officiellement lancé le 12 juin 2026 : l’initiative NAVIS.
Dirigé par le réseau CORC et l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA), ce projet d’envergure mondiale mobilise des centaines de chercheurs issus de 21 pays (parmi lesquels la France, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, le Canada et la République démocratique du Congo). L’objectif n’est pas d’endiguer l’épidémie qui s’achève, mais de se préparer à d’émergentes flambées en harmonisant la collecte de données biologiques.
A travers un suivi longitudinal des personnes exposées, NAVIS ambitionne de caractériser de manière précise : Les périodes d’incubation du virus ; Les mécanismes de transmission exacts ; Les facteurs favorisant les formes les plus graves de la maladie ; les éléments immunologiques et virologiques indispensables au développement futur d’un vaccin.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans le plan directeur de l’OMS, qui prône une réactivité scientifique optimisée. « La production de données scientifiques lors des épidémies doit devenir opérationnelle, coordonnée et immédiatement mobilisable », a souligné Sylvie Briand, chef scientifique à l’OMS. Preuve de cette efficacité nouvelle, la mise en place de réseaux de recherche en amont a permis d’activer l’étude NAVIS quasi instantanément, garantissant ainsi que la fenêtre d’observation épidémiologique ne soit pas perdue.







