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Les varices : Véritable ennemi de l’esthétique

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Les varices, fréquentes en Afrique et pourtant peu connues, constituent le signe le plus fréquent des problèmes de circulation veineuse. Elles sont essentiellement localisées sur les jambes, en particulier chez les femmes et sont souvent associées à une sensation de jambes lourdes.

On parle de varices lorsque des veines forment un relief apparent très inesthétique sous la peau. Elles sont essentiellement dues à une dilatation des veines superficielles des cuisses et des jambes, en particulier chez les femmes. Les varices signalent un problème de circulation veineuse, le retour sanguin s’effectue mal et le sang se met alors à stagner dans les vaisseaux. Elles sont souvent associées à une sensation de jambes lourdes.

Quelles sont les causes des varices ?

Divers facteurs interviennent dans la formation des varices : la perte d’élasticité des parois veineuses et l’élargissement des veines par effet de vieillissement ; la lésion des valvules veineuses; une prédisposition génétique ; le surpoids ; la survenue d’une grossesse. En effet, chez la femme enceinte, des varices apparaissent parfois pendant le premier trimestre. Elles sont probablement liées aux changements hormonaux et, plus tard dans la grossesse, au poids de l’utérus qui comprime les veines abdominales. La probabilité de développer des varices augmente au cours des grossesses successives.

Certaines catégories de populations sont plus à même de développer des varices que d’autres. Le fait de se tenir debout sans bouger ou en piétinant favoriserait l’apparition du trouble. Ainsi, les métiers de la restauration, de la coiffure ou de la vente, exigeant la station debout, font partie des professions à risque. Certains comportements aussi favorisent en effet l’apparition des varices : le fait de rester longtemps assis immobile, la sédentarité et l’absence de pratique sportive. Mais le facteur central qui explique la survenue de varices, c’est l’hérédité. Si vos deux parents ont des varices, vous avez 90 % de risque d’en développer. En revanche, si aucun de vos parents n’a de varices, le chiffre tombe à 20 %.

Les veines sont des vaisseaux sanguins dont le rôle est de permettre le retour du sang des organes vers le cœur (contrairement aux artères, qui amènent le sang du cœur vers les autres organes). Dans les membres inférieurs, le retour du sang est assuré par deux réseaux veineux interconnectés. Le premier est qualifié de « profond », il est constitué de veines localisées dans les muscles. 90 % du sang veineux des membres inférieurs transite par ce réseau et le second est qualifié de « superficiel », il est situé plus à proximité de la peau. Il prend en charge les 10 % du sang veineux restants etl s’organise autour des veines dites « saphènes ». Ce sont donc les veines du réseau veineux superficiel qui sont concernées par les varices.

Quels sont les différents types de varices ?

Normalement, les veines du réseau superficiel sont constituées d’une paroi et comportent des valvules (des clapets) empêchant le reflux du sang. Lorsque la paroi est endommagée, il se produit, par endroit, des dilatations. Les valvules perdent de leur efficacité. Au niveau de ces expansions, le sang se met alors à stagner ou à refluer. C’est ce que l’on appelle une varice.

On parle de varices systématisées lorsque les varices touchent les veines saphènes, et de varices non systématisées, ou diffuses, lorsque les varices se développent sur un ensemble de veines mal défini. Il existe un autre type de varices, plus rares, induites par une phlébite survenant dans le réseau veineux profond. Si un caillot de sang s’y forme et bloque le passage du sang, le flux peut être dévié vers le réseau veineux superficiel. Les veines superficielles subissent alors une dilatation sous l’effet de cette « surcharge » sanguine. Ces varices sont qualifiées de « secondaires » et, jouant un rôle de déviation, elles ne doivent pas être éliminées.

Les varices, primaires comme secondaires, sont donc un trouble de la circulation dans les veines des membres inférieurs.

Comment les varices évoluent-elles ?

Les varices, si elles ne sont pas traitées ou prévenues, risquent de s’étendre et se développer. Elles peuvent débuter par de simples varicosités (ou télangiectasies) ou des veines réticulaires. Ce sont ces marques bleutées qui strient les jambes par endroit. Puis elles peuvent évoluer jusqu’à former par dilatation ces veines tortueuses visibles sous la peau. Enfin, les dilatations peuvent s’étendre aux veines saphènes directement.

On distingue deux grandes catégories de complications : les chroniques et les aiguës.

Les complications chroniques

Les complications chroniques touchent principalement la peau et les tissus proches. La peau devient blanche ou au contraire se pigmente et prend une coloration brune résultant de la présence du fer sanguin issu des veines endommagées. Elle subit une inflammation et suscite des démangeaisons. Enfin, la complication la plus préoccupante est l’ulcère variqueux : c’est une plaie qui ne cicatrise pas, sujette aux infections et qui peut générer des hémorragies.

Les complications aiguës

Les complications aiguës sont principalement les hémorragies et la phlébite superficielle.

Même si cela survient rarement, les varices peuvent se rompre, spontanément ou sous l’effet d’un traumatisme. S’ensuit une hémorragie spectaculaire et quelquefois grave.

Dans le cas de la phlébite (ou thrombose veineuse) superficielle, un caillot de sang se développe dans la varice. Les deux réseaux (superficiel et profond) étant interconnectés, la phlébite superficielle peut gagner le réseau veineux profond et y susciter une phlébite profonde. Le caillot de sang peut être responsable d’un AVC ou, s’il parvient au poumon, d’une embolie pulmonaire. Mais cela reste un phénomène rare.

L’apparition des phlébites superficielles est favorisée par les voyages en avion. Et si elles ne sont pas traitées, les varices peuvent également induire des œdèmes.

Quels sont les symptômes et le diagnostic des varices ?

Le principal symptôme est l’apparition de ces veines dilatées visibles sous la peau des jambes. Parfois, c’est même le seul existant. Dans d’autres cas, les varices sont accompagnées par les signes typiques de l’insuffisance veineuse : des douleurs, des crampes, des fourmillements, la sensation de jambes lourdes, des démangeaisons, une impression de brûlures… La personne souffrant de varices peut également subir des « impatiences » : un besoin de bouger pour lutter contre une impression d’engourdissement des jambes survenant lors d’une période d’immobilité.

Les varices étant un trouble veineux, les phlébologues ou angiologues, spécialistes du système veineux et de ses pathologies, sont les plus qualifiés pour établir un diagnostic.

Le médecin va d’abord s’entretenir avec le patient, notamment pour déterminer les facteurs (profession, hérédité, mode de vie…) pouvant être à l’origine des varices. Puis il va examiner les jambes et les pieds. Pour cartographier les veines et analyser le flux sanguin, le spécialiste dispose d’un écho-doppler, un appareil à ultra-sons (sans danger et non perçus par le patient). Comme son nom l’indique, il permet à la fois l’échographie du réseau veineux et l’examen du mouvement du sang. Grâce à l’écho-doppler, le médecin explore le réseau veineux et peut notamment identifier la présence de caillots. Grâce à ces renseignements, le médecin évalue le degré de gravité des varices et définit un traitement adapté.

Comment prévenir les varices ?

Une amélioration du mode de vie et quelques techniques simples permettent de prévenir l’aggravation d’une varice mineure. Une activité physique adaptée renforce le drainage veineux : ainsi, la marche pratiquée au minimum 20 minutes quotidiennement, est le sport anti-varices idéal. La marche mobilise deux pompes favorisant le retour veineux : la semelle de Lejars et la pompe du mollet. Lorsque l’on marche, on écrase les veines plantaires, ce qui a pour effet de renvoyer le sang vers les mollets, qui, en se contractant, exercent une compression des veines favorisant le retour du sang vers le cœur. L’impact des contractions/décontractions musculaires du mollet sur la circulation sanguine est appelé le « troisième cœur de Starling ». Mais pour activer cet effet pompe, il faut marcher plus de 20 pas ; c’est ce qui explique que le simple piétinement est insuffisant. C’est aussi la raison pour laquelle il vaut mieux bannir le port de talons trop hauts (supérieurs à 5 cm) lorsque l’on a des varices : ils réduisent l’efficacité de la pompe veineuse plantaire. Vous pouvez également installer dans vos chaussures des semelles spéciales qui vont améliorer l’efficacité de cette pompe. A l’inverse, les sports générant des chocs avec une surface dure (tennis, escrime…) sont à éviter.

La chaleur étant vasodilatatrice (elle dilate les veines), l’exposition au soleil sans protection est déconseillée, de même que le chauffage au sol et la fréquentation prolongée et réitérée des saunas, hammams et cabines UV.

L’activité physique comme la marche constitue le meilleur moyen d’éviter l’aggravation des varices. Elle tonifie les muscles qui font pression sur les veines et favorise ainsi le retour veineux. Comme dans le cas de l’insuffisance veineuse chronique (jambes lourdes), le port régulier d’une contention élastique peut permettre de prévenir les complications de la maladie (pigmentation et fragilisation de la peau, ulcère).

Que faire lorsqu’on a des varices ?

Si vous avez déjà tendance à avoir des varices, voici quelques conseils : portez des bas de contention. Ceux-ci, disponibles en pharmacie, compriment les jambes et aident le retour du sang veineux des membres inférieurs vers le cœur. Ils sont plus ou moins serrés et leur degré de contention est exprimé en denier, comme les bas classiques. Des bas de contention légère peuvent éliminer définitivement les douleurs dues aux petites veines légèrement variqueuses. Les patients qui ont des varices plus avancées ont la possibilité de porter des bas de contention plus serrés qui montent jusqu’au genou voire jusqu’à la cuisse. Les bas de contention doivent être mis dès le matin, le plus tôt possible, avant même de se lever. Votre médecin ou votre pharmacien vous aidera à choisir le modèle adapté à votre cas ;

Si vous en avez la possibilité, surélevez vos jambes trois ou quatre fois par jour au-dessus du niveau de votre cœur, pendant dix à quinze minutes. Allongez-vous par exemple avec des oreillers sous les pieds. L’action de la gravité aidera le retour du sang vers le haut des jambes et vers le cœur ; ne restez pas assis dans la même position trop longtemps. Cela favorise l’accumulation de sang. Bougez vos jambes et si vous le pouvez, levez-vous toutes les heures pour marcher quelques minutes.

Perdez du poids, l’obésité crée des pressions au niveau des jambes et de l’aine qui affaiblissent les veines.

Douchez-vous le soir plutôt que le matin . L’eau chaude favorise l’apparition des varices. Si vous vous douchez le matin, vous faites suivre la chaleur par une longue période debout, facteur supplémentaire de risque. En prenant votre douche le soir, vous êtes en contact avec l’eau chaude juste avant d’aller au lit, au moment où vous serez dans la position la meilleure pour aider votre circulation veineuse. Terminez votre douche en massant vos jambes à l’eau tiède, de bas en haut.

Évitez les sources de chaleur prolongées près des pieds et des mollets : les bains trop chauds, les jacuzzis, les jambes étendues au soleil ou devant la cheminée, l’épilation à la cire chaude, le chauffage par le sol, etc.

Préférez des chaussures de hauteur raisonnable. Les talons hauts portés régulièrement provoquent une contraction continue des mollets, ce qui gêne le retour veineux.

Surélevez vos pieds pour dormir. Des cales posées sous votre sommier positionneront vos pieds au-dessus du niveau des hanches et faciliteront la circulation veineuse. Avant cela, vérifiez toutefois que vous n’avez ni problèmes cardiaques ni problèmes respiratoires.

Quels sont les traitements des varices ?

Le traitement de référence des varices reste le port d’une contention élastique, les bas à varices. Celle-ci permet d’assurer une pression sur la jambe. Elle améliore l’efficacité du retour veineux lié aux mouvements du mollet lors de la marche. Son port régulier peut permettre de limiter les complications de la maladie. La contention est préconisée dès l’apparition des premiers symptômes de varices. Elle peut prendre la forme de bandes, de chaussettes, de bas ou de collants de contention.

Les médicaments veinotoniques, tout comme certains extraits de plantes (hamamélis, mélilot, marron d’Inde, vigne rouge, etc.) sont parfois proposés dans l’insuffisance veineuse chronique pour soulager les symptômes (jambes lourdes, impatiences), mais ils n’ont pas d’action sur l’évolution de la maladie (apparition de varicosités ou de varices). Ils ne peuvent pas remplacer la contention élastique.

La sclérothérapie consiste à injecter dans la veine malade un produit irritant, sous forme de liquide ou de mousse, parfois avec un guidage par échographie. Le produit va entraîner localement une réaction inflammatoire pendant quelques jours, qui à terme, fait disparaître la varice. Cette technique a prouvé son efficacité pour les varices localisées, de petite taille. Il existe certaines contre-indications (état de la personne, importance de la maladie veineuse, allergie…).

Le traitement endovasculaire des varices consiste à détruire la veine par l’application à l’intérieur de la veine d’une énergie convertie en chaleur. La chaleur entraîne une occlusion de la veine qui interrompt la circulation du sang dans la veine. Deux techniques permettent de produire cette énergie : la radiofréquence et le laser. L’intervention se fait en bloc opératoire sous anesthésie locale. La reprise de la marche est conseillée dans les heures qui suivent l’occlusion. Après l’intervention, il est possible de ressentir pendant plusieurs mois une sorte de cordon sous la peau, qui peut être douloureux et gênant.

L’opération des varices consiste à retirer les veines malades. La circulation du sang se fait alors par les veines profondes. Il existe différentes techniques : crossectomie, l’éveinage ou “stripping” et la phlébectomie :

La crossectomie consiste à pratiquer une ligature à l’endroit où la veine malade rejoint le système veineux profond. Une petite incision est pratiquée dans le pli de l’aine (ou parfois dans le creux du genou), de manière à avoir accès à la veine ; alors que Le stripping consiste à retirer la grande veine saphène (appelée saphène interne) ou la petite veine saphène (appelée saphène externe). Deux méthodes différentes peuvent être utilisées pour l’extraire. L’opération se fait habituellement en chirurgie ambulatoire ; le patient est admis le matin à l’hôpital ou à la clinique, est opéré dans la journée et sort le soir même de l’intervention. L’intervention peut être réalisée sous anesthésie générale, péridurale ou plus rarement locale.

La reprise des activités professionnelles n’est pas immédiate. Un arrêt de travail de durée variable (de 1 à 4 semaines selon l’activité, l’âge, l’état de santé du patient) est nécessaire.

Après l’opération, le médecin prescrit des antalgiques pour combattre la douleur, un anticoagulant injectable en prévention des thromboses veineuses et une contention élastique à porter pendant la durée préconisée.

Des bleus au niveau de la cuisse et de la jambe ainsi que des hématomes sont fréquents après l’intervention et disparaissent progressivement. Certaines complications sont possibles, telles qu’une infection au niveau de la cicatrice ou plus rarement une phlébite. Comme le stripping ne traite que les veines saphènes, la prise en charge des varices superficielles nécessite d’autres techniques (sclérose, phlébectomie) et le respect des règles de prévention courantes.

La phlébectomie consiste à pratiquer de petites incisions le long de la varice et à y introduire un petit crochet pour attraper la varice et la retirer par petits bouts. Les incisions sont ensuite refermées par des Stéristrips et un pansement compressif est posé.

L’intervention se déroule au bloc opératoire sous anesthésie locale. La marche est possible dès la fin de l’intervention. La reprise d’activité est rapide. Après l’opération, des hématomes sont fréquents et des fourmillements ou des démangeaisons peuvent être ressentis. Un oedème de cheville est possible. Des petites traces et indurations peuvent apparaître au niveau des points d’incision. Elles disparaissent progressivement. La phébectomie permet d’enlever des varices superficielles. Elle est parfois associée au stripping.

 A Retenir : Sans être en général alarmante, l’apparition de varices implique néanmoins de consulter son médecin rapidement. Il vous guidera dans la résolution de la maladie. En attendant, le meilleur remède contre les varices est la marche, facile à pratiquer et efficace.

 Adèle BITGA

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