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Mine clandestine en Afrique du Sud : Fin des secours et bilan inchangé

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Les opérations de secours dans la mine illégale de Stilfontein, en Afrique du Sud, ont pris fin jeudi après-midi sans nouveaux développements. Depuis le début de la semaine, les secours ont permis de remonter 78 corps et 246 mineurs clandestins, surnommés “zama zamas”, coincés sous terre dans un puits aurifère abandonné. La nacelle utilisée pour remonter les dépouilles et les survivants a effectué de multiples aller-retours, mais sa dernière descente, jeudi, est revenue vide.

“On n’a vu personne ni entendu la moindre voix sur l’enregistrement”, a déclaré Mannas Fourie, responsable de l’équipe de secours, après l’ultime vérification avec une caméra et un micro dans les galeries souterraines du puits numéro 11, situé à environ 150 km au sud-ouest de Johannesburg.

Les autorités sud-africaines font face à de vives critiques concernant leur gestion de la situation et les conditions de travail des “zama zamas”, ces mineurs illégaux souvent pris dans des conditions de travail extrêmes. Face à ces accusations, le chef de la police de la province du Nord-Ouest, Patrick Asaneng, a appelé à “ne pas spéculer sur la cause” des décès.

Par ailleurs, la porte-parole de la police nationale, Athlenda Mathe, a révélé que parmi les mineurs arrêtés, neuf ont été hospitalisés pour des soins médicaux. Quant aux corps retrouvés, seuls deux ont été identifiés à ce jour, la majorité étant des corps décomposés, principalement des ossements, ce qui complique l’identification.

Depuis le début de l’opération de répression contre les activités minières illégales, lancée en août 2024, les autorités ont interpellé 1.907 “zama zamas”, dont 1.125 ressortissants mozambicains. Le bilan de ces opérations a également été mis à jour : 87 corps ont été récupérés, au total.

Les autorités ont restreint l’approvisionnement en eau et en nourriture sur le site, avec pour objectif de stopper l’activité minière illégale. Cependant, la situation sur le terrain a suscité des réactions controversées. En réponse aux accusations selon lesquelles les autorités auraient laissé prospérer ces activités illégales en continuant à fournir de la nourriture et de l’alcool aux mineurs, la porte-parole de la police a déclaré : “En fournissant des vivres, la police aurait entretenu des activités minières illégales et laissé prospérer la criminalité”.

Avant cette intervention policière, une économie informelle florissante était en place autour de la mine, avec des réseaux permettant aux mineurs de recevoir des ravitaillements dans ce puits profond de 2,6 kilomètres, exacerbant ainsi les enjeux économiques et criminels de la région.

Cette tragédie soulève une nouvelle fois la question de la gestion des mines clandestines en Afrique du Sud, où les conditions de vie et de travail des “zama zamas” demeurent particulièrement dangereuses.

Charone Dongmo  Stg/TV5 Monde

 

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