Le 2ème Congrès scientifique international du Prix Africain du Leadership en Santé (PALSA) s’est clôturé avec succès le 6 juin 2025 à Yaoundé, après trois jours de débats et d’échanges enrichissants sur la santé de la mère et de l’enfant. Cet événement, qui a réuni plus de 30 délégations africaines, a permis d’aborder des thématiques pertinentes telles que la couverture santé universelle, le rôle du numérique en santé, et les effets de la toxicomanie sur les mères et les enfants.
Sous le haut patronage du Président Paul Biya, la cérémonie d’ouverture a été marquée par des messages forts et engageants. Le Pr Magloire Rémy Etoua, recteur de l’Université de Yaoundé I et représentant personnel du ministre d’État, ministre de l’Enseignement Supérieur, Chancelier des Ordres Académique, Pr Jacques Fame Ndongo, a solennellement ouvert les travaux, soulignant la volonté du Chef de l’État de placer cet événement sous son très haut patronage. Il a déclaré : « Le PALSA, par cette deuxième édition, se présente comme le bâton d’Asclépios, symbole de guérison et de régénération. Il incarne l’espoir d’un système de santé africain plus robuste, plus équitable et plus résilient. » Ce propos a résonné comme un appel à l’action collective pour faire face aux défis persistants en matière de santé publique.
Les participants, comprenant des universitaires, des chercheurs, des professionnels de santé et des décideurs politiques, ont échangé des idées sur l’amélioration des soins maternels et infantiles. Les interventions des experts ont enrichi le débat, notamment celle du Pr Alexis Ndjolo, qui a évoqué l’optimisation de la lutte contre le VIH chez la mère et l’enfant, et du Pr Meka, qui a insisté sur l’urgence d’agir face à la mortalité maternelle et infantile. « Des femmes meurent encore en donnant naissance, des enfants succombent avant l’âge de cinq ans à des maladies évitables ou à la malnutrition. Cette tragédie appelle une réponse collective, scientifique et politique », a-t-elle déclaré avec une émotion palpable.
Les sous-thèmes abordés durant le congrès ont permis une approche multidimensionnelle, intégrant des innovations numériques pour améliorer l’accès aux soins, ainsi qu’une réflexion sur les impacts de la toxicomanie. Le Pr Mve Koh, a également souligné l’importance de la couverture santé universelle, affirmant que « garantir l’accès aux soins essentiels indépendamment du statut socio-économique est un impératif pour assurer la santé de la mère et de l’enfant. »
Les panels et ateliers ont été des espaces de partage d’expériences, favorisant la formulation de politiques publiques inclusives répondant aux besoins des populations vulnérables. Le président du comité d’organisation du PALSA, Joseph Beng Boum, a délivré un message vibrant, affirmant que « il n’est pas normal qu’une femme meure parce qu’elle veut donner la vie. » Cette déclaration a résonné comme un cri de ralliement pour tous les acteurs présents, soulignant que chacun a un rôle à jouer, peu importe son domaine d’expertise.
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La cérémonie de clôture a été marquée par des annonces significatives, notamment la remise des Awards du leadership en santé, mettant en avant l’engagement des professionnels de santé à travers le continent. Les attentes sont désormais fortes, avec l’espoir que les recommandations issues de ce congrès ne resteront pas lettre morte, mais seront mises en œuvre pour transformer le paysage de la santé en Afrique.
Ce congrès s’est donc affirmé comme une plateforme essentielle pour la coopération scientifique et l’innovation en matière de santé, renforçant l’engagement des acteurs africains à bâtir un avenir meilleur pour les générations futures. L’Université de Yaoundé I, hôte de cet événement, a joué un rôle clé dans la promotion du dialogue et de la collaboration, témoignant de son engagement envers la formation des futurs leaders en santé.
Avec cette 2ème édition du PALSA, un pas significatif a été franchi vers une amélioration durable de la santé maternelle et infantile en Afrique, soulignant l’importance d’une action collective et concertée. Les regards sont désormais tournés vers l’avenir, avec l’espoir que les recommandations formulées transformeront réellement le système de santé et amélioreront la vie des mères et des enfants sur le continent.
Mireille Siapje















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