Dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution (PIISAH), le ministère de l’Économie a procédé ce 29 octobre 2026 à la remise officielle d’un matériel agricole de pointe. Portée par le Projet d’Appui à la Résilience Économique (PAREC), cette initiative vise à mécaniser les filières maïs, manioc et banane plantain afin de réduire la dépendance du Cameroun aux importations.
Le vaste chantier de la souveraineté alimentaire au Cameroun franchit un nouveau cap décisif au cœur des politiques publiques de relance. Dans les salles d’apparat du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, l’effervescence des grands jours résonnait ce 29 octobre 2026. Réunis autour des autorités institutionnelles et des responsables de projets stratégiques, des dizaines de producteurs venus de divers bassins agricoles du pays ont vu leurs efforts couronnés par un soutien matériel massif. Cette cérémonie de remise officielle marque une étape charnière dans l’opérationnalisation du Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique, illustrant la volonté inébranlable des pouvoirs publics d’armer technologiquement les bras séculiers de la terre.
Au total, 28 acteurs clés de l’économie rurale, rigoureusement structurés en coopératives et en associations, ont réceptionné un arsenal d’équipements de pointe. Ces acteurs ciblés opèrent dans les chaînes de valeurs stratégiques du manioc, du maïs et de la banane plantain, trois piliers fondamentaux de la sécurité alimentaire et de l’approvisionnement des grands centres urbains nationaux. La mise à disposition de ces intrants matériels majeurs est à mettre au crédit du Projet d’Appui à la Résilience Économique, un bras financier et technique majeur dont les interventions ciblées visent à renforcer la capacité d’adaptation des exploitations locales face aux chocs économiques et climatiques. En dotant ces structures collectives d’outils modernes de production et de transformation, l’État entend accélérer la transition d’une agriculture de subsistance vers une véritable agro-industrie compétitive.
Dans l’assistance, l’émotion était à son comble au moment de la remise symbolique des clés de chaque engin. Présente parmi les récipiendaires, Lorène Ngaeba, responsable d’un Groupe
d’Initiative Commune implanté dans le département du Mbam et Kim, n’a pu dissimuler sa profonde gratitude en recevant les commandes d’un motoculteur flambant neuf. Les yeux pétillants d’espoir et la voix chargée de soulagement, l’agricultrice a salué une véritable délivrance pour les membres de son groupe. Dans cette zone à fort potentiel agricole, le travail manuel de la terre et la pénibilité du labour représentaient jusqu’alors des freins majeurs à l’extension des surfaces cultivables. Grâce à cette mécanisation attendue, la coopérative envisage désormais de quadrupler ses rendements de maïs et de manioc, tout en réduisant considérablement le temps et l’épuisement physique consacrés à la préparation des sols.
Cette action d’envergure s’inscrit en droite ligne des priorités stratégiques du gouvernement camerounais visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations de denrées de base. En injectant du matériel performant au sein des organisations paysannes, le Ministère de l’Économie réaffirme son engagement à consolider le tissu productif national et à valoriser le génie agricole local. L’impact attendu de ce rééquipement va bien au-delà de la simple hausse des volumes récoltés. Il s’agit de structurer durablement les filières, de fixer les jeunes et les femmes dans les espaces ruraux et de garantir des revenus décents aux communautés de base. L’exemple de Lorène Ngaeba et de ses pairs témoigne de la vitalité retrouvée d’un secteur agricole prêt à relever le défi du consommons local.











