À l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, célébrée le 13 octobre sous l’impulsion des Nations unies autour du thème « La résilience commence à la maison », les inondations s’imposent comme un risque majeur au Cameroun.
Après la pluie vient le beau temps. Un adage populaire qui prend un sens contraire au Cameroun. Dans certaines localités, quand le ciel s’assombrit déjà pour annoncer la pluie, les habitants sont engloutis par la peur. Au lieu d’espérer la fraîcheur après la pluie, ils redoutent plutôt la montée des eaux, des rues submergées et de leurs maisons qui seront envahies par les eaux.Depuis janvier 2026, plusieurs épisodes d’inondations ont causé des dégâts dans différentes villes du Cameroun.
Le 4 juin, à Yaoundé, les débordements du Mfoundi après de fortes pluies ont submergé des secteurs du centre-ville, notamment les environs de la Poste centrale, endommageant des équipements et perturbant les activités commerciales. À Douala, du 7 au 9 août, les eaux ont envahi des secteurs comme Makèpè-Missokè et le marché de Ndogpassi III, compliquant la circulation et les activités économiques. Le 5 août, à Limbé, dans la région du Sud-Ouest, les inondations ont touché plusieurs quartiers, dont Down Beach, Mabeta et Bota, ainsi que les abords du marché central, où des routes, des commerces et des habitations ont été affectés. Enfin, dans la nuit du 10 au 11 septembre, à Douala, de nouvelles inondations ont submergé des secteurs de Bonamoussadi, notamment Sable et l’entrée Mbanya.
À Bépanda-Bonabo, une femme enceinte a été retrouvée morte dans les eaux, une électrocution étant évoquée parmi les causes possibles. Une cinquantaine de maisons ont également été signalées endommagées dans la ville. Ces événements illustrent la vulnérabilité persistante des populations face aux fortes pluies et aux débordements des eaux. Ces épisodes prolongent une situation déjà préoccupante. En 2024, les inondations avaient touché près de 460 000 personnes dans l’Extrême-Nord, avec 38 décès recensés entre juillet et septembre, selon les données humanitaires rapportées par l’UNICEF.
En 2025, des événements avaient encore été signalés à Yaoundé, Douala et dans d’autres localités. Les bilans disponibles ne permettent cependant pas de conclure à une hausse ou à une baisse nationale des inondations entre ces différentes années, les périodes et les zones couvertes étant différentes.Des cas d’inondations encore annoncésL’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) lance une alerte multi-risques pour la période du 11 au 20 octobre 2026. Le risque le plus étendu concerne les inondations. Sept régions sont sous menace. Le Sud-Ouest sera le plus touché les 11-14 et 17-19 octobre dans 15 localités dont Mamfe, Tiko et Mundemba.
Le Littoral suivra du 12 au 19 octobre à Edéa, Nkongsamba et Douala (arrondissements II, III, IV et V). L’Ouest, l’Adamaoua, le Nord-Ouest et le Sud sont également listés. Pour le Centre, l’alerte est donnée pour les 11-13 et 16-19 octobre à Akonolinga, Mbandjock, Eséka, Mbalmayo et à Yaoundé même, précisément dans les quartiers Nkolbisson, Centre-ville, Nkolmesseng, Mballa 3e, Elig-Edzoa et Obobogo-Rail.La résilience commence à la maison« La résilience commence à la maison » est le thème retenu par l’Organisation des Nations unies pour la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes en 2026.
Selon le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), la sécurité d’un logement dépend notamment de son emplacement, de sa conception, de son entretien et de sa capacité à résister aux aléas.
Marie Chantale FAIDA








