A l’occasion de la Journée internationale des réserves de biosphère, 30 jeunes Camerounais ont achevé ce 3 novembre 2026 à Yaoundé, une formation intensive au Bureau régional de l’UNESCO. Organisé en synergie avec le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), la Commission nationale du Cameroun pour l’UNESCO et l’Institute for Research on Indigenous Knowledge and Ecology (IRIKE), cet atelier visait à armer la jeunesse des outils et savoirs nécessaires pour piloter la conservation durable de l’environnement.
Face au dérèglement climatique, la déforestation et à l’érosion accélérée des écosystèmes, le renforcement de cette nouvelle génération répond à un impératif vital : Protéger la vie. La biodiversité constitue en effet le réseau vivant qui maintient l’équilibre global de la Terre. En fournissant l’eau douce, l’alimentation, les matériaux et les molécules médicales essentiels, elle soutient l’économie mondiale et la santé publique. Les écosystèmes préservés agissent également comme des boucliers naturels en absorbant le carbone et en réduisant les risques d’émergence de nouvelles zoonoses. Pour sauvegarder ce patrimoine, l’implication active et outillée de la jeunesse s’impose désormais comme un levier prioritaire.
Une séance de travail hautement pédagogique
Au cœur des travaux, les participants ont analysé les défis de conservation à travers
une étude de cas pratique consacrée à la Réserve de biosphère du Dja, située à cheval sur les régions du Sud et de l’Est du Cameroun. L’atelier s’est distingué par l’utilisation de l’outil ludo-pédagogique « Gardiennes et Gardiens des Savoirs de mon Terroir », conçu par l’association IRIKE, où chaque décision prise dans le jeu montre instantanément ses conséquences sur l’équilibre écologique et social du terroir. Cette approche immersive a permis d’élaborer des plans d’action territoriaux précis en intégrant la richesse des traditions autochtones dans la gestion moderne des ressources naturelles.
Cette dynamique collective a également été portée par un dialogue intergénérationnel enrichissant. Les interventions du Professeur François Bingono Bingono, anthropologue, et de Iyodi Dieudonné, porteur de tradition, ont transmis aux auditeurs la profondeur des savoirs ancestraux. En faisant alliance entre modernité institutionnelle et mémoire ancestrale, ces 30 jeunes formés disposent désormais des compétences requises pour assurer la résilience environnementale et la sécurité alimentaire des générations futures.






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