La douzième session ordinaire du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) se tient à Yaoundé. Cet événement marque la fin de la présidence de la République du Burundi, entamée en mars 2023 à Bujumbura. Calinie Mbarushimana, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage du Burundi, dresse le bilan d’un mandat caractérisé par des avancées scientifiques, des réformes structurelles et des blocages politiques.
L’action du Burundi avait pour but la restauration de la confiance entre la COMIFAC, les États membres et les partenaires de la finance. Les priorités incluaient l’organisation du sommet des chefs d’État, la sensibilisation au versement des cotisations et la recherche de solutions aux difficultés de la structure. Le sommet des chefs d’État n’a pas eu lieu en raison de choix de politique dans des États membres. Les concertations du 30 juin 2026 ont conduit à la proposition de passer le flambeau au Cameroun dans l’intention d’organiser ce sommet en 2027.
Dans le cadre de la feuille de route, le Burundi a organisé la conférence sur la transhumance entre les pays à Bujumbura en juillet 2023 avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC). Cette rencontre a établi des stratégies de collaboration entre les zones d’Afrique centrale et de l’Ouest. La présidence a mené des concertations avec les partenaires en septembre 2024 pour la mobilisation des ressources. Elle a conduit une mission à Sao Tomé en juin 2024 sur le versement des cotisations des États. Elle a participé à la COP28 sur le climat à Dubaï en 2023 et à la COP29 à Bakou en 2024. Elle a participé aux travaux du Conseil du PFBC à Kinshasa, à Douala et à Brazzaville. Elle a mené une concertation en avril 2025 pour la déclaration sur la COP30.
La collaboration avec les États du Bassin du Congo a permis le suivi de la facilitation de la France et du Congo au PFBC. Sur le plan des textes, le Plan de Convergence pour la période de 2026 à 2035 a obtenu la validation en septembre 2026. Le Secrétariat a créé des outils pour la lutte contre les infractions dans les forêts. Il a mis en place un comité pour la science avec l’appui des États. Le Secrétariat a publié l’État des Forêts 2025 en septembre 2026 et a lancé la préparation de l’État des Forêts 2027. La rédaction de la version trois de l’État des
Zones de Protection se poursuit. La COMIFAC a signé des accords avec la CIMA en 2026 et avec la CEC. La présidence a réuni plus d’un milliard de francs CFA entre 2023 et 2026 pour des projets dans les communautés. Des discussions se poursuivent avec la Banque africaine de développement (BAD). La co-facilitation de la RDC et de l’Allemagne succède à la co-facilitation de la France et du Congo au PFBC.
Les chiffres de la crise du budget
Le Secrétariat exécutif de la COMIFAC fait face à des difficultés de budget. Le personnel cumule vingt-deux mois d’arriérés de salaire. Le Secrétaire Maïdou indique que l’équipe passe environ 40 % de son temps à chercher des réponses aux demandes du personnel au lieu de travailler sur les projets. La tenue de la réunion des ministres exige un montant de 120 millions de francs CFA et nécessite le soutien des partenaires.
Les chiffres des versements indiquent que cinq pays ont versé environ 551 millions de francs CFA en 2023. En 2024, deux pays seulement ont payé. En 2025, sept pays ont versé une somme de 45 millions de francs CFA. En 2026, deux pays ont effectué un paiement. Le Cameroun a payé ses cotisations et a donné un immeuble pour le siège de l’institution.
Les données sur les forêts du bassin du Congo
Les partenaires du Monde annoncent un engagement de plus de 2,9 milliards de dollars jusqu’en 2030 dans le cadre de l’accord de Belém. Le versement des cotisations par les États reste la condition pour conserver le soutien des bailleurs de fonds.
Le Programme des Nations pour l’Environnement rappelle que le bassin du Congo abrite 28 % du carbone des tourbières de la terre. Le bassin abrite 10 000 espèces de plantes et 80 millions de personnes vivent dans ces zones. En 2025, la région a perdu 2,4 millions d’hectares de forêt. Le Ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun, Jules Doret Ndongo, demande aux pays membres de former la voix de la région pour la COP31 en Turquie afin d’obtenir des financements et de préserver la souveraineté des États






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