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Hôpital Régional de Bafoussam: Une révolution clinique pour la Journée internationale 2026.

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Ce mardi 12 mai 2026, l’hôpital régional de Bafoussam devient le théâtre d’une refondation de la discipline infirmière en Afrique centrale. Sous le thème « Nos infirmières, notre avenir – Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies », l’événement placé sous l’égide du Dr Jean-Marie Ndjip réunit une pléiade d’experts camerounais et internationaux. Conférences, ateliers pratiques et distinctions honorifiques y affirmeront une vérité longtemps étouffée : l’infirmier n’est plus un simple exécutant, mais un clinicien autonome dont le jugement éclairé sauve des vies. Entrée libre, exigence totale.https://www.annuaire-medical.cm/fr/rechercher-dans-l-annuaire/toutes-les-categories/hopitaux-publics/hopitaux-regionaux/118-hopital-regional-de-bafoussam

Ce mardi 12 mai 2026, l’Hôpital Régional de Bafoussam ne sera pas qu’un simple cadre hospitalier, il deviendra le cœur battant de l’excellence infirmière camerounaise. À l’occasion de la Journée internationale des infirmières, célébrant la naissance de Florence Nightingale, l’établissement dirigé par le Dr Jean Marie Ndjip offre une tribune d’exception aux gardiennes et gardiens de la santé publique. Sous le thème international « Nos infirmières, notre avenir – Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies », cet événement promet une refondation épistémique de la discipline infirmière en Afrique centrale. Il est une voix que l’on entend sans cesse, mais que l’on écoute rarement. Une présence qui veille quand la cité dort, qui panse quand la fièvre consume, qui décide quand le médecin est absent.

Cette voix, c’est celle de l’infirmier. Et si, enfin, on lui rendait sa place ? Non plus celle d’un simple exécutant, mais celle d’un acteur clinique autonome, dont le jugement éclairé sépare la vie de la mort. Ce 12 mai 2026, à Bafoussam, cette reconnaissance cesse d’être un vœu pieux

car elle devient un acte collectif, scientifique et politique. Placée sous le haut patronage du Directeur de l’Hôpital Régional de Bafoussam, le Dr Jean Marie Ndjip, la célébration de la Journée internationale des infirmières se mue en véritable université clinique. Au programme figurent des conférences, des panels, des ateliers pratiques, des distinctions honorifiques et une relecture profonde de ce que signifie « soigner » au Cameroun du XXIe siècle. L’entrée est libre, mais l’exigence est totale.

L’éclat de cette journée doit beaucoup à la présence exceptionnelle de la guest star de stature internationale, le Professeur Mary Atanga Bi Suh, infirmière PhD, vice-doyenne de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) de l’Université de Bamenda. Figure de proue de la recherche infirmière en Afrique centrale, elle incarne le mariage réussi entre la rigueur académique occidentale et la réalité clinique camerounaise. À ses côtés se tiendront le Pr Félix Désiré Sah Tatsing (infirmier PhD, HDR, Maître de Conférences), le Pr Azer Flavier Nde (infirmier PhD, MC), le Dr Melkior Fobasso (infirmier PhD, CC), le Dr François Roger Nguepy (infirmier, psychologue clinicien PhD), la Dre Thérèse Messe (infirmière PhD) et la Dre Olga Ngafeeson Mankfu (infirmière PhD). C’est ainsi une pléiade de cerveaux qui se retrouve au chevet du patient. Loin des discours convenus, le programme est construit comme un parcours d’excellence professionnelle.

Voici l’essence des sept grandes séquences qui sculpteront les esprits. Le thème inaugural, « Nos infirmiers, notre avenir : le pouvoir d’agir des infirmiers autonomes sauve des vies », porté par le Pr Atanga et le Pr Sah, posera la pierre angulaire de la journée en affirmant que l’autonomie professionnelle n’est pas un privilège, mais une nécessité pragmatique. Dans un district de santé aux ressources contraintes, l’infirmier autonome est celui qui trie, décide, administre et réfère sans délai. Ses mains sauvent parce que son jugement a été libéré. Parallèlement, investir dans le professionnalisme et les compétences pour des soins de qualité, sous la modération de la Dre Ngafeeson, démontrera qu’il ne s’agit pas de compétences abstraites, mais de gestes concrets comme la pose de voie veineuse difficile, le calcul de dose pédiatrique ou la lecture critique d’une courbe de température. L’investissement dans la formation continue n’est pas un coût, c’est le plus rentable des capitaux sanitaires.

En outre, la démarche scientifique sera présentée comme le fondement d’une pratique infirmière de qualité sous la direction du Pr Sah. L’infirmier n’est pas un empirique chanceux, il est un clinicien qui observe, questionne, mesure et corrige. Cette session rappellera que tracer une constante, c’est faire de la science et que la science infirmière a ses propres méthodes, aussi rigoureuses que la médecine interne. Dans la même lignée, le remplissage du dossier patient à l’Hôpital Régional de Bafoussam sera présenté par le Dr Kembou. Cet acte modeste en apparence est titanesque en réalité car un dossier bien tenu protège le patient, guide le confrère et sécurise l’hôpital face aux risques médico-légaux. La traçabilité devient alors une thérapie silencieuse. Par ailleurs, la recherche s’impose comme moteur de développement via l’Evidence-Based Practice (EBP), session modérée par le Dr Nguepy.

Il ne suffit plus de faire ce que l’on a toujours fait, car l’EBP est l’art de soigner en s’appuyant sur les meilleures preuves scientifiques actuelles, adaptées au terrain camerounais. Il s’agit d’une révolution tranquille contre les routines mortifères. En ce qui concerne la surveillance du malade, notamment dans les services de pédiatrie et médecine interne, le Dr Fobasso expliquera qu’entre un enfant qui convulse et un adulte en choc septique, la surveillance n’est pas une veille

passive, mais une véritable chasse aux signes permettant de détecter l’infime déclin avant la catastrophe. Enfin, l’accueil du malade, modéré par la Dre Messe, rappellera que le premier geste soignant est trop souvent négligé alors qu’un accueil digne réduit la douleur morale et favorise l’alliance thérapeutique. La courtoisie n’est pas un ornement, c’est une molécule.

Trois moments viendront couronner cette intelligence collective en marge du tronc commun. D’abord, la psychologie du travail, abordée par le Dr Dongmo Aurélien, traitera de la manière dont l’infirmier évite le burnout dans un système souvent défaillant. Ensuite, l’atelier sur la réflexologie, animé par les enseignants de l’Institut Catholique de Bafoussam (ICAB), proposera une approche non médicamenteuse de la douleur qui replace les mains au centre du soin. Enfin, les distinctions honorifiques offriront une reconnaissance publique des infirmiers de l’ombre dont l’impact professionnel quotidien mérite la salle des fêtes. Sont attendus les infirmiers diplômés, sages-femmes, maïeuticiens, aides-soignants, étudiants et élèves infirmiers.

La conférence se tiendra dans la salle prestigieuse de l’Hôpital Régional de Bafoussam dès 09h00 précises avec une tenue correcte exigée, car l’élégance rend hommage à la fonction. Quand Bafoussam parle d’infirmiers, le Cameroun tout entier retient son souffle. Ce 12 mai 2026 restera comme le jour où l’on cessa de dire que l’infirmier assiste le médecin pour affirmer que l’infirmier sauve des vies, par lui-même, pour lui-même et avec les siens. Sous la bienveillance du ministère de la Santé publique et l’autorité du Dr Jean Marie Ndjip, cette célébration est un acte de libération professionnelle. À toutes les infirmières et tous les infirmiers : venez, car votre avenir vous attend et il est désormais autonome.

E.S.N

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