Face au drame qui a secoué le Lycée d’Anguissa et ému l’opinion, le top management de l’Hôpital de District de Nkolndongo oppose la rigueur des faits à la désinformation ; Alors que les réseaux sociaux accusaient l’établissement de négligence médicale et de corruption face au décès de l’élève Melissa Nga Mbida, un communiqué officiel rendu public par le top management de cette formation sanitaire conduit par Dr Francis Ngoujou apporte des éléments probants ; Admise en état de choc critique après un malaise en salle d’examen et une expulsion fœtale intra-véhiculaire, la jeune candidate de 22 ans a bénéficié d’une réanimation immédiate, mais infructueuse. Cette mise au point capitale, validée par les autorités locales protège l’éthique des soignants et préserve ladignité du deuil face aux rumeurs virales.https://www.annuaire-medical.cm/fr/rechercher-dans-l-annuaire/toutes-les-categories/ministere-de-la-sante-publique/districts-sanitaires/districts-sanitaires-du-centre/320-district-sanitaire-de-nkoldongo.

Au lendemain d’une vague d’indignation numérique alimentée par des rumeurs de négligence médicale, la direction de l’Hôpital de District de Nkolndongo sort du silence. À travers un communiqué officiel d’une rigueur chirurgicale, le top management fait toute la lumière sur le décès tragique de la jeune élève Melissa Nga Mbida, opposant les faits cliniques à la désinformation virale.
Tout commence le mardi 26 mai 2026. Une onde de choc secoue les plateformes numériques, particulièrement le canal Telegram de l’activiste N’Zui Manto, suivi par plus de 437 000 abonnés. L’information partagée est grave, voire révoltante : une jeune élève, candidate aux épreuves du Baccalauréat de la session 2026 et visiblement enceinte, serait décédée à l’Hôpital de District de Nkolndongo. Selon ces publications virales, sa mort serait consécutive à un défaut de prise en charge, des stagiaires de la formation sanitaire ayant prétendument conditionné les premiers soins au versement préalable d’une somme de 8 000 francs CFA.
Très vite, l’opinion publique s’enflamme. Face à ce qui s’apparentait à un énième scandale médical, le top management de l’institution hospitalière se devait de réagir. Non pas pour entrer dans la polémique, mais pour rétablir une vérité factuelle et médicale, indispensable à la préservation de la confiance entre les populations et leur système de santé.
La force des faits : La clarification de la direction
Dans un communiqué officiel du top management de cette formation sanitaire, daté du 27 mai 2026 et signé par le Directeur de l’hôpital, le Dr Francis Ngoujou, l’administration hospitalière oppose un démenti formel à cette version romancée et
destructrice. Avec une transparence absolue, le document détaille minute par minute le déroulement de ce mardi noir, révélant une réalité clinique bien différente et infiniment plus tragique.
Il s’agit en réalité de Mlle Nga Mbida Melissa, âgée de 22 ans, élève au Lycée d’Anguissa. Victime d’un malaise en pleine salle d’examen, elle a été évacuée d’urgence vers l’hôpital à bord d’un véhicule, accompagnée par l’infirmière de son établissement, arrivant aux urgences aux alentours de 07h48.
L’élément clé de cette clarification réside dans l’état de la patiente avant même de franchir le seuil de l’hôpital. Le rapport médical officiel précise que la jeune fille a subi une expulsion intra-véhiculaire de son fœtus (un mort-né macéré du deuxième degré pesant 900 grammes) ainsi que d’un placenta en état de putréfaction de 800 grammes. À son admission, l’adolescente se trouvait déjà dans un état de choc critique. Malgré une mobilisation immédiate de l’équipe médicale qui a pratiqué des manœuvres de réanimation intensives pendant plusieurs minutes, la patiente a malheureusement succombé.
L’importance cruciale d’une parole officielle forte
Cette sortie du top management de l’Hôpital de District de Nkolndongo revêt une importance capitale à plusieurs titres. En période de crise, le silence institutionnel est souvent interprété comme un aveu de culpabilité, laissant le champ libre aux spéculations les plus folles. En opposant la rigueur des faits médicaux à l’immédiateté émotionnelle des réseaux sociaux, le Dr Francis Ngoujou protège d’abord l’honneur et le professionnalisme de son personnel soignant, injustement cloué au pilori.

De plus, la transparence de l’institution s’est manifestée par une collaboration étroite avec les autorités locales dès les premiers instants. Le Sous-préfet de l’Arrondissement de Yaoundé 4, accompagné des Forces de Maintien de l’Ordre (Commissaire Spécial et Commissaire de Sécurité Publique), est descendu sur les lieux. Un entretien tripartite Direction, autorités administratives et famille de la défunte a permis d’établir la vérité dans le calme et le respect réciproque, loin du tumulte numérique.
Dignité face au deuil et éthique médicale
Par ce communiqué, la direction de l’hôpital rappelle une règle essentielle : la détresse humaine ne doit pas servir de combustible à la désinformation. Le décès d’une jeune fille de 22 ans, à l’aube de son avenir, est une tragédie nationale qui
impose le recueillement et la compassion envers sa famille.
En réaffirmant son alignement strict avec la politique régalienne du ministère de la Santé Publiqueà savoir: l’administration de soins d’urgence de qualité et sans conditions financières préalables, l’Hôpital de Nkolndongo envoie un signal fort. La vérité a été rétablie, l’éthique médicale défendue, et la mémoire de la jeune Melissa préservée des dérives de la rumeur.
Junior NTEPPE KASSI




