Placée sous le très haut parrainage du Président Paul Biya, la deuxième édition du Salon Interprofessionnel de l’Aquaculture du Cameroun (SIAC 2026) s’est achevée le 6 juin à Yaoundé. Au terme de six jours d’échanges intenses, acteurs publics, privés et partenaires internationaux ont formulé des recommandations majeures pour faire de l’aquaculture un levier national de développement économique, social et territorial.
« Vive le partenariat public-privé, vive la filière aquaculture, vive le Cameroun ! » C’est par cette vibrante proclamation du Secrétaire général de l’OIDAC, a clos, au nom des professionnels, la deuxième édition du Salon Interprofessionnel de l’Aquaculture du Cameroun (SIAC 2026). De l’avis unanime, cette rencontre, tenue du 1er au 6 juin à Yaoundé sous le très haut parrainage de Son Excellence Paul Biya, a tenu toutes ses promesses.
Dès la cérémonie de clôture, le représentant du ministère de tutelle n’a pas caché sa satisfaction. « De l’avis de l’ensemble des acteurs présents, le CIAC 2026 a été une grande réussite avec des résultats très concrets. Nous avons constaté des innovations, des équipements, des aliments extrudés, et surtout une mobilisation sans faille des producteurs et exposants », a-t-il déclaré. Cette réussite, il l’attribue au choix stratégique du gouvernement : « Le gouvernement a choisi l’option ‘La Poche Salon’ comme outil de promotion de la filière, centrée
autour d’une interprofession dynamique. »
Des signatures porteuses d’espoir
Deux annonces majeures ont marqué les esprits. D’une part, la signature d’une convention-cadre entre le MINEPIA et Bordelon de Trudy pour l’accompagnement des producteurs en mariculture. D’autre part, un partenariat historique entre l’OIDAC et l’institution financière ACEP, dédié au financement direct des aquaculteurs. Anicet Nkodo a salué cet élan : « Nous avons été témoins de la signature des conventions de collaboration entre l’OIDAC et ACEP pour le financement des aquaculteurs. Ce dynamisme nous permet de dire que les acteurs de la chaîne de valeur sont heureusement engagés dans la politique de reconstitution décidée par le Chef de l’État. »
Des recommandations fortes pour l’avenir
À l’issue des panels animés par des experts nationaux et internationaux (Aquabank de France, ADM Aquaculture des États-Unis, Jaïca du Japon), plusieurs recommandations phares ont été formulées : l’institutionnalisation d’une Journée nationale de l’aquaculture, la création d’une Agence de développement de l’aquaculture ; un guichet unique pour formaliser les fermes aquacoles ; la baisse des quotas d’importation des espèces locales (tilapia, carpe, caréas).
Une ovation et un appel aux financeurs
Prenant la parole, le Secrétaire général de l’OIDAC a tenu à honorer la présidente de l’interprofession, méritant selon lui « une ovation méritée ». Il a ensuite lancé un appel aux autres banques : « Je voudrais inviter les autres institutions financières à faire de même en signant des partenariats gagnant-gagnant avec l’interprofession. » Le représentant du gouvernement a conclu sur une note d’engagement solennel : « Toutes les recommandations feront l’objet d’un examen attentif et rigoureux au ministère de tutelle pour favoriser le développement de l’aquaculture au Cameroun. » Avant de déclarer officiellement close cette édition placée sous le signe de l’agriculture de seconde génération. Alors que les professionnels scandent déjà « Vivement l’édition 2028 », une conviction s’impose : le SIAC 2026 restera comme l’année où l’aquaculture camerounaise a pris son envol.














