Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
ASTUCE SANTE

L’obésité : Le prix de la malbouffe

Email : 9

La consommation excessive de fast-foods, de boissons sucrées et d’aliments riches en graisses, associée au manque d’activité physique, favorise l’apparition de la graisse abdominale chez les jeunes filles et augmente les risques pour leur santé.

Les aliments riches en mauvaises graisses et les boissons alcoolisées augmentent les risques cardiovasculaires, les problèmes digestifs et abdominales, l’obésité grave.

Pour beaucoup de femmes, avoir quelques rondeurs a longtemps été vu comme un signe de bonne santé. Mais aujourd’hui, dans les villes comme Yaoundé, une autre réalité saute aux yeux : de plus en plus de jeunes filles ont le ventre qui prend rapidement du volume. Et derrière ce « gros ventre » se cachent souvent de mauvaises habitudes alimentaires et un mode de vie de plus en plus sédentaire. Au quartier Tamtam, les snacks et les points de vente de nourriture rapide attirent du monde du matin au soir. Shawarmas, frites, poulet, beignets, hamburgers et

boissons gazeuses sont devenus les compagnons du quotidien de nombreuses jeunes. Assise avec ses amies au bord de la route, Sandrine, 19 ans, reconnaît qu’elle mange rarement les repas préparés à domicile. « Quand on est dehors, on prend seulement ce qu’on trouve. Si tu as faim, tu achètes un shawarma ou les frites-poulet et c’est fini. Moi-même, quand je rentre tard, je ne peux pas encore commencer à cuisiner. Je mange dehors. Mais franchement, je vois que mon ventre est en train de sortir. Avant, mes habits me serraient bien. Maintenant, certains ne me vont même plus », confie-t-elle. Non loin de là, Priscille, 20 ans, tient une bouteille de boisson gazeuse à la main. Elle admet avoir du mal à se passer des boissons sucrées. « L’eau seulement là, ça me fatigue. Il me faut toujours quelque chose de sucré et bien glacé. Je sais que ce n’est pas bon, mais j’ai déjà pris l’habitude. Maintenant, même si je ne suis pas grosse, j’ai le ventre qui est sorti. Souvent, les gens me demandent même si je suis enceinte », raconte-t-elle. À ces habitudes alimentaires s’ajoute parfois une consommation régulière d’alcool. Nadège, étudiante, ne cache pas ses excès. « Moi, je bois beaucoup. Je peux finir 6 bières dans une journée. Les gens parlent de mon ventre, mais je m’en fiche », lance-t-elle.

Une vie de plus en plus sédentaire

Au-delà de l’alimentation, le manque d’activité physique contribue également à cette prise de graisse abdominale. La marche est progressivement remplacée par les motos-taxis, même pour les trajets les plus courts. Une fois à la maison, de nombreuses jeunes passent plusieurs heures devant leurs écrans. Josiane, 21 ans, reconnaît cette réalité avec humour. « Moi je déteste marcher. Même si étant au carrefour, je vois ma maison de loin, c’est moto direct. Et quand je rentre à la maison, je m’allonge avec le téléphone. Toute la journée, je suis sur TikTok, WhatsApp, Facebook. En même temps, je grignote les chips et les biscuits. », confie t-elle. Dans les rues de Yaoundé, ce constat revient de plus en plus fréquemment. Entre la consommation excessive de fast-foods, les boissons sucrées à longueur de journée et le manque de mouvement, l’accumulation de graisse au niveau du ventre tend à se banaliser chez certaines jeunes filles.

Une véritable menace pour la santé

Pour les spécialistes de la nutrition, cette situation dépasse largement les considérations esthétiques. La graisse abdominale représente un véritable facteur de risque pour la santé. Nutritionniste, Lucie Doumzaraï tire la sonnette d’alarme. « Cette mauvaise alimentation favorise l’apparition de ce qu’on appelle la graisse viscérale. C’est une situation alarmante », prévient-elle. Selon elle, cette accumulation de graisse autour des organes augmente les risques cardiovasculaires, notamment l’hypertension artérielle. Elle favorise également le développement du diabète de type 2 en

perturbant la sensibilité à l’insuline. D’autres conséquences peuvent apparaître, notamment des troubles hormonaux et reproductifs pouvant entraîner des perturbations du cycle menstruel et, dans certains cas, des difficultés de fertilité. La spécialiste évoque aussi des problèmes digestifs chroniques tels que les ballonnements, la constipation ou les douleurs abdominales. À cela s’ajoutent des répercussions psychologiques importantes, notamment une baisse de l’estime de soi, l’anxiété, la dépression et certains troubles du comportement alimentaire pouvant conduire à l’obésité.

Adopter de nouvelles habitudes

Face à cette progression inquiétante, les professionnels de santé plaident pour une prise de conscience collective. Pour Lucie Doumzaraï, la prévention passe avant tout par une meilleure hygiène de vie.« Il est impératif de réduire la consommation de sucre, de matières grasses et d’alcool, tout en augmentant sa consommation d’eau afin de faciliter la digestion. La pratique régulière d’une activité physique est également indispensable. Trente minutes d’exercice par jour, associées à un sommeil de qualité, permettent de mieux réguler le métabolisme », recommande-t-elle. La nutritionniste insiste également sur la nécessité de consulter un professionnel de santé en cas d’augmentation rapide du tour de taille. Car contrairement à certaines idées reçues, le « gros ventre » n’est pas un signe de bonne santé. Il peut au contraire constituer un signal d’alerte que l’organisme envoie et qu’il convient de prendre au sérieux. Cette version est plus proche du style d’un reportage de presse écrite, avec des intertitres journalistiques, des transitions naturelles et une hiérarchisation plus claire de l’information.


Le ventre plat tant recherché sur les réseaux sociaux ne se trouve pas dans les gaines ou les thés amincissants miracles vendus en ligne, mais dans le retour à une alimentation locale et équilibrée.

Marie Chantale FAÏDA

Leave a Reply

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1419 du mardi 9 juin 2026

×