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Piqûres d’insectes : Pourquoi il ne faut surtout pas se gratter et comment soulager les démangeaisons ?

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Une piqûre de moustique, de fourmi, d’abeille ou de guêpe peut sembler anodine. Pourtant, le réflexe de se gratter prolonge les démangeaisons, augmente le risque d’infection et retarde la cicatrisation.

Après une piqûre d’insecte, il est recommandé de nettoyer la peau avec de l’eau propre et du savon puis appliquez du froid ou des huiles naturelles des plantes comme l’aloe vera, le neem.

Au quotidien, beaucoup connaissent cette scène : un moustique pique, la peau commence à démanger et, sans même y réfléchir, la main se met à gratter. Quelques secondes plus tard, le soulagement est là mais il ne dure pas. La piqûre devient plus rouge, plus gonflée et les démangeaisons reviennent de plus belle. Selon les spécialistes, ce réflexe, pourtant très courant, est précisément ce qui empêche la peau de guérir rapidement.

Pourquoi une piqûre démange-t-elle autant ?

Lorsqu’un insecte pique, il injecte une petite quantité de salive ou de venin dans la peau. En réaction, le système immunitaire libère de l’histamine ainsi que d’autres substances responsables de l’inflammation. C’est cette réaction naturelle qui provoque les rougeurs, le gonflement et les démangeaisons. Gérald KIERZEK, médecin urgentiste, sur le média en ligne Doctissimo, explique dans un article mis à jour le 29 juin 2026 par la journaliste Magali REGNIER que le grattage procure un soulagement très bref parce qu’il stimule les nerfs de la peau. Mais ce soulagement disparaît rapidement et laisse place à une inflammation plus importante. Cette observation selon l’article est confirmée par une étude dirigée par Daniel KAPLAN, dermatologue à l’Université de Pittsburgh. Ses recherches montrent que les personnes qui se grattent développent davantage d’inflammation que celles qui résistent à cette envie. Selon lui, une piqûre ignorée cesse généralement de démanger en quelques minutes, alors que le grattage peut faire durer les symptômes pendant plusieurs jours.

Pourquoi le grattage peut devenir dangereux

Au-delà des démangeaisons, le principal danger vient des blessures provoquées par

les ongles. Même lorsqu’elles sont invisibles à l’œil nu, ces petites lésions fragilisent la peau et permettent aux bactéries d’y pénétrer. Gérald KIERZEK souligne que ce phénomène favorise les infections cutanées, parfois accompagnées de pus, de douleurs importantes ou de cicatrices. Les enfants sont particulièrement exposés, car ils ont tendance à se gratter plus vigoureusement et plus longtemps. Les médecins rappellent également qu’une piqûre d’abeille ou de guêpe peut parfois provoquer une réaction allergique grave. Un gonflement du visage, une difficulté à respirer, des vomissements ou un malaise doivent conduire à consulter immédiatement un service de santé. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle qu’une prise en charge rapide peut sauver la vie des personnes victimes d’une réaction allergique sévère.

Les gestes qui soulagent vraiment

Selon les spécialistes, la première chose à faire est de nettoyer délicatement la zone touchée avec de l’eau propre et du savon afin de limiter le risque d’infection. Il est ensuite conseillé d’appliquer une compresse froide ou quelques glaçons enveloppés dans un linge pendant une dizaine de minutes. Le froid diminue le gonflement, calme les démangeaisons et ralentit la réaction inflammatoire. Les astuces naturelles sont également citées par les experts. Parmi les plantes les plus connues figure l’aloe vera. Son gel frais apaise la peau, procure une sensation immédiate de fraîcheur et contribue à diminuer l’irritation chez de nombreuses personnes. Selon des documents techniques de l’OMS consacrés à la lutte contre les moustiques, les feuilles de neem, peuvent contribuer à réduire les piqûres, même si leur efficacité reste moins constante que celle des répulsifs modernes. La citronnelle est également appréciée pour son odeur qui repousse temporairement les moustiques.

Face à une piqûre d’insecte, le meilleur réflexe n’est donc pas de se gratter, mais de protéger la peau et de la laisser guérir. Quelques gestes simples suffisent souvent à éviter plusieurs jours d’inconfort et parfois des complications plus sérieuses.

Marie Chantale FAIDA

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