Le pays a enregistré un total de 116 081 accidents sur la période 2008-2014, ce qui représente une moyenne stupéfiante de près de 46 accidents par jour. C’est ce que révèle la Stratégie Sectorielle de la Santé 2020-2030.
Ces chiffres, en valeur absolue, illustrent l’ampleur du problème. En effet, la grande majorité de ces sinistres, soit 81,25 %, surviennent dans les milieux urbains, tandis que les zones interurbaines sont concernées par seulement 18,75 % des cas. De plus, si le nombre de décès a légèrement diminué, passant de 1 588 à 1 170 entre 2011 et 2013, le taux de létalité reste une source de vive inquiétude.
La principale préoccupation réside donc dans ce taux, qui avoisine encore les 40 %. Selon le document de stratégie, ce chiffre élevé “témoigne soit d’une faible promptitude/efficacité dans la prise en charge des victimes des AVP, soit de la gravité des cas.” Cette observation met en évidence un manquement critique dans la chaîne de secours.
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Des services d’urgence peu fonctionnels, un obstacle majeur
Le document souligne que les Services d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU) ont été créés pour répondre à cette problématique. Cependant, le texte précise que ces services sont “peu fonctionnels”, ce qui explique en grande partie la difficulté à réduire le nombre de décès liés aux accidents. Par conséquent, la coordination et l’efficacité de ces unités de secours sont des leviers essentiels pour inverser la tendance.
Face à ces chiffres alarmants, le défi pour les autorités est double : réduire la survenue des accidents routiers, mais aussi et surtout renforcer l’efficacité de la prise en charge des victimes. La modernisation et la fonctionnalité des Services d’Assistance Médicale d’Urgence constituent ainsi un enjeu majeur pour l’avenir de la sécurité routière et de la santé publique au Cameroun.
Percy MEVA’A Stg














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