La région du Nord est inscrite dans la dynamique de la célébration du mois camerounais de lutte contre le VIH. Plusieurs activités de sensibilisation se tiennent sous la coordination régionale du GTR Sida avec un message fort celui, d’encourager la population à se faire dépister.
Le mois camerounais de lutte contre le VIH Sida ne passe pas inaperçu dans la région du Nord. Depuis le 10 novembre dernier, le groupement technique régional(GTR) de lutte contre Sida dans le Nord mène des activités de sensibilisation sur le terrain qui se poursuivent jusqu’à ce jour. Des actions de concrètes qui ne cessent d’éveiller la conscience des populations leur rappelant que le virus du Sida est réel et rode. Au-delà de faire recours au moyen de protection, le dépistage sauve des vies. C’est pourquoi, à bord des unités mobiles, les agents de mobilisation communautaire sensibilisent à travers des causeries éducatives, les campagnes de dépistage gratuit et en cas de séropositivité, la garantie d’un traitement les aide à maitriser la charge virale. C’est ainsi dans toutes les artères des principales villes de la région du Nord.
La 10ème édition du mois camerounais de lutte contre le VIH Sida vient donc préparer le terrain de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le virus. Une période d’instances activités qui appelle une grande mobilisation contre les affres du VIH. Des séances de counseling se tiennent sur place et pour les volontaires, le dépistage s’effectue séance tenante et le résultat est remis dans la discrétion. Le stigmate et la peur qui entouraient la maladie disparaissent peu à peu car beaucoup aujourd’hui acceptent sans le moindre effort aller se faire dépister, tout comme plusieurs aussi acceptent suivre un traitement. Tout ce revirement est le fruit des nombreux messages de sensibilisation qui aujourd’hui rassurent. Les activités vont se poursuivre jusqu’au 8 décembre prochain et le GTR Sida Nord viendra tout boucler avec la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida placée sous le thème : « surmontons les perturbations et transformons la riposte du VIH »
Marcus DARE
A lire aussi: Brume sèche, fraîcheur dans le Nord : Une menace pour la santé infantile
Réaction
« Il faudrait dire que la population a pu accueillir les campagnes que nous avons organisées avec beaucoup d’objectivité et avec beaucoup d’intérêt »

Dans quel contexte est célébré cette année le mois camerounais de lutte contre le VIH Sida?
Le mois camerounais est cette dynamique que le Cameroun a voulu élargir pour pouvoir mener des activités de dépistage, de communication, de mobilisation, afin que l’on puisse avoir à l’esprit que le VIH est un problème de santé publique. C’est cette période que l’on appelle le mois camerounais qui se clôture le 1er décembre, date à laquelle nous célébrons la journée mondiale de lutte contre le VIH. Nous célébrons la 38e édition sur le thème surmontons les perturbations et transformons la riposte au VIH Sida.
Quels sont les défis actuels qui contextualisent la célébration de cette année?
Effectivement, la contextualisation du mois camerounais et de la journée mondiale de lutte contre le VIH sur le thème surmontons les difficultés et transformons la riposte au VIH vient du fait que nous traversons une crise selon laquelle le gouvernement américain a réduit ses financements. Cela a eu un impact sur la mise en œuvre des activités. Le gouvernement camerounais a pris à bras le corps cette réduction et a élaboré un plan de mitigation pour pouvoir contenir l’impact, c’est-à-dire réduire l’impact de la baisse de ces financements. Plusieurs actions ont été entreprises. Il est question pour nous d’innover et de pouvoir chercher d’autres sources de financement, entre autres les structures privées, les collectivités territoriales décentralisées, et aussi d’accompagner la communauté dans le cadre d’un leadership local pour pouvoir répondre de façon efficace aux problèmes qui leur touchent.
Comment appréciez-vous le retour de la population concernant les activités de terrain que vous organisez dans le cadre du mois camerounais de lutte contre le VIH ?
Il faudrait dire que la population a pu accueillir les campagnes que nous avons organisées avec beaucoup d’objectivité et avec beaucoup d’intérêt. Ce qui fait qu’actuellement nous menons des campagnes de dépistage gratuit, sensibilisation, à travers les unités mobiles, à travers les outils de communication que nous disposons. Donc la communauté, la population, prend toutes ces informations pour pouvoir véritablement nous aider, nous les professionnels de santé, à lutter contre le virus.
Un message de sensibilisation ?
Le message que nous voulons faire passer véritablement, c’est le message que le thème nous donne. Transformons, surmontons les difficultés et transformons la riposte. Véritablement, c’est un thème qui nous plonge dans la lutte même contre le VIH Sida en cette période. Donc ce que nous pouvons dire, nous pouvons dire que le VIH Sida reste un problème de santé publique et que les résultats que nous avons obtenus puissent être pérennisés, puissent être maintenus. Et que nous devons innover, nous devons trouver d’autres stratégies pour pouvoir, combler les gaps afin que nous puissions atteindre les 95, 95, 95 et les 10, 10, 10 en termes de stigmatisation et de discrimination.
Interview menée par Marcus DARE














Comments are closed