Nommé par décision ministérielle numéro 1585 du 12 juin 2026, le délégué régional par intérim, Tchedele Guillaume a reçu hier, 08 juillet 2026 l’onction de l’autorité administrative. Joseph Christian Abouma Biloa, secrétaire général des services du gouverneur de l’Adamaoua a invité Tchedele Guillaume a assuré la continuité du service
La salle des réunions de la délégation régionale de la santé publique de l’Adamaoua a servi de cadre hier, 08 juillet 2026 à la cérémonie de passation de service technique entre les délégués sortant et entrant de la région.
L’enceinte de la délégation pleine à craquer a permis au représentant du gouverneur de la région d’égrennaier un chapelet de recommandations. Des recommandations qui vont dans le sens de la continuité du service, tout en étant à l’écoute de ses collaborateurs en vue d’atteindre des meilleurs indicateurs de la santé dans cette vaste région.
Il devra s’appuyer sur l’ensemble de 12 chefs de districts qui se disent disponibles à accompagner le nouveau délégué. De Ngaoundéré à Banyo en passant par Meiganga, Ngaoundal et Tibati, tous se disent disposés à être au service de la population sous l’encadrement du délégué.Administrateur principal de la santé publique, Tchedele Guillaume n’est pas nouveau dans la région. Avant sa nomination, il assurait le poste de chef de service régional des affaires générales.
Il devra puiser dans cette riche expérience de plus de 10 ans pour remplir son cahier de charge. Au docteur Djamilatou Leila appelée à diriger le Centre Hospitalier Régional de Garoua, l’autorité administrative a salué la loyauté et la franche collaboration avec l’autorité. Ce qui, selon Joseph Christian Abouma Biloa a conduit les pouvoirs publics à lui renouveler sa confiance en l’appelant à diriger cet hôpital de deuxième catégorie dans la région du Nord.
Après 5 ans à la tête de la santé publique dans l’Adamaoua, le docteur Djamilatou aura contribué à l’amélioration de la couverture vaccinale, l’envol de la première phase de la Couverture Santé Universelle (CSU).
Au-delà de cette passation de témoin, le nouveau délégué intérimaire est appelé à imprimer ses marques dès demain avec le début du tour 2 de la campagne de riposte à l’épidémie de poliomyélite couplée la semaine d’action de santé et de nutrition infantile et maternelle tour 1. Sur le terrain, les équipes sont déjà mobilisées.
REACTIONS : Révérend Jean Marc Djouldé, Directeur de l’œuvre de Santé de l’Eglise Evangélique du Cameroun
« Nos portes sont toujours ouvertes et nous viendrons toujours vers lui ».

L’accompagnement est naturel. Étant à la tête d’une formation sanitaire, notre souhait c’est d’être toujours auprès du délégué pour pouvoir mettre en œuvre tous les programmes qui seront édictés au niveau national. Et aussi, nos attentes c’est qu’il approche également les formations sanitaires confessionnelles.
Nous en avons aussi besoin. Parce qu’on a toujours l’impression que ceux de l’État ne veulent accompagner que les formations sanitaires publiques et peut-être négliger un peu les formations sanitaires privées. Nous souhaitons qu’il nous accompagne.
Nos portes sont toujours ouvertes et nous viendrons toujours vers lui, pour que la collaboration, n’est-ce pas, puisse avancer pour le bien-être de la population de l’Adamaoua.
Dr Kamdem Kouam, Chef de district de santé de Banyo
« Plus d’écoute et de disponibilité ».

En ce qui concerne l’accompagnement, cet accompagnement doit rester conforme à la feuille de route que la hiérarchie a donnée au nouveau délégué par intérim et aller dans le sens de renforcement de ce qui a été fait avec le délégué sortant. En ce qui concerne les attentes, c’est beaucoup plus en termes d’écoute et de disponibilité.
On espère que le nouveau sera disponible pour entendre les doléances qui vont monter de la base. Un adage dit que le berger a besoin d’un seul bâton pour diriger son troupeau. Mais un leader un responsable doit choisir un bâton pour chaque personne qu’il dirige. Donc les attentes vont être forcément multiples. En passant par l’écoute, par l’échange, par la disponibilité, je crois qu’on peut facilement atteindre ces objectifs.
Docteur Elvins Tsaku, Chef de district de santé de Ngaoundal
« Nous comptons continuer le même suivi »

Les attentes sont celles formulées par le cahier de charge qui lui est attribué par la hiérarchie. Et nous comptons, comme nous avons fait avec le délégué sortant, continuer le même suivi, le même accompagnement dans tous les programmes de santé et surtout pourquoi pas aller au-delà des performances que nous avons déjà atteintes.
Les défis restent principalement l’enclavement des structures, un problème énorme en ressources humaines, problème d’infrastructures, plusieurs centres de santé qui ne sont pas construits selon les normes et le problème d’équipements.
Docteur Abdoul Nasser, Chef de district de santé de Tibati,
« Nous sommes là pour accompagner monsieur le délégué dans ses fonctions ».

Et nous sommes là pour accompagner monsieur le délégué dans ses fonctions. Le district de Tibati est l’un des districts les plus vastes de la région. Tout à fait, comme vous l’avez dit, c’est l’un des districts les plus vastes, à environ 9000 km², donc vous voyez que c’est vraiment vaste et enclavé.
On a donc ce problème d’accès difficile à certaines formations sanitaires, surtout en période de saison pluvieuse. On a donc ce défi. On a également une difficulté au niveau de la ressource humaine, qui est aussi le problème des autres formations sanitaires de la région de l’Adamaoua. Et à côté de cela, on se bat, on fait les efforts pour que la coordination tienne.
Il faut dire qu’on est accompagné également, non seulement par la hiérarchie au niveau de la région, mais même localement avec les autorités administratives qui nous accompagnent tout au long.













