C’est une affection rare qui concerne moins de 5 % des cancers féminins, soit moins de 1 000 femmes par an. L’âge moyen lors du diagnostic du cancer de la vulve est de 74 ans.
Le cancer vulvaire est une forme de cancer gynécologique rare. Il affecte surtout les femmes âgées de 70 ans ou plus. Le cancer de la vulve désigne une tumeur présente sur la face interne des petites ou des grandes lèvres, ou sur le clitoris. Le cancer vulvaire, ou cancer de la vulve, est un cancer qui affecte les organes génitaux. Il se manifeste par l’apparition d’une tumeur sur la face interne des petites ou grandes lèvres (8 cas sur 10). Ou sur le clitoris. Cette tumeur de la vulve est due à la prolifération anormale de cellules saines qui deviennent des cellules cancéreuses.
Selon le type de cellules concernées, on distingue plusieurs types de cancers vulvaires. Dans la très grande majorité des cas (90 %), il s’agit de carcinomes épidermoïdes. C’est-à-dire des cancers qui se développent à partir des cellules épithéliales (néoplasies intra-épithéliales). Parmi les 10 % de cas restants, on trouve des mélanomes vulvaires (5 %), des adénocarcinomes, des carcinomes basocellulaires et des cancers type maladie de Paget vulvaire. Les mélanomes se développent à partir des mélanocytes (cellules des pigments de la peau). Quant aux adénocarcinomes, ils sont issus des cellules glandulaires (glandes de Bartholin).
C’est une affection rare qui concerne moins de 5 % des cancers féminins, soit moins de 1 000 femmes par an. Il touche surtout les patientes après la ménopause. L’âge moyen lors du diagnostic du cancer de la vulve est de 74 ans.
La cause principale du cancer vulvaire est une infection au papillomavirus cancérigène (95 % des cas). En cause, le virus HPV (Human–Papillomavirus-virus), souvent contracté par la femme jeune au début de sa vie sexuelle. L’infection au HPV fait partie des trois IST (infections sexuellement transmissibles) les plus fréquentes. C’est pourquoi les autorités de santé françaises recommandent la vaccination contre le HPV chez les filles et garçons de 11 à 13 ans.
En cas d’infection au HPV, le système immunitaire produit des anticorps pour détruire le virus. Mais si le système immunitaire est défaillant, le HPV peut demeurer dans l’organisme et engendrer des lésions. Ces lésions précancéreuses peuvent survenir au niveau de l’anus, du vagin, du col de l’utérus ou encore de la vulve.
Enfin, on a aussi identifié des facteurs de risque de cancer vulvaire. Le cancer vulvaire a plus de chances de se développer chez des personnes immunodéprimées (sida, greffe, maladies auto-immunes, chimiothérapie, corticoïdes…). Autre facteur de risque du cancer de la vulve : le tabac.
Dans les premiers temps, le cancer vulvaire peut demeurer asymptomatique. Puis des symptômes du cancer de la vulve apparaissent qui nécessitent une prise de rendez-vous sans attendre avec le médecin gynécologue. Il s’agit de plaques, lisses ou rugueuses, avec une pigmentation de la peau rouge ou blanche. Ces ulcérations plates peuvent saigner ou exsuder un liquide aqueux et ne guérissent pas. Elles entraînent généralement un prurit persistant.
En cas de suspicion de cancer vulvaire, le gynécologue prescrit alors une biopsie, c’est-à-dire un prélèvement de tissu vulvaire, en vue d’une analyse en laboratoire. Cette biopsie est effectuée sous anesthésie locale en cabinet ou sous anesthésie générale en milieu hospitalier selon les cas. C’est la biopsie qui va permettre de confirmer ou d’infirmer un cancer vulvaire.
La prise en charge thérapeutique du cancer vulvaire prend en compte le stade du cancer, son type (carcinome épidermoïde, mélanome…), sa taille, son étendue. Un suivi gynécologique : tous les semestres, la patiente doit consulter son gynécologue pour un examen gynécologique. Et ce, pendant 5 ans. Puis ces examens s’effectuent ensuite au rythme de 1 par an. Il s’agit de surveiller les signes d’une potentielle récidive.
E.S.N









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