Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • INSIDE HOSPITAL
  • Centre Hospitalier Régional de Garoua : Campagne de dépistage gratuit des hépatites
INSIDE HOSPITAL

Centre Hospitalier Régional de Garoua : Campagne de dépistage gratuit des hépatites

Email : 45

Depuis le lundi 27 juillet 2026, l’institution sanitaire offre aux populations une opportunité de connaître gratuitement leur statut sérologique vis-à-vis des hépatites B et C. Une campagne qui se poursuit jusqu’au 1er août prochain.

Au Centre hospitalier régional de Garoua, l’ambiance est toute autre depuis le lundi 27 juillet 2026. Dans les couloirs de l’institution sanitaire, les patients se succèdent. Certains viennent pour une consultation ordinaire, d’autres ont choisi de profiter d’une opportunité qui ne se profile pas tous les jours, se faire dépister gratuitement contre les hépatites B et C. La campagne organisée par l’hôpital bat son plein et attire progressivement les populations de Garoua et de ses environs.

Dès les premières heures de la matinée, les premiers demandeurs du dépistage ont commencé à affluer. Dans un accueil chaleureux et rassurant, les patients sont orientés vers les différents points aménagés pour la circonstance. L’objectif est de permettre à chacun de connaître son statut sérologique et, en cas de résultat positif, d’être orienté vers une prise en charge adaptée.

Sous la direction du Dr Djamilatou Leila, le Centre hospitalier régional de Garoua a mis en place un dispositif particulier pour faciliter le parcours des patients. Dès leur arrivée, les demandeurs sont accueillis et installés. Ils sont ensuite enregistrés avant d’être pris en charge suivant l’ordre d’arrivée. Le prélèvement constitue l’étape suivante. Après quelques minutes d’attente, les résultats sont disponibles. En moyenne, une dizaine de minutes suffit pour permettre au patient de connaître son statut. Cette organisation vise à réduire les délais d’attente et à rendre le dépistage aussi simple que possible.

« Hépatites, faisons tomber les barrières ». C’est le thème qui accompagne cette campagne particulière. Une thématique qui s’inscrit dans le contexte de la célébration de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, observée chaque année le 28 juillet. À travers cette initiative, le Centre hospitalier régional de Garoua entend contribuer à une meilleure connaissance de ces maladies et encourager les populations à adopter le réflexe du dépistage.

La campagne se poursuit jusqu’au 1er août 2026. Les populations de Garoua et des localités environnantes disposent donc encore de quelques jours pour profiter de cette offre de dépistage gratuit.

connaissance de son statut constitue la première étape vers une meilleure protection de sa santé. Jusqu’au 1er août, le message reste donc le même : faire tomber les barrières, dépasser la peur du dépistage et saisir l’opportunité offerte gratuitement aux populations.

Interview

« Nous attendons au moins 200 patients qui doivent venir se faire dépister »

Dr Lyhmi Njoya, Médecin en service au CHR de Garoua

Docteur, pourquoi le centre hospitalier régional de Garoua organise-t-il une campagne de dépistage des hépatites ?

Merci de me donner l’occasion de parler de la campagne qui est organisée au CHR de Garoua. C’est dans le cadre de la journée mondiale de la lutte contre les hépatites que nous organisons cette campagne de dépistage. Bien évidemment, en tenant compte des données épidémiologiques et dans le cadre de la lutte, nous avons décidé d’organiser cette campagne.

Quelles sont les attentes de l’hôpital à travers cette campagne ?

Alors, derrière la tenue de cette campagne de dépistage, on attend que les populations de la ville de Garoua se fassent dépister, mais surtout de diminuer le taux de prévalence de cette maladie de l’hépatite virale B et l’hépatite virale C dans la région du Nord. Nous attendons au moins 200 patients qui doivent venir se faire dépister, parce que l’on dit que l’hépatite virale B et l’hépatite virale C’est une épidémie silencieuse. Donc, c’est dans le cadre de la prévention, parce que pour se faire traiter, il faut savoir son statut. On ne peut pas se faire traiter si on ne connait

pas son statut.

Comment l’hôpital s’est-il organisé pour accueillir les patients, réaliser les dépistages et leur remettre les résultats ?

Dans le processus de dépistage, lorsque le patient arrive à l’hôpital, il se fait enregistrer. Ensuite, il va se passer un counseling pré-test, c’est-à-dire qu’on va parler de comment va se dérouler le dépistage, des résultats attendus, c’est-à-dire soit un résultat positif, soit un résultat négatif, les éventualités de ce qui vont se passer, que le résultat soit positif ou négatif. Ensuite, le patient va passer au prélèvement, on va lui prélever au niveau du doigt, et 30 minutes plus tard, on va lui remettre son résultat et il va se passer un counseling post-test. Si le résultat est positif, le patient sera orienté vers un spécialiste en gastroentérologie et pathologie, c’est-à-dire un spécialiste du froid et de la prise en charge de cette maladie, où il devra suivre un traitement.

Si le résultat est négatif, le patient aussi sera conseillé, et on le conseillera de prendre un vaccin contre l’hépatite virale B.

Quelle impression vous laisse la mobilisation et la réaction des premières personnes venues se faire dépister depuis le début de la campagne ?

En fait, je vous ai dit que les hépatites virales B et C sont appelées les tueuses silencieuses. Ça veut dire qu’on n’a pas souvent des signes de cette maladie, et lorsqu’on commence à avoir des signes parfois, c’est très tard. Donc c’est dans ce sens que oui, avec la multiplication et la sensibilisation au cours des journées mondiales de lutte contre l’hépatite virale B, l’hépatite virale C, toute cette sensibilisation qui se passe autour, les conférences-débats se tiendront ici au centre hospitalier régional avec des spécialistes, c’est-à-dire des gastro-entérologues, des hépatologues, des virologues, des biologistes. Que ce soit le dépistage chez la femme enceinte, de l’enfant etc., nous pensons qu’avec tout ça, les gens deviennent de plus en plus conscients de cette maladie. On ne met pas toujours sur le compte du fait que lorsqu’on a une cirrhose, c’est-à-dire une affection de l’hépatite à un stade terminal, que c’est seulement l’alcool, non. Ça peut être l’hépatite B et l’hépatite C. Surtout que l’hépatite B et l’hépatite C, disons, tuent plus que le sida et l’Afrique est le plus touchée. Donc je pense que dans cette sensibilisation, les gens deviennent de plus en plus conscients. D’ailleurs, c’est pour cela que nous attendons au moins 200 dépistages ici au CHR.

Quel message souhaitez-vous adresser aux populations de Garoua et de ses environs sur l’importance de dépistage des hépatites ?

On prend souvent des analogues par rapport aux maladies que la population connaît déjà. On vous dit que l’hépatite virale B et C est plus dangereuse, tue plus que le sida. Elle se transmet comme le VIH sida, c’est-à-dire par rapport au sexuel, mais elle tue plus que le sida. Justement parce qu’on peut être porteur sans avoir des signes. Voici la phrase, nous pouvons porter le virus de l’hépatite B sans le savoir. C’est pour ça qu’il est important de se faire dépister. C’est seulement le dépistage qui peut nous donner notre statut et savoir ce qu’on a à faire. Soit se vacciner, soit se protéger. Donc, il faut se dépister régulièrement contre cette maladie.

img

Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, il mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du secteur afin d'éclairer les populations sur l'éducation à la santé. En plus d'être journaliste, Marcus DARE est juriste.

Leave a Reply

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos Sante n°1458 du vendredi 7 aout 2026

×