Le dojo national de la Fédération camerounaise de judo était en ébullition le 11 juillet 2026 à l’occasion du championnat national individuel cadets & juniors. Entre la domination d’Energy Judo Club (EJC) et la montée en puissance de la relève, l’événement a brillé par son niveau technique, mais surtout par une organisation médicale irréprochable.
La guerre des athlètes sur tatami a tenu toutes ses promesses. Avec 40 clubs venus de six régions du pays et 202 athlètes en lice, l’édition 2026 du championnat national des jeunes a confirmé la vitalité du judo camerounais. Au terme d’une journée de combats intenses, c’est Energy Judo Club (EJC) qui s’est installé sur le toit du Cameroun avec une moisson impressionnante de 12 médailles, dont 4 en or. Les Panthers (PTH) s’offrent la deuxième place avec 3 titres, talonnés de près par le Kodokan Judo Bafoussam (KJB), qui complète le podium général. Une belle décentralisation des forces qui témoigne de l’élargissement de la discipline : 58 % des clubs engagés repartent avec au moins une médaille.
Une sécurité sanitaire érigée en priorité absolue
Au-delà de la ferveur sportive et des performances, le grand motif de satisfaction de cette édition réside dans la gestion logistique, et plus particulièrement dans son dispositif médical d’excellence. Dans un sport de combat à haute intensité où le risque de blessure est permanent, la Fédération camerounaise de judo (FECAJUDO) a mis les petits plats dans les grands.
« Il n’y a pas eu d’accident, c’est l’essentiel », s’est réjoui Alain Christian Kingue, le président de la FECAJUDO. Cette absence d’incident majeur n’est pas le fruit du hasard, mais bien celui d’une couverture médicale rigoureuse, réactive et présente à chaque instant au bord des tatamis. Des premiers soins rapides aux bilans de récupération, l’intégrité physique des 202 judokas a été préservée avec une efficacité remarquable, permettant aux jeunes athlètes de s’exprimer pleinement et en toute confiance.
Cap sur les défis internationaux de 2026
Sur le plan purement sportif, la direction technique nationale a pu évaluer les forces en présence. Avec une note globale estimée à 7/10 par le président de la fédération, le judo camerounais se sait en phase de progression. « Le niveau technique est plutôt moyen. Nous allons nous mettre résolument au travail pour upgrader ce niveau et donner plus de compétences à nos athlètes », a confié Alain Christian Kingue.
Le calendrier à venir s’annonce d’ailleurs dantesque pour la FECAJUDO. Dès le 15 juillet, les cadets et juniors entreront en stage bloqué pour préparer les Championnats d’Afrique de Casablanca (Maroc) prévus à la fin du mois, avant de se projeter vers les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar. Les seniors, quant à eux, s’envolent dès le 21 juillet pour Glasgow (Écosse) afin de peaufiner leur acclimatation pour les Jeux du Commonwealth. Entre les championnats du monde à Tachkent et Bakou en octobre, et l’African Open à domicile en novembre, le judo camerounais est sur tous les fronts, le corps sain et l’esprit conquérant.







