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Climat : Un ennemi implacable pour les volailles

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Outre les maladies, le climat de Maroua est un ennemi redoutable. En particulier, les mois de mars et d’avril sont particulièrement meurtriers pour les volailles.

Au cœur de Maroua, sous un soleil de plomb, Aboubakar Mohamadou mène un combat quotidien pour sauver sa ferme avicole. Ce jeune technicien, formé au Centre national zootechnique vétérinaire, a fait le choix de l’entrepreneuriat malgré les nombreux obstacles. À seulement 27 ans, Aboubakar Mohamadou incarne cette nouvelle génération de diplômés qui se lancent dans l’élevage local. Depuis 2022, il a fondé une ferme qui abrite plusieurs centaines de poulets. Néanmoins, cette réussite n’est pas sans défis.

Selon Aboubakar, « plus les poulets sont nombreux, plus le contrôle et le diagnostic sont compliqués ». Ainsi, pour protéger son cheptel, il mise sur la prévention en administrant des vaccins directement dans l’eau de boisson de ses volailles. Toutefois, le risque de maladie est constant. En effet, des pathologies comme le coryza, la coccidiose ou la salmonellose menacent en permanence son cheptel. Dans ces situations, Aboubakar réagit rapidement en administrant des traitements comme l’amoxicilline ou la tétracycline, mélangés à l’eau pour une meilleure absorption.

Outre les maladies, le climat de Maroua est un ennemi redoutable. En particulier, les mois de mars et d’avril sont particulièrement meurtriers pour les volailles. Comme l’explique le jeune technicien, « nous perdons souvent des poulets à cause de la chaleur, qui peut atteindre les 45 degrés ». Dans ces conditions extrêmes, même l’eau de boisson devient trop chaude et perd son pouvoir hydratant, ce qui affaiblit les poulets. Malgré tout, Aboubakar s’efforce d’offrir une alimentation de qualité à ses poulets. Il prépare un mélange précis de maïs, de tourteau de soja, d’arachide, ainsi que de minéraux et de vitamines. De cette manière, il garantit une croissance saine et une meilleure qualité de la chair, tout en renforçant leur immunité.

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En dépit de ces difficultés, Aboubakar garde le cap. Son objectif est clair : développer une ferme moderne capable de fournir un poulet sain et accessible à la population locale. Pour lui, l’aviculture est bien plus qu’un simple métier : « C’est un métier exigeant, mais il nourrit son homme », affirme-t-il avec un sourire. En définitive, sous le soleil écrasant de Maroua, ses volailles grandissent, et avec elles, l’espoir d’un avenir prospère dans un secteur plein de potentiel.

Samuel ADJEWA

 

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