Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 48,5 millions de personnes pourraient avoir besoin d’une assistance humanitaire en Afrique de l’Est en 2026. Cette situation, en partie causée par les chocs climatiques, engendre des déplacements massifs aux conséquences sanitaires graves.
Une insécurité sanitaire et alimentaire alarmante
En 2026, l’Afrique de l’Est subit de plein fouet des dérèglements climatiques extrêmes et cycliques. L’alternance entre des sécheresses prolongées et des inondations destructrices fragilise l’ensemble de la région, provoquant une grave insécurité alimentaire, des déplacements de populations et la propagation rapide de maladies. Pour les éleveurs et les agriculteurs, ces aléas se traduisent par des pertes économiques considérables, mettant en péril leur survie. Dans les zones en proie aux conflits, comme au Soudan, les inondations actuelles entraînent une recrudescence inquiétante du choléra, avec plus de 12 400 cas recensés par l’OCHA.
Dans les camps de réfugiés, la promiscuité est aggravée par une absence criante d’infrastructures : le manque de latrines et d’accès à l’eau potable contraint les populations à utiliser des eaux de surface souillées. Ces conditions favorisent le développement de maladies hydriques, dont les enfants sont les premières victimes. Par ailleurs, les camps situés dans des zones de conflit sont la cible d’attaques armées, de massacres et de violences sexuelles. Ces exactions forcent les populations à des déplacements incontrôlés vers des régions à haut risque, où les épidémies se propagent sans entrave.
48,5 millions de personnes en sursis
La situation humanitaire s’est davantage détériorée au deuxième trimestre 2026. L’agence onusienne souligne qu’au-delà de la crise sanitaire humaine, les moyens de subsistance sont menacés par des facteurs aggravants : au Burundi, près de 13 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, tandis que 457 foyers de peste porcine africaine ont été signalés dans les zones inondées, privant les communautés de leurs ressources vitales.
Un appel à l’action internationale
Malgré l’engagement des organisations internationales, le constat est amer : les fonds s’épuisent. La réorientation des budgets mondiaux vers d’autres théâtres de conflits laisse les acteurs de terrain démunis, en manque cruel de vaccins et de kits de réhydratation.
L’alerte de l’OCHA constitue un signal d’alarme. Sans la mise en place urgente de corridors sanitaires sécurisés et un réengagement financier massif de la communauté internationale, cette crise risque de devenir une catastrophe humaine aux répercussions irréversibles.







