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Dépistage du cancer du sein et du col de l’ultérus : le personnel médical formé à Yaoundé

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Les professionnels de la santé ont été édifiés le mardi 28 octobre 2025 à Yaoundé sur l’utilisation d’équipements et d’appareils médicaux modernes tels que : les machines portables aux rayons X, le PRORAD ATLAS, pour un dépistage efficace et rapide du cancer du sein et du col utérin.

Un atelier de formation crucial a eu lieu le mardi 28 octobre 2025 à Yaoundé, marquant une étape importante dans l’arsenal du Cameroun contre le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans le cadre du mois de sensibilisation au cancer du sein, observé chaque octobre. Des professionnels de la santé issus de plusieurs formations sanitaires de la ville de Yaoundé notamment : le Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé,  l’Hôpital Central de Yaoundé ou encore l’Hôpital Général de Yaoundé ont été formés à l’utilisation d’équipements et d’appareils médicaux modernes, tels que : des machines portables aux rayons X et l’outil PRORAD ATLAS, pour un dépistage plus efficace et rapide des femmes.

Un partenariat stratégique pour un objectif commun

Cet événement a été rendu possible grâce à une collaboration clé entre MOLBIO, une entreprise indienne basée au Cameroun le ministère de la Santé publique (#MINSANTE) et la Société Camerounaise de Sénologie et de Pathologie Mammaire (SCS-PM). Le succès de l’atelier est éloquent : « 162 participants ont été formés ». Selon le Pr Felix Essiben, Secrétaire Général de la SCS-PM, l’objectif principal était de « réunir le maximum d’intervenants dans la présentation du cancer  et de les familiariser avec de nouveaux outils qui entrent dans l’arsenal que nous utilisons, que nous pourrons utiliser pour améliorer la sensibilité du dépistage du cancer du sein et du col dans notre pays ». Il a souligné que ces deux cancers sont les deux plus fréquents au Cameroun, d’où la nécessité de “mettre tous les moyens nécessaires pour diminuer la létalité liée à ce cancer-là.” L’atelier a également permis de s’aligner sur les mesures prises par le Comité national de lutte contre le cancer. Le Cameroun fait de gros efforts pour se rapprocher de l’objectif de “libérer la forme camerounaise du cancer du col et par là même du cancer du sein.” L’acquisition et la mise à disposition de ce nouveau matériel dans les formations sanitaires est vue comme un pas salutaire pour améliorer l’accès des populations à une méthode supplémentaire de dépistage, ce que le Pr Essiben souhaite voir se multiplier à travers d’autres formations.

Les participants s’imprègnent sur l’usage des appareils de dépistage.

Le rôle clé des nouveaux outils : Truenat et HPV-HR

Les nouveaux dispositifs introduits joueront un rôle pivot dans l’amélioration des capacités de dépistage, notamment le système Truenat de Molbio. Dr Cindrella Das, représentante de Molbio Diagnostic au Cameroun, a mis en avant les avantages du Truenat, le décrivant comme un  matériel ultra-portable, sans radiation, sans douleur qui aide à examiner les seins des femmes.Il est conçu pour être déployé jusque dans les communautés et les centres de soins primaires (PHC), permettant d’examiner les femmes et de trier celles qui doivent ensuite passer à une mammographie ou une échographie. « Cet outil permet de combler le vide là où la palpation seule n’est pas suffisante et d’intégrer les femmes plus tôt dans l’écosystème de soins de santé », précise-t-elle. Dr Das insiste sur le fait que “la majorité du temps, le diagnostic est fait en retard. C’est la solution qui aide à résoudre ce problème », car elle permet un diagnostic plus précoce. La technologie, déjà utilisée dans plus de 40 pays, a permis de trier 25 000 à 35 000 femmes avec une bonne concordance avec les autres technologies d’imagerie. Concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, Mani B Subramani, responsable de la production à Molbio Diagnostic, a expliqué que l’outil utilise l’essayage de génotype 8 de l’HPV-HR (Virus du Papillome Humain à Haut Risque), qui s’applique au principe de RT-PCR (Réaction de Chaînes de Polymérase en Temps Réel). Il a souligné l’impact communautaire majeur : « L’impact de mettre ce dispositif dans chaque village, chaque centre de soins primaires, signifie que plus de femmes seront évaluées, ce qui réduira le nombre de cancers. Nous devons davantage regarder son impact dans la communauté ». Le Cameroun, idéalement positionné pour les soins primaires, bénéficie d’une collaboration étroite avec le ministère de la Santé pour la mise en œuvre de ce dispositif.

Un accès élargi aux populations les plus reculées

L’enthousiasme des participants est palpable. Le Dr Henri Mol, Gynécologue obstétricien, a témoigné de l’opportunité de “renforcer nos capacités et nos compétences” face au cancer du sein et du col, qui sont des “problèmes de santé majeur au Cameroun.” Il se réjouit de la découverte de ce “nouvel outil qui nous permettra de dépister un maximum de femmes,” et qui, étant mobile et pratique, leur “permettra d’accéder aux populations les plus reculées.” L’atelier de Yaoundé a donc non seulement renforcé les capacités techniques des professionnels de la santé, mais a également fourni des outils mobiles, pratiques et sensibles qui permettront de transformer la stratégie de dépistage. En se concentrant sur un diagnostic précoce, le Cameroun se dote de moyens supplémentaires pour réduire significativement la morbidité et la mortalité associées au cancer du sein et du col de l’utérus. Démarré le 27 octobre dernier, cet atelier de formation du personnel médical au dépistage des cancers du sein et du col de l’ultérus marqué par la présence de la Doyenne de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Pr Ngo Um Esther Juliette épse Meka s’achève ce mercredi 29 octobre 2025.

Junior NTEPPE KASSI

 

Réaction

« Nous allons faire le dépistage à grande échelle »

Pr Ngo Um Esther épouse Meka, Présidente de la Société Camerounaise de Sénologie et de Pathologies Mammaires.

« Cet atelier à travers l’implication de cette entreprise indienne et de l’Etat du Cameroun nous propose des solutions pour la détection précoce des cancers. Les cancers gynécologiques, c’est-à-dire du col et du sein. Alors, il nous propose une solution qui est basée sur le diagnostic moléculaire et sur l’intelligence artificielle. Ça fait partie de la panoplie des solutions qui sont proposées dans le but d’éradiquer ces deux pathologies qui sont des pathologies graves et dont la mortalité est élevée dans le monde. Ces solutions ont été prouvées dans certains pays, notamment l’Inde. Ils nous ont présenté des résultats sur des populations de plus de 3000 femmes et ils ont eu des résultats intéressants. Et ces résultats ont été publiés dans des journaux à haut impact, des journaux très fiables. Et ils nous proposent donc ces solutions pour nos populations africaines. Au cours de l’atelier, nous les avons écoutées, nous avons regardé leurs appareils, le fonctionnement de leurs appareils. Et il y a des choses très intéressantes qui peuvent être faites pour nos populations.

Ce sont des solutions qui ne sont pas invasives. Ça veut dire que ce n’est pas nocif pour la santé de la femme. Et nous espérons, nous pensons que nous aurons des résultats positifs aussi sur nos populations. L’avantage pour ces appareils, est qu’ils sont de taille très réduite, donc ils peuvent être mobilisés partout. Ils n’ont pas besoin d’avoir des installations énormes pour être déployés. C’est un avantage important pour les populations qui sont en zone reculée, que la technologie puisse arriver jusqu’à leur niveau. Actuellement, nous sommes encore à la phase de formation des praticiens. Ensuite, nous allons faire le dépistage à grande échelle. Nous allons commencer par les populations urbaines et nous irons secondairement dans les populations rurales, encadrées bien sûr par le ministère de la santé ».

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

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📰 Dernière parution : Echos santé n°1388 du vendredi 17 avril 2026

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