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Épilepsie : Le Cameroun est l’un des pays qui a le taux de prévalence le plus élevé dans le monde

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Selon le Dr Leonard Ngarka, médecin neurologue, en service à l’hôpital central de Yaoundé, le taux de prévalence varie entre 3 et 13 %.

Rappelons que dans le cadre de son programme de prise en charge, le centre de santé catholique de Ntui suivait 5328 personnes vivant avec l’épilepsie en 2023, selon la cellule de communication du ministre de la Santé publique. Ce chiffre a été communiqué le 13 février 2023 à l’occasion de la célébration de la 8e journée internationale de lutte contre cette maladie.

Selon le Dr Leonard Ngarka, médecin neurologue, en service à l’hôpital central de Yaoundé, l’épilepsie est une pathologie neurologique dans laquelle l’individu atteint a une prédisposition d’avoir une répétition des crises épileptiques. En plus, le neurologue ajoute que ces crises épileptiques sont dues à un dysfonctionnement des neurones, soit dans une partie du cerveau, ou dans tout le cerveau. Ces dysfonctionnements de ces neurones peuvent avoir des manifestations qui sont en rapport avec la partie du cerveau qui est atteinte.

Selon le quotidien bilingue national Cameroon Tribune, du 6 mars 2009, on retrouve des épileptiques dans toutes les régions du pays. En milieu hospitalier, l’épilepsie représente 15,78 % des consultations neurologiques chez les adultes et 1,85 % des consultations pédiatriques. Les études épidémiologiques ont démontré l’existence des foyers à forte prévalence : 6 % dans le département du Mbam, 5,9 % dans le département de la Lékié, etc., peut-on lire dans le quotidien bilingue national.

Par contre, le Dr Leonard Ngarka, médecin neurologue, affirme que le taux de prévalence au Cameroun varie entre 3 et 13 %. Et qui est l’une des prévalences les plus élevées dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle touche plus de 50 millions de personnes dans le monde, dont 10 millions en Afrique. Selon les estimations de l’OMS, on compte 2,4 millions de nouveaux cas par an. L’épilepsie représente 0,5 % de la charge mondiale de morbidité.

Le risque de décès prématuré chez les personnes souffrant d’épilepsie est deux à trois fois plus élevé que pour la population générale des pays à revenu élevé, dit l’OMS. Il est plus de six fois plus élevé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Ces personnes sont souvent atteintes de plusieurs autres affections comme la dépression et l’anxiété, les déficiences intellectuelles associées, en particulier chez les enfants, et les traumatismes physiques (par exemple des fractures et des brûlures).

Selon le neurologue, les personnes atteintes sont souvent confrontées à la stigmatisation et à la discrimination en raison des conceptions erronées et des attitudes négatives qui vont de pair avec la maladie. Entre autres conceptions, on peut mentionner « la possession par des esprits malins », le fait que « l’épilepsie est contagieuse » ou le fait qu’elle est assimilée à de la « folie ». La stigmatisation se traduit par des violations des droits de l’homme et une exclusion de la société. Ainsi, dans certains milieux, les enfants souffrant d’épilepsie peuvent ne pas être autorisés à aller à l’école et les adultes peuvent ne pas trouver d’emplois appropriés ou être en mesure de se marier.

Selon l’OMS, dans près de 75 % des cas, les personnes souffrant d’épilepsie peuvent mener une vie normale sans crises, si elles sont correctement traitées avec des médicaments antiépileptiques. Les campagnes de sensibilisation du public doivent comporter des informations sur la prévention telles que : l’hygiène, les pratiques alimentaires sûres et l’assainissement pour prévenir les infections neurologiques courantes, l’importance de l’apprentissage socio-émotionnel pour améliorer la santé du cerveau et le développement de l’enfant, la disponibilité de médicaments et de services efficaces, du dépistage et du diagnostic au traitement et aux soins. Promouvoir la santé du cerveau et prévenir et prendre en charge les troubles neurologiques tout au long de la vie, y compris pour déterminer et surmonter les obstacles au recours aux soins.

Établir une collaboration et des mécanismes d’échange de connaissances à l’échelle nationale et régionale pour faire prendre conscience de la charge de morbidité que représentent les troubles neurologiques et de l’existence de stratégies d’intervention efficaces, ainsi que pour faciliter l’accès des personnes atteintes de troubles neurologiques à des services de promotion de la santé, de prévention, de prise en charge et de soins appropriés reposant sur des bases factuelles.

Elvis Serge NSAA

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