« Renforcement des systèmes de gestion des risques coordonnés pour une préparation, une anticipation et une réponse rapide et efficace aux chocs climatiques dans l’Extrême-Nord du Cameroun ». C’est autour de ce projet que s’est tenu, Hier mercredi 22 juillet 2026 à Maroua, l’atelier de cadrage stratégique et de lancement officiel de sa troisième phase, financée en grande partie par l’Union européenne et la FAO à plus de 2 412 155 Euros.
L’Extrême-Nord du Cameroun poursuit le renforcement de sa résilience face aux effets du changement climatique. Ce mercredi 22 juillet 2026 à Maroua, les autorités administratives, les collectivités territoriales décentralisées, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations humanitaires ont pris part à l’atelier de cadrage stratégique et de lancement officiel de la troisième phase du projet de renforcement des systèmes de gestion des risques coordonnés pour une préparation, une anticipation et une réponse rapide et efficace aux chocs climatiques dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
Financée en grande partie par l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette nouvelle phase est mise en œuvre par un consortium réunissant notamment Action contre la Faim, la Croix-Rouge camerounaise et plusieurs autres organisations humanitaires, en étroite collaboration avec l’État du Cameroun.
Le projet concerne quatorze communes réparties dans les départements du Logone-et-Chari, du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Kani. Son objectif est de renforcer les systèmes de gestion des risques afin d’améliorer la préparation, l’anticipation et la rapidité des interventions face aux catastrophes climatiques qui affectent régulièrement ces territoires. Les activités prévues visent également à consolider la coordination entre les différents acteurs, renforcer les capacités des collectivités locales et permettre une meilleure protection des populations les plus exposées.
Les échanges ont permis aux différents partenaires de partager une vision commune des défis à relever et d’harmoniser leurs interventions pour garantir une mise en œuvre efficace de cette troisième phase. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité d’agir en amont des crises afin de réduire leurs impacts sur les communautés.
Au cours de l’atelier, la FAO a rappelé que la situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante dans l’Extrême-Nord. Selon les données présentées, sur les 2,9 millions de personnes nécessitant une assistance humanitaire au Cameroun en 2026, près de 1,3 million vivent dans cette région. Les effets combinés des changements climatiques, des inondations, des sécheresses, des déplacements de populations et de l’insécurité continuent d’accroître la vulnérabilité des ménages.
Dans ce contexte, la FAO continue de se démarquer dans l’Extrême-Nord à travers la mise en œuvre de grands projets de lutte contre la crise alimentaire et d’assistance aux populations vulnérables. L’organisation accompagne les communautés dans le développement de moyens d’existence durables, le renforcement de la sécurité alimentaire, la prévention des risques liés aux catastrophes ainsi que la réponse aux urgences humanitaires. Ces interventions, conduites avec l’appui de nombreux partenaires, contribuent à renforcer durablement la résilience des populations.
Les collectivités bénéficiaires témoignent déjà des résultats obtenus sur le terrain. Représentant le maire de la commune de Blangoua, Oumar Kassala a salué la poursuite de ce projet, rappelant que les précédentes phases ont eu un impact concret sur le quotidien des populations de sa commune. Il a notamment évoqué l’accompagnement apporté lors des inondations qui frappent régulièrement cette localité du Logone-et-Chari. Selon lui, les appuis reçus ont permis d’améliorer la prise en charge des sinistrés et de renforcer les capacités locales de réponse face aux catastrophes.
Présidant les travaux au nom du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Evariste Zoa Atangana, secrétaire général des services du gouverneur, a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations. Il a souligné que le Gouvernement reste déterminé à soutenir les projets qui renforcent la résilience des communautés face aux changements climatiques et contribuent au développement durable de la région.
Réaction
“La première innovation réside dans l’extension de notre zone d’intervention.”

« Dans cette nouvelle phase, la première innovation réside dans l’extension de notre zone d’intervention. Au cours des deux prochaines années, le projet sera déployé dans deux nouvelles communes : Vélé et Kaï-Kaï. Cela nous permettra de nous rapprocher d’autres zones particulièrement vulnérables, exposées à de multiples risques et chocs de différentes natures, notamment la sécheresse et les inondations.
Le deuxième aspect majeur est le renforcement de l’ancrage institutionnel du projet. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les autorités afin de favoriser une appropriation accrue des actions, aussi bien aux niveaux local et régional qu’au niveau national.Cette appropriation est essentielle dans un contexte où l’action humanitaire connaît d’importantes évolutions. Nous sommes convaincus que cette collaboration renforcée avec les autorités constituera l’un des principaux atouts de cette troisième phase du projet. »













