Présenté comme une cure miracle de vitamines pour blanchir la peau, ce traitement intraveineux administré hors cadre médical pourrait causer des réactions allergiques aiguës, une insuffisance rénale, des troubles cardiaques et des cancers cutanés.
Ce produit n’a pas été approuvé par les autorités sanitaires compétentes et manque de données scientifiques solides concernant son efficacité et sa sécurité. Il est donc essentiel de consulter des professionnels de la santé qualifiés avant d’entreprendre tout traitement intraveineux.
Dans un communiqué du 5 décembre 2025, le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, met en garde le public contre la commercialisation et l’administration illicite du produit nommé « IV Drips ».
Dans une salle obscure, une aiguille pénètre une veine, destinée non pas à soigner une maladie grave, mais à éclaircir un teint. Cette scène, devenue pratique courante dans certains instituts de beauté, a poussé le ministre de la Santé publique, le Dr MANAOUDA Malachie, à sortir de son silence par un communiqué radio-presse cinglant le 5 décembre 2025. Il alerte avec la plus grande fermeté contre la commercialisation et l’administration illicite d’un produit nommé « IV Drips » par l’institut « Skin Care », présenté comme une solution miracle de blanchiment total de la peau, riche en vitamines et collagène.
L’institut Skin Care vend ce produit en promettant une « cure détox interne » comparable à un « hammam et un gommage », composée principalement de vitamine C et de vitamine B complexe, et affirme sans scrupule l’absence d’effets secondaires. Le Dr MANAOUDA Malachie a tenu à être catégorique : « J’attire l’attention du public sur la commercialisation d’un produit connu sous le nom d’IV Drips par l’institut de beauté Skin Care… Après une analyse approfondie, il a été constaté que l’utilisation de ce produit présente des risques significatifs ». Les autorités sanitaires ont en effet mené leur propre investigation, et les conclusions sont alarmantes, contredisant totalement le discours marketing.
Les risques identifiés par le MINSANTE sont loin d’être bénins. L’administration intraveineuse de ce cocktail, hors de tout cadre médical, expose les consommateurs à des dangers graves : des réactions allergiques aiguës potentiellement mortelles (choc anaphylactique), une insuffisance rénale, de graves déséquilibres électrolytiques pouvant perturber le rythme cardiaque, et même, ironie tragique pour un produit promettant la beauté, l’induction de cancers de la peau. « Ce produit n’a pas été approuvé par les autorités sanitaires compétentes et manque de données scientifiques solides concernant son efficacité et sa sécurité. Il est donc essentiel de consulter des professionnels de la santé qualifiés avant d’entreprendre tout traitement intraveineux », a précisé une source au sein du ministère.
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Le cœur du scandale réside dans cette pratique de la médecine sauvage. Le MINSANTE rappelle avec force que l’administration d’une substance par voie intraveineuse est un acte médical à part entière, strictement réservé aux professionnels de santé dans un environnement contrôlé. Confier cette tâche à un esthéticienne, sans formation médicale, sans protocole stérile adapté et sans surveillance des effets secondaires, équivaut à jouer à la roulette russe avec sa santé. Les « IV Drips » vendus comme des soins bien-être relèvent en réalité d’une forme de dopage esthétique non régulé, aux conséquences imprévisibles.
Face à cette menace pour la santé publique, le ministre appelle à une vigilance maximale de la population. Il recommande de fuir ces offres alléchantes et de « privilégier uniquement les pratiques de santé basées sur des conseils médicaux fiables et fondés sur des preuves ». Des actions judiciaires et administratives pourraient être engagées très prochainement à l’encontre de l’institut Skin Care pour « non-respect des réglementations sanitaires et mise en danger de la vie d’autrui ». Ce cas met en lumière un phénomène inquiétant : la banalisation de pratiques médicales invasives dans le secteur de l’esthétique, où le profit prime trop souvent sur la sécurité des consommateurs. L’heure est venue de redessiner une frontière claire entre le bien-être légitime et la médecine, et de sanctionner avec la plus grande rigueur ceux qui la franchissent allègrement au mépris de la santé publique.
E.S.N













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