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Alerte Climatique : le froid et l’Harmattan menacent gravement la santé

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Selon le dernier bulletin de l’ONCC, la conjugaison de l’Harmattan au Nord, de nuits froides au Centre et sur les plateaux, et des dernières précipitations au Sud crée un terrain propice aux épidémies de maladies respiratoires, de conjonctivite et de paludisme, nécessitant une vigilance accrue.

L’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) a publié ce jour son bulletin de prévisions et d’alertes climatiques pour la période du 1ᵉʳ au 10 décembre 2025. Ce document, riche en données, met en lumière une situation climatique contrastée et préoccupante à l’échelle nationale, marquée par l’installation de la saison sèche dans certaines zones et la persistance de fortes pluies dans d’autres.

Tout d’abord, dans les régions de l’Extrême-Nord et du Nord, la saison sèche se confirme. Cependant, cette période n’est pas sans dangers. En effet, l’ONCC alerte sur un risque élevé de conflits liés à la rareté des ressources en eau. Par ailleurs, l’arrivée progressive de l’Harmattan, combinée à une chaleur diurne intense, favorisera les cas de maladies respiratoires et de conjonctivite. De plus, une prolifération d’insectes nuisibles est attendue. En revanche, la menace la plus immédiate concerne la localité de Blangoua (Extrême-Nord), où un risque « de plus en plus élevé » d’inondation fluviale est annoncé, en raison du débordement du fleuve Chari suite aux fortes pluies en République Centrafricaine.

Parallèlement, des extrêmes thermiques sont prévus. Des nuits chaudes (19-26°C) sont ainsi attendues dans la Bénoué, tandis que des nuits froides (<19°C) sont anticipées à Rey Bouba. Surtout, des vagues de chaleur avec des températures dépassant 37,6°C sont très probables à Tcholliré et à Poli.

Dans la région de l’Adamaoua, également en saison sèche, le froid sera la préoccupation majeure. Les températures nocturnes y seront comprises entre 12°C et 19°C. Par conséquent, ce climat froid et humide expose la population, notamment les plus vulnérables (personnes âgées, enfants), à des risques accrus de maladies respiratoires. De la même manière, le bétail, les porcs et la volaille seront touchés par des troubles respiratoires et la dermatite digitée. Enfin, une vague de chaleur est aussi attendue à Tibati en fin de période.

À l’inverse, les régions de l’Ouest et du Nord-ouest connaîtront une transition progressive vers la saison sèche, mais avec encore des probabilités de pluies. De ce fait, l’ONCC craint fortement des glissements de terrain dans des zones accidentées comme Bui, Belo ou Bazou, dus aux sols gorgés d’eau. En outre, les vents violents pourraient causer des accidents (chutes d’arbres, de poteaux). Comme dans l’Adamaoua, le froid humide favorisera les problèmes de santé publique et animale.

Dans le Centre, l’Est et le Sud, la fin progressive de la grande saison des pluies s’accompagne d’autres risques. D’une part, les pluies et vents pourraient dégrader les plantations (banane, cacao, tomate) et les arbres fruitiers. D’autre part, l’humidité persistante provoquera la pourriture brune du cacao, la germination des récoltes et la stagnation des eaux, boostant la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme. En particulier, des nuits très froides sont attendues à Meiganga et Moloundou, alors que Bétaré Oya subira une vague de chaleur intense de dix jours.

Enfin, les régions du Littoral et du Sud-Ouest, en entrée en saison sèche, restent sous la menace des dernières intempéries. Notamment, des glissements de terrain sont redoutés à Manjo, Buea, Limbé ou Bakingili. De même, la dégradation des plantations, les problèmes sanitaires liés à l’humidité et les maladies hydriques (notamment à Douala) figurent parmi les risques très élevés. De surcroît, l’ONCC met en garde contre un risque de dégradation des bâtiments et infrastructures à Douala, dû à la saturation des sols. Face à ces multiples alertes, l’Observatoire émet une série de recommandations sectorielles.

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Pour le secteur agricole, il est conseillé de se référer au calendrier agricole de l’ONCC. En matière de santé publique, il faut se couvrir chaudement, éviter les courants d’air et respecter les règles d’hygiène pour l’eau et la nourriture. Concernant l’élevage, il est impératif d’améliorer le chauffage dans les fermes avicoles. En milieu urbain, le nettoyage des gouttières et le débranchement des appareils électriques pendant les pluies sont fortement préconisés. En conclusion, ce bulletin Nᵒ 244 de l’ONCC peint le tableau d’un Cameroun confronté à des défis climatiques diversifiés et simultanés, nécessitant une vigilance accrue et l’adoption de comportements adaptés de la part des populations, des éleveurs et des autorités locales durant cette première décade de décembre.

Elvis Serge NSAA

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