Dans un entretien accordé à notre journal, le Dr Jacques Marcel Akono Ze, responsable de la commission médicale et de l’anti dopage au cours des activités marquantes la Course de la Paix tenue du 4 au 5 avril dernier à Yabassi à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale du Sport au service du Développement et de la Paix dresse le bilan de la couverture sanitaire de cet évènement.
Quel bilan faites-vous de la prise en charge des athlètes au terme de la 3ème édition de la Course de la Paix organisée par l’Association AIDE Jeunes du 4 au 5 avril à Yabassi et parrainée par le ministre des Sports et de l’éducation physique, Pr Narcisse Mouelle Kombi ?
Comme vous avez pu l’observer, la Journée Internationale du Sport au service du Développement et de la Paix s’est tenue du 4 au 5 avril 2025 à Yabassi. C’est l’occasion pour nous de remercier le ministre des Sports et de l’éducation physique, Pr Narcisse Mouelle Kombi à travers le président de l’Association AIDE Jeunes, Zachée Robert Théophile Benga qui a su mettre la commission médicale dans des conditions optimales pour la couverture de cet évènement inédit. Le bilan est très satisfaisant parce qu’en prélude aux activités, nous avons effectué des visites médicales qui nous ont permis d’écarter certains athlètes qui présentait de risque pendant la compétition surtout certains jeunes locaux qui venaient pour la première fois prendre part à la compétition. Ceci, sachant que, les athlètes de haut niveau devraient être de la partie, il a été question pour nous de les recanalyser afin qu’ils puissent être dans des conditions adéquates pour la prochaine édition. C’est ainsi que nous avons écarté près de 30 athlètes sur les 185 athlètes que nous avons eu à consulter. La paix est interne et le sport est un vecteur qui stabilise la Paix tant sur le plan intrinsèque que social, le médical avait donc pour rôle d’accompagner cette célébration afin que tout se passe dans une ambiance paisible. Nous avons pu éviter des cas d’incidents majeurs et cela a apporté une saveur particulière dans la réussite de cet évènement. Tout au long de ces activités, nous avons été appuyés par l’équipe médicale de l’hôpital militaire de la deuxième région du Douala ; la délégation régionale de la santé publique pour le Littoral ainsi que le Directeur de l’hôpital de District de Yabassi et son personnel. Ce qui nous permis d’avoir une ressource humaine et matérielle adéquate pour couvrir l’évènement sans incident majeur. Je tiens à signaler qu’un coureur de VTT a été heurté par une moto. Heureusement, il a été pris en charge rapidement. Il a tout de suite été soumis à des examens. Cela nous a permis de l’explorer et de nous rassurer qu’il pouvait rentrer chez lui sereinement. En clair, la couverture a été faite de la meilleure des manières.
Comment la commission médicale dont vous avez la charge s’est organisée pour gérer la multitude d’activités qui étaient au programme à savoir : la Course de la Paix, la Course VTT, le Cross-Country, le Critérium, la Course des Pirogues ou encore la Caravane de la Paix durant les deux jours d’activités ?
Le déploiement de la commission médicale pour assurer la couverture de l’évènement a été fait en se basant sur l’organisation que nous avons eu à expérimenter durant la course des Collèges tenue en septembre dernier sur les mêmes installations à Yabassi où j’étais le responsable médicale et de l’anti dopage. Les points de relais étaient directement considérés comme des Postes Médicaux Avancés (PMA). Dans ces PMA, nous avons une quantité raisonnable de boissons pour réhydrater les athlètes ainsi que des barres énergisantes pour permettre à certains athlètes en état de fatigue de pouvoir récupérer. Les ambulances venues de l’hôpital militaire et de la délégation régionale de la Santé publique pour le Littoral, nous ont permis de jalonner la course tant en mettant l’accent sur la base arrière pour les arrivées. Et cela, nous a permis de récupérer certains cas qui présentaient des situations d’extrême fatigue pour essayer de les réanimer. Sur le plan des ressources humaines, nous étions trois médecins parmi lesquels les médecins spécialisés en anesthésie et réanimation. Nous avions aussi deux personnes spécialisées en urgence et catastrophe ainsi que dix secouristes qui sont venus appuyer l’organisation sans compter le personnel infirmier et paramédical pour un total d’environ 25 personnels de la Santé disponibles pour la couverture de l’évènement.
Peut-on dire que les objectifs ont été atteints ?
En somme, nous pouvons dire que cette célébration de la journée internationale du sport au service du Développement et de la Paix dans la ville de Yabassi a été un très grand succès. Les populations venues de la ville et ses environs se sont unis au nom de la Paix. Tout en réfléchissant sur le développement de la contrée. Dans l’organisation de l’équipe médicale, nous avons créé une cellule qui permettait de réorienter certains jeunes sur le plan psychologique en maintenant la santé mentale des participants. Il était question pour le staff médical de soigner l’homme dans son fond intérieur pour pouvoir faire naitre en lui, la paix dont il a besoin d’abord en interne avant de l’exprimer sur le plan social. Car, on ne peut pas parler de paix quand un être vivant dans une société n’est pas en paix. Et cela relève du domaine médical. Le sport a été là tout au long de ces deux jours d’activités à Yabassi pour extérioriser le travail de fond effectué par le staff médical.
Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI















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