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MEDECINE TRADITIONNELLE

L’engorgement mammaire : Comment le traiter traditionnellement

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En médecine traditionnelle les plantes comme le chou, la sauge, la menthe sont utilisés pour apaiser et réduire les inflammations mammaires.

C’est une sensation brutale, encombrante et profondément inconfortable que connaissent de nombreuses jeunes mères. Du jour au lendemain, le sein devient dur comme de la pierre, chaud au toucher, rouge et particulièrement sensible au moindre contact. Face à cette tension mammaire aiguë, l’inquiétude s’installe bien souvent. Pourtant, la médecine traditionnelle et la phytothérapie regorgent depuis des siècles de solutions simples, accessibles et efficaces pour apaiser l’inflammation et rétablir le confort.

Mais avant de poser le moindre remède sur la peau, il convient de poser un diagnostic clair. L’engorgement est une accumulation de lait, c’est-à-dire une situation où les seins produisent plus de liquide que le bébé n’en consomme. Selon la sage-femme Marie-André, il s’agit d’une inadéquation de la tétée lorsque le bébé ne tète pas suffisamment ou ne vide pas bien le sein. L’interruption soudaine de l’allaitement, un espacement trop grand entre les heures de tétées ou encore le port de soutien-gorge trop serrés sont autant de facteurs du quotidien qui provoquent cette congestion gênante.

Un arsenal thérapeutique pour terrasser le mal

Pour apaiser les tissus mammaires enflammés, la médecine traditionnelle fait la part belle aux soins externes et aux cataplasmes. Le chou vert reste le remède le plus célèbre et le plus efficace, car ses feuilles appliquées directement sur les seins réduisent l’inflammation, la douleur et le gonflement. La méthode traditionnelle veut qu’on écrase d’abord les nervures centrales avec un rouleau à pâtisserie avant de placer la feuille bien froide sur la peau. De même, le persil frais écrasé sur les zones tendues est reconnu pour ses vertus décongestionnantes locales rapides.

En parallèle, la phytothérapie s’appuie sur des infusions ciblées. Consommée en tisane, la sauge possède des vertus qui aident à freiner la production excessive de lait et à calmer la tension. La menthe offre quant à elle des effets apaisants globaux tout en réduisant les montées de lait trop fortes. Toutefois, ces plantes à boire doivent être manipulées avec discernement, car si une maman souhaite poursuivre l’allaitement, elles risquent de tarir sa lactation, alors qu’elles deviennent de précieuses alliées en cas de sevrage.

Il faut savoir que l’engorgement n’est pas l’apanage exclusif des mères allaitantes. Le tissu mammaire peut gonfler et devenir douloureux à divers moments de la vie d’une femme, comme lors de la montée de lait physiologique post-partum chez celles qui n’allaitent pas, ou durant le syndrome prémenstruel sous l’effet des fluctuations d’œstrogènes. La grossesse, la ménopause, la prise de certains médicaments perturbant la prolactine ou encore la compression mécanique d’une lingerie inadaptée peuvent également bloquer la circulation lymphatique et créer des congestions sévères.

En cas d’engorgement non souhaité, la règle d’or consiste à appliquer du froid strict avec

des poches de glace pour resserrer les vaisseaux, tout en portant une brassière de maintien ferme sans armatures. Il faut impérativement éviter la chaleur, les massages et le tirage de lait qui envoient au cerveau le signal d’en fabriquer davantage. Pour les tensions hormonales simples, la prise d’antalgiques et la réduction du sel ou des excitants suffisent généralement à soulager l’œdème.

En somme, si la nature nous offre dans nos jardins des solutions précieuses comme le simple cataplasme de chou pour apaiser la poitrine, la prudence reste de mise. En cas de fièvre, de zone très rouge ou de douleur persistante, la consultation médicale s’impose rapidement pour écarter tout risque d’infection ou de mastite.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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